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I Just Call to Say :

I Just Call to Say : "J'annule"

Stevie Wonder boude l’armée israélienne

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Au concours international de la malhonnêteté intellectuelle, le mouvement anti-israélien BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) remporte la victoire haut-la-main.

La toute dernière salve a été tirée par le roi du R&B Stevie Wonder qui a refusé d’honorer son engagement de se produire au dernier gala des Amis des Forces de Défense Israéliennes à Los Angeles.

L’association des Amis des Forces de Défense Israéliennes est une organisation indépendante non politique, à but non lucratif, qui vient en aide aux soldats israéliens. Elle offre assistance et support aux blessés, attribue des bourses aux enfants de familles défavorisées et permet aux veuves et orphelins de soldats tués au combat de partir en vacances.

Cette cause humanitaire semble on ne peut plus que louable, n’est-ce pas ?

Eh bien, non car c’est là qu’entre en scène le BDS, dont le seul but est de faire pression sur des artistes et des hommes d'affaires pour qu’ils n’aient strictement aucun lien avec l'Etat d'Israël.

Il n'a fallu que 3600 signatures pour que Stevie Wonder annule son concert.

Dans le cas de Stevie Wonder, la pression a pris la forme d'une pétition sur Internet qui justifia sa demande en se basant sur des droits « humanitaires »: Puisque Stevie Wonder s’était opposé à l’Apartheid de l’Afrique du Sud, il devait maintenant s'opposer à l'armée israélienne qui, à ses dires, « favorise, autorise et protège le régime d'Apartheid d'Israël ».

Il n'a fallu que 3600 signatures pour que Stevie Wonder annule son concert, sous le prétexte plutôt mince qu'elle contredisait son rôle honorifique de « Messager de la Paix » auprès des Nations Unies.

Si Stevie Wonder était un véritable ambassadeur de la paix, il aurait tenu bon dans son support d’une organisation dédiée à aider des blessés et des familles endeuillées.

Les Amis des Forces de Défense Israéliennes n'ont aucun lien avec les activités militaires. Et pourtant, les médias se trompent, une fois de plus ; leurs gros titres annoncent que « Stevie Wonder refuse d’aller chanter pour l’armée israélienne » ou encore que Stevie Wonder annule un concert « pour un groupe ramassant des fonds pour l'armée israélienne. » selon le communiqué très largement diffusé de l’AP.

Le terrorisme culturel

De telles pressions contre Stevie Wonder et d'autres artistes, sont en fait, ni plus ni moins, du terrorisme culturel. Lorsque l'ex-Beatles Paul McCartney s’entêta à venir se produire en Israël malgré la pression des militants pro-palestiniens, le leader islamiste Omar Bakri Muhammad le menaça en ces termes :

«Paul McCartney est l'ennemi de chaque musulman ... S'il tient à sa vie, Mr. McCartney ne doit pas venir en Israël. Il n’y sera pas en sécurité. Les agents du sacrifice seront là-bas, à l’attendre. »

De nombreux musiciens n’ont pas cédé devant ces manœuvres d’intimidation. Un groupe appelé Creative Community for Peace (Communauté Créatrice pour la Paix) a affirmé : « bien que nous ne partagions pas tous la même politique, nous sommes tous d’accord que le fait de singulariser injustement Israël, la seule démocratie au Moyen-Orient, ne contribue aucunement à promouvoir la paix. »

Pourtant, cela n’a pas empêché des musiciens comme Elvis Costello, les Pixies, Jon Bon Jovi ou Carlos Santana de rayer lâchement Israël de leurs tournées internationales.

L’icône de la Pop Music Elton John, de passage à Tel Aviv, s’en est pris aux lâches lorsqu’il déclara sur scène: « Nous, musiciens, propageons l’amour et la paix et rassemblons les gens, c’est là notre tache, nous ne faisons pas le tri dans notre conscience.».

Le mouvement BDS se calque sur celui qui a fait tomber l'Apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980. La mondialisation des militants – utilisant un mélange de condamnations de l'ONU, d'isolement diplomatique, d’embargo sur les armes, de sanctions économiques et de boycott culturel - a créé une perception d'un régime illégitime et immoral, tant et si bien que l'indignation mondiale finit par provoquer son effondrement.

En 1987, Ted Koppel se mit en quête d’une « nouvelle Afrique du Sud. »

Aujourd'hui, l'État d'Israël est devenu la nouvelle cible, la version 21ème de l’Apartheid en Afrique du Sud. C'est un canard boiteux qui a bien pu être créé de toutes pièces par le journaliste Ted Koppel. En effet, après avoir produit en 1987 une série d'émissions sur le déclin de l’Apartheid en Afrique du Sud, Ted Koppel se mit en quête d’une « nouvelle Afrique du Sud ». Il découvrit Israël. Comme il l’affirme dans son ouvrage, Nightline: History in the Making and the Making of Television : «L'équivalent d’Evêque Tutu contre le ministre des Affaires Etrangères Botha, serait Palestiniens contre Israéliens. »

Le BDS concentre actuellement ses efforts sur les actions suivantes :

Le boycott économique qui pousse les entreprises à cesser tout commerce avec Israël.

La campagne de désinvestissement qui encourage les universités et les groupes religieux à se démarquer de tous ceux qui établissent des relations avec Israël.

Le boycott politique qui tente de saper le soutien américain à Israël, comme par exemple la suppression de l’aide militaire fournie par les Etats-Unis à Israël.

La guerre juridico-diplomatique qui accuse les responsables israéliens de crimes de guerre et émettent des mandats d'arrêt contre eux. (En 2009, l'ancien ministre israélien des Affaires Etrangères Tsipi Livni annula son voyage au Royaume-Uni, de peur d'y être arrêtée.)

Le boycott sportif qui exclut les athlètes israéliens des compétitions internationales.

Le boycott académique qui empêche les professeurs israéliens de participer à des conférences académiques et scientifiques.

Et désormais, le petit Stevie Wonder a rejoint la longue liste des personnalités qui, au fil des ans, ont fait preuve de plus lâcheté que de courage, et qui ont officiellement choisi le mauvais camp de l’histoire.

9/12/2012

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Vos réactions : 1

(1) Bertrand ESCAFFRE, December 23, 2012 2:09 PM

Et si on tapait un "boeuf" ?

Shalom, Toute organisation vouée à rendre service à des gens ou à une profession d'un pays donné est politique, puisqu'un pays est une personne politique. Aussi, le motif de refus est mathématiquement un reni d'existence Dont la cause est la propagande, la terreur culturelle (dénoncée ici), la pression d'un milieu trouble où les artistes se sont embourbés jusqu'au cou, l'idolâtrie de l'image bien-pensante, et l'idéalisme edomondial qui porte en très haute estime des pays et des rebelles qu'il n'analyse même pas ! Musicien, je me suis engagé à ne jamais faire de concert, (hormis pour un public sobre). Mais pour Israël, ce serait clairement une joie et une émotion élevée et profonde. Une expérience mystique, indubitablement

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