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L’ABC de Pourim

L’ABC de Pourim

Origine, lois, coutumes... Votre guide complet de la fête de Pourim!

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Pourim est la fête juive la plus spectaculaire et la plus amusante. Á quelle autre occasion peut-on se déguiser en lapin et manger des pâtisseries triangulaires remplies de graines de pavot?

Pourim tombe le 14 du mois d'Adar. (Dans certaines villes fortifiées comme Jérusalem, "Shoushan Pourim" est célébré le lendemain, le 15 Adar.)

Pourim vient commémorer les renversements dramatiques qui ont vu le méchant Haman essayer d'anéantir le peuple juif de l'ancienne Perse. Les Juifs furent sauvés par un arrangement miraculeux d'événements, comme cela est relaté dans les exploits de Morde’haï et Esther.

Il y a quatre mitsvot qui sont spécifiques à la fête de Pourim (voir ci-dessous).

Résumé de l’histoire de Pourim.

Situé dans la Perse d’il y a 2300 ans, le Livre d'Esther - ou la "Méguila" comme il est communément désigné - raconte comment une série d’événements apparemment sans rapport se sont combinés ensemble pour sauver le peuple juif de l'anéantissement.

Le roi Assuérus avait organisé une énorme fête d’une durée de six mois et la reine Vashti avait refusé d'obéir aux ordres. Après une vaste recherche, Esther devint la nouvelle reine sans toutefois révéler sa judéité, Morde’haï, le dirigeant des Juifs, découvre un complot visant à assassiner le roi, ce qui eut pour effet de le placer lui aussi dans une position favorable avec le roi. Tout cela s’avère très utile lorsque Haman, haut conseiller du roi, obtient de celui-ci un décret selon lequel tous les Juifs devaient être tués. (Pourim est le mot persan qui signifie «loterie» qui fut utilisé par Haman pour déterminer la date de sa destruction planifiée des Juifs.)

En fin de compte, après un enchevêtrement complexe d'événements, Esther obtient que le décret soit inversé. Haman est pendu , et Morde’haï devient Premier ministre.

Le nom Méguilat Esther (Rouleau d'Esther) signifie littéralement : « La révélation de ce qui est caché » . Contrairement à tout autre livre de la Bible, la Méguilat Esther ne mentionne pas une seule fois le nom de Dieu. La main invisible de Dieu se révèle néanmoins à travers le dédale des événements.

La Méguilat Esther nous enseigne que les défis que présente la vie sont toujours pour le mieux, et ce qui nous apparaît comme un obstacle s’avère souvent être une opportunité de progresser. Tout cela vient de la main invisible de Dieu qui guide notre destin, à chaque étape de notre parcours.

Jeûne d'Esther

Chaque année, le jeûne d'Esther a lieu le jour qui précède Pourim (le 13 Adar).

Quelle est l’origine de ce jeûne? Dans la Méguila (4:16), Esther avait accepté de voir le roi sans y être invitée, et avait demandé aux Juifs de jeûner pendant trois jours auparavant.

Les Juifs jeûnaient et priaient le 13 du mois d'Adar également en préparation de leur lutte contre le décret d'Haman. De la sorte que ce jeune n’est pas un jeûne d’affliction, mais plutôt d’élévation spirituelle et d'inspiration.

Le jeûne commence à l'aube et se termine après la tombée du jour. Manger ou boire sont interdits. Comme ce n'est pas l’un des jeûnes principaux de l’année, les femmes enceintes et les personnes modérément malades sont exemptées du jeûne. (Consultez votre rabbin.)

Si le 13 Adar tombe un Shabbat, le jeûne est alors observé le jeudi précédent, le 11 Adar.

Le demi-sicle

A la veille de Pourim, il est de coutume de donner trois pièces à la charité, en souvenir du demi-sicle (Ma’hatsit HaShekel) qui était versé annuellement au trésor du Temple pendant le mois de Adar. On donne trois pièces de monnaie parce que dans le passage de la Torah qui traite du demi-sicle (Exode 30:11-16), le mot Terouma («don») apparaît à trois reprises.

Chaque pièce doit correspondre à la moitié de la monnaie de référence du pays (par exemple un demi-shekel, un demi-dollar, un demi-euro). L'argent est ensuite donné aux pauvres.

La lecture de la Méguila (Rouleau d'Esther)

Le rouleau d'Esther (Méguila) est lu dans la nuit de Pourim, et encore une fois le matin suivant. Nous la lisons à la synagogue car plus y a de monde qui écoute, plus la publicité donnée au miracle du sauvetage est grande.

La Méguila doit être lue dans son intégralité dans un rouleau casher, écrit avec l'encre appropriée, et sur du parchemin. Chaque mot doit être clairement entendu.

La coutume est de faire du bruit à la mention du nom de Haman, en conformité avec le commandement d’effacer le souvenir de Amalek (Deut. 25:17-19). De même, le Shabbat qui précède Pourim est appelé Shabbat Zakhor, parce que dans la lecture du Maftir figure le commandement de se souvenir (Zekher) Amalek.

Michloa'h Manot : l’envoi de mets à des amis

Le jour de Pourim, nous envoyons deux articles de nourriture à au moins une personne, c’est ce qu’on appelle le Michloa'h Manot. Il est préférable d'envoyer des aliments ou des boissons prêts à consommer. La nourriture doit être en quantité respectable, adapté au destinataire.

La raison de cette Mitsva est de veiller à ce que tout le monde ait suffisamment de nourriture pour fêter de Pourim. Au-delà de cela, cette mitsva vise à accroître l'amour et l'amitié entre les Juifs, en leur fournissant une occasion idéale d’être en contact avec leurs coreligionnaires, indépendamment de toute différence religieuse ou sociale. (Après tout, Haman n’a pas fait non plus de discrimination entre les Juifs.) Pour cette raison, il est particulièrement indiqué de faire des cadeaux à ceux avec qui on a pu avoir une dispute, ou à quelqu'un de nouveau dans la communauté qui a besoin de faire de nouvelles connaissances.

Selon certains décisionnaires, il est préférable d'envoyer le cadeau par l'intermédiaire d'une tierce personne, en accord avec le verset (Esther 9:22) qui décrit la Mitsva « de s’envoyer » des colis les uns aux autres.

Matanot La'evyonim : les dons aux pauvres

Le jour de Pourim, il y également une Mitsva de donner de l'argent à au moins deux personnes pauvres : Matanot La'evyonim. Chaque personne pauvre devra recevoir au moins la quantité de nourriture qui est habituellement consommée lors d’un repas normal, ou bien la somme d'argent nécessaire pour l’acheter.

Il est préférable de le faire après la lecture Méguila, afin que la bénédiction "Shéhé’hianou" puisse être prononcée.

Si vous ne connaissez personne qui soit qualifié pour recevoir ces dons, vous pouvez donner l'argent à un organisme de bienfaisance autorisé qui va redistribuer l'argent le jour de Pourim dans le but de vous acquitter de cette Mitsva. L'argent peut même être donné à un organisme de bienfaisance avant Pourim, s’il le distribue le jour même de Pourim.

Il est préférable de dépenser davantage pour des dons aux pauvres (Matanot La'evyonim) que sur le Michloa'h Manot. Il n'y a pas de plus grande joie que la joie des orphelins, des veuves et des pauvres. Le peuple juif constitue un tout, et l’on ne peut jouir de la fête si des pauvres peuvent le faire aussi.

Les réjouissances et le repas de Pourim

Le point culminant de la journée est le grand repas de fête. La Séoudat Pourim qui doit débuter avant la fin de la journée et se prolonger jusqu'à ce qu’il fasse nuit.

Nous nous rassasions et ainsi prenons soin de notre corps, celui là même que Haman chercha à détruire. En outre, nous sommes tenus de boire de l'alcool (de manière responsable, bien sûr) jusqu'à ce que l'on ne sache plus faire la différence entre "maudit soit Haman" et "béni soit Mardochée."

Nous nous déguisons pour relâcher nos défenses naturelles et nous ouvrir à la réalité la plus profonde de nous-mêmes et de notre monde. Tous nos problèmes actuels et nos imperfections se fondent alors en un mélange de bien, jusqu'à ce qu'ils deviennent une expression unifiée de la perfection infinie du Tout-Puissant.

A Pourim, nous ajoutons le passage « Al Ha'nissim », un paragraphe supplémentaire qui décrit le miracle de Pourim, dans la prière de la Amida, et également dans le Bircat HaMazone après le repas.

Shoushan Pourim

Les résidents de Jérusalem célèbrent Pourim un jour plus tard que les autres. Ce jour est appelé "Shoushan Pourim».

La Méguila (Esther 9:20-22) rapporte que les Juifs l'emportèrent sur leurs ennemis le 13 du mois d'Adar. Le 14 ils festoyèrent pour célébrer leur victoire. Mais à Suse, la capitale, la bataille dura une journée de plus et la fête ne fut célébrée que le 15 Adar.

Quand les Sages instituèrent Pourim, ils prirent en compte le fait que Suse était une ville fortifiée, et introduisirent la stipulation suivante: bien que la plupart des villes célèbrent Pourim le 14 Adar, les villes entourées de murailles depuis l'époque de Josué doivent célébrer "Shoushan Pourim" le 15 Adar.

Il semble que la seule ville que l’on peut véritablement définir comme « entourée de murailles » depuis l’époque de Josué soit Jérusalem. Dans d’autres villes anciennes en Israël comme Jaffa, Acre et Hébron bien qu’il y a un doute on lit tout de même la Méguila le 15 Adar

Publié: 4/3/2012


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Vos réactions : 2

(2) Anonyme, February 19, 2013 1:16 PM

C'est merveilleux !

(1) Bertrand ESCAFFRE, December 26, 2012 5:07 PM

Substitut du procureur

Shalom, ... Je ne touche pas à l'éthanol. Ceux qui sont concernés aussi par l'abstinence ont l'alternative suivante : les 700 à 1 000 grammes de fruits rouges, mûres, groseilles et framboises de toutes les couleurs (il en existe des jaunes et des blanches), plus les groseilles à maquereaux, fraises des bois si disponible, myrtilles et cassis en abondance. Le tout doit faire une montagne si grosse qu'on ne peut plus distinguer si c'est Ebal ou Garizim. Avec noix de muscade pour les plus téméraires. Elle est pas belle, la mitsva des fruits ? Non ! Mais...

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