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Papa a toujours raison (sauf quand il a tort…)

Papa a toujours raison (sauf quand il a tort…)

Pour cette fête des Pères, j’ai décidé de faire mon mea culpa sur les erreurs que je commets dans mon rôle de parent. Pas un mot à mes enfants, promis ?!

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La fête des Pères approche à grands pas, et j’en ai profité pour faire mon petit mea culpa sur les erreurs que je commets en tant que parent. (Je vous rassure, il n’y a pas de quoi alerter les services sociaux…)

Ma femme et moi avons cinq enfants, âgés de 3 à 21 ans, ce qui me fournit une opportunité rêvée de reproduire les mêmes erreurs jusqu’à m’y prendre correctement. C’est un peu comme dans le film « Le jour de la marmotte », mais en version éducation des enfants…

Voici donc, dans un ordre purement aléatoire, les erreurs principales que je commets en tant que parent.

1. Je dois apprendre à être bien plus patient. Étant doué d’une personnalité de type A, c’est là l’un des mes défis quotidiens ; mettre la pédale douce, et m’armer de toute la patience du monde pour m’adresser à mon bambin qui, pour une raison que j’ignore, s’est transformé en masse informe étalée sur le carrelage de la cuisine au moment précis où le car de ramassage scolaire déboule devant notre maison.

Dieu est apparemment doué d’un très grand sens de l’humour puisqu’il nous a bénis, mon épouse et moi-même, d’un enfant atteint du syndrome de Down. Visiblement, Il a jugé qu’il me fallait un plus grand défi pour me permettre de travailler sur ma patience. Dieu merci, notre fils est un enfant très doué et dégourdi, mais il peut se montrer extrêmement têtu et puis il possède une autre notion du temps que la mienne… Je dois constamment me rappeler de souffler un bon coup, de l’écouter, de valider ses sentiments, de le rassurer et de le traiter avec amour, non pas avec colère. Cela prend peut-être plus de temps, mais à long terme, c’est l’attitude qui donne les meilleurs résultats.

2. Je dois respecter le libre-arbitre de mes enfants. Je ne peux pas les contrôler. Mon rôle n’est pas de m’assurer qu’ils feront ce que JE pense être juste. C’est plutôt de leur inculquer les valeurs juives qui leur fourniront les meilleurs outils pour être à même de prendre leurs propres bonnes décisions. Chacun de mes enfants est une personnalité à part entière, et je dois les laisser grandir en commettant leurs propres erreurs, tout en les aidant à faire ressortir le meilleur d’eux-mêmes. Cela signifie qu’ils vont peut-être prendre des décisions que je juge mal avisées. Cela dit, je peux parfaitement en débattre avec eux, leur dire ce que je pense, mais au bout du compte, le choix reste le leur. C’est ainsi que l’on élève des enfants indépendants. Que ça vous plaise ou non.

3. Encourager plutôt que critiquer. Nos enfants s’épanouissent à grands renforts de paroles valorisantes et de marques d’amour. Mon rôle de parent ne consiste pas à pointer d’un doigt accusateur le moindre de leur manquement, quand bien même je juge mes critiques importantes et avisées.

4. L’éducation c’est un travail d’équipe ; assurez-vous donc que vous et votre femme présentez un front uni. Croyez-moi, c’est bien plus facile à dire qu’à faire. Même s’il existe un désaccord important entre vous deux concernant l’éducation d’un enfant, il est bien plus important de montrer à vos enfants que vous aimez et respectez votre femme et que vous êtes sur la même longueur d’onde, plutôt que d’imposer à tout prix votre propre vision des choses. Concertez-vous avec votre femme, gérez vos désaccords en privé, et puis écoutez son point de vue. Il y a de grandes chances qu’elle ait raison…

5. Une éducation réussie émane d’un mariage réussi. Faites-en votre priorité. (Dieu merci, je ne pense pas avoir commis d’erreur dans ce domaine-là.) Nous connaissons tous ce principe, mais avec la routine du quotidien, il peut être difficile de trouver le temps nécessaire pour cultiver notre relation de couple. Et pourtant, c’est la priorité numéro un, celle qui rejaillira sur l’épanouissement de tous les membres de notre famille.

6. Ne reportez pas votre colère et vos frustrations sur vos enfants. Ce n’est pas de la faute de ce pauvre bambin  – qui, somme toute ne recherche qu’un peu de votre amour et votre attention – si vous avez des ennuis au boulot.

Je suis certain que mes enfants pourraient citer une bonne dizaine d’autres erreurs si vous leur demandiez leur avis, mais en ce qui concerne, celles-ci sont celles auxquelles je suis pratiquement tous les jours confronté. Comme qui dirait, il n’y a pas de parent parfait !

Petite suggestion pour les papas : à l’approche de la fête des pères, prenez un petit moment pour réfléchir aux erreurs classiques que vous commettez en tant que parent, et à ce que vous pouvez faire pour vous améliorer dans ces domaines. Et surtout, n’hésitez pas à les partager avec nous dans la section « Réagir » ci-dessous…

11/6/2014

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Vos réactions : 1

(1) Marco, June 12, 2014 5:50 AM

Arrêter de projeter mes desiderata...

Bravo rabbin pour ce mea culpa plein de franchise. J'ajoute mon grain de sel: arrêter de projeter mes ambitions, mes rêves inachevés sur ceux de mes bambins...

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