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Éloul : c’est en se tournant vers le passé que l’on construit l’avenir

Éloul : c’est en se tournant vers le passé que l’on construit l’avenir

Le peuple juif n’accueille pas l’année nouvelle comme s’il s’agissait d’un nouveau millésime, mais plutôt comme un nouveau départ dans la vie.

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Nous sommes à présent bien engagés dans le mois de Éloul qui, chacun le sait, est celui qui précède Roch Hachana et Kippour. Ce mois est traditionnellement l’occasion de faire le point sur sa vie. En effet, le peuple juif n’accueille pas l’année nouvelle comme s’il s’agissait d’un nouveau millésime, mais plutôt comme un nouveau départ dans la vie. Et, naturellement, avant ce nouveau départ, il convient de dresser un bilan de l’année écoulée et de tenter de tirer les leçons des événements qui s’y sont produits. Le mois d’Éloul est donc le mois le plus propice à cet examen de conscience, et il se prête particulièrement à nous réorienter sur la voie de la Téchouva, du retour vers Dieu.

C’est la raison pour laquelle nos sages ont suggéré que nous profitions de cette période d’exception pour multiplier les Mitsvot, pour s’appliquer plus qu’à l’accoutumée dans les prières quotidiennes notamment au travers des Sli’hot que les communautés séfarades récitent déjà depuis près de deux semaines à l’aube, et pour accentuer plus spécifiquement la Mitsva de Tsédaka, de charité et ce, conformément à ce célèbre passage de la liturgie ashkénaze de « Ounétané Tokef », rédigé par rabbi Amnon qui à son paroxysme indique aux fidèles que la Téchouva, la Téfila (prière) et la Tsédaka, ont le pouvoir de modifier tout décret qui pourrait être mauvais.

La Prière est l’expression de la volonté de dialoguer avec Dieu. Tandis que la Tsédaka est un geste vers autrui. Quant à la Téchouva, elle ne peut être que la synthèse des deux. En effet, la vie est construite à partir de deux pôles, l’un tourné vers la spiritualité, vers Hachem, et l’autre vers la réalité sociale, c’est-à-dire vers notre prochain.

La Torah nous invite à trouver la cohérence naturelle existant entre l’idéal le plus pur et la réalité la plus terre-à-terre.

La Torah ne veut pas faire de nous des êtres parfaits uniquement dirigés vers un idéal théorique. Elle veut également que nous soyons capables de traduire cet idéal en termes sociaux. Voilà pourquoi la réussite consiste à transformer notre compréhension de la Torah en réalité sociologique. Quand je vis ce que je sais, alors je suis dans la véritable démarche de la Torah. À l’inverse, être parfaitement intégré dans une société est certes une démarche louable, mais qui ne se réclame d’aucun idéal ! La Torah nous invite donc à trouver la cohérence naturelle existant entre l’idéal le plus pur et la réalité la plus terre-à-terre.

Lorsque le Temple existait, le grand prêtre, avant de commencer le service du jour, procédait d’abord à la Troumat Hadeshe, c’est-à-dire qu’il prélevait d’abord les cendres des sacrifices de la veille. Ce simple geste confirme l’un des enseignements de la Torah, à savoir que c’est en se tournant vers le passé que l’on construit l’avenir.

Éloul nous invite à nous retourner sur l’année qui se termine afin d’en tirer les leçons que nous pourrons appliquer concrètement dès le début de l’année prochaine. Puissions-nous y arriver dans la sincérité et l’harmonie.

Chana Tova à tous.

Cette tribune a paru dans le journal Hamodia – Édition française.

2/9/2015

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