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Jérusalem : pourquoi douter de la vérité ?

Jérusalem : pourquoi douter de la vérité ?

La légitimité historique de Jérusalem capitale d’Israël est un fait qui a valeur de constat préalable.

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À la veille de célébrer Hanoucca dans le monde entier en mémoire des juifs qui reconquirent Jérusalem et sauvèrent le second Temple de la tentative d’hellénisation forcée, le traitement médiatique et politique de l’annonce du transfert de l’ambassade américaine par le Président des États-Unis peut prêter à sourire. Il est vrai que rien n’est plus évident et légitime pour ceux qui connaissent le passé. Entre les juifs et Jérusalem s’est tissée une longue et irréductible histoire d’amour et de fidélité qui court sans discontinuer sur plus de trois millénaires. Donald Trump lui-même l’a annoncé sans y voir de surprise particulière. Ce transfert entérine un état de fait et reflète simplement une vérité : Jérusalem est la capitale d’Israël.

À priori rien qui mérite en effet de s’y attarder plus que de dire que Paris est la capitale de la France et non pas celle du Gabon ou du Panama où figurent des villes du même nom. C’est pourtant là que le bât blesse. Il y a beau n’y avoir aujourd’hui qu’une seule Jérusalem dans le monde, l’antique cité juive du Roi David en Judée fait consensus chez les savants, historiens et archéologues mais suscite des débats passionnés parmi les politiques. Généralement plus les preuves matérielles corroborent une hypothèse et plus celle-ci est attestée, faits à l’appui, objectivement et universellement. Dès lors qu’il s’agit de Jérusalem, il est à craindre que les lois de la physique s’inversent, que la temporalité du passé se mixe avec l’avenir voire que l’on puisse sacrifier sans ciller la vérité historique sur l’autel de la déraison politique.

Si cette nouvelle a été accueillie avec déplaisir chez les ennemis d’Israël qui confondent mensonges et vérité, rêve et réalité, comment interpréter que la France par exemple, terre emblématique des Lumières, de la raison et des Droits de l’Homme ne comprenne pas tout le danger de mettre en doute les fondements de l’objectivité ? Car à douter de tout, on a confiance en rien et pire encore, tout est relatif si rien n’est vrai.

N’importe qui de mauvaise foi demain et possédant les moyens de sa conviction pourra décider d’imposer n’importe quoi à la communauté internationale et déclarer qu’il n’est pas amoral ni interdit de tuer son voisin parce que sa tête nous déplait ou que son culte est impie ! Ainsi non seulement nous reviendrions au Tohu Bohu originel où rien ne vaut tout et tout ne vaut rien, mais nos valeurs et nos sociétés elles-mêmes basculeraient dans un monde sans loi et sans repère dans lequel prévaudrait une étrange loi du plus fort ou de la terreur qui n’est pas sans rappeler certains « états voyous » ou comportements terroristes des islamistes radicaux, dont nous avons eu à déplorer les ravages.

Trop longtemps le « processus de paix » au Moyen-Orient a servi de prétexte commode pour déguiser un terrorisme islamiste en dernier bastion d’une pseudo guerre post-coloniale. Trop longtemps, des pays peu soucieux de démocratie ont instrumentalisé les principes démocratiques pour maquiller en guerre de libération, leur haine viscérale contre les sionistes, contre Israël et contre les juifs. Les juifs ont eu beau prévenir, signaler, alerter, appeler à l’aide, personne ne voulait nous entendre, ni sortir de sa « zone de confort » pour prêter attention aux sentinelles qui annonçaient qu’un nouveau fléau allait embraser tout l’Occident, s’il n’était pas stoppé net au Moyen-Orient. En France, nous avons perdu 15 ans à refuser de voir la lente mais sûre progression d’un nouvel antisémitisme, terroriste, radicalement islamiste dans les territoires perdus de la République, progressivement interdits aux juifs.

Il y a maints prétextes pour ne pas voir, ne pas entendre. Du rejet du communautarisme au refus de l’amalgame, qu’il est facile d’agiter un statut de victime pour manipuler opinion et consciences. Qu’il est commode de croire à des hordes de loups solitaires ou des épidémies de déséquilibrés pour ne pas voir que la société toute entière était visée quand les juifs étaient en danger ! Il a fallu hélas des attaques suicides sur notre sol, des centaines de vraies victimes non israéliennes pour enfin prendre conscience que la paix est également en danger chez nous et pas seulement en Israël où furent expérimentées les attaques au couteau ou à la voiture bélier dans l’indifférence des nations !

 

La paix nécessite que l’on regarde la réalité avec courage, car la peur n’évite pas le danger. Voilà pourquoi d’avoir eu peur de froisser les voisins arabes d’Israël, l’antisionisme n’a pas été dénoncé à temps comme une nouvelle forme d’antisémitisme et « d’anti-démocratisme » et il a lentement gangréné nos sociétés. En disant la vérité, en amputant la réalité de ses mensonges et en refusant de se laisser enfermer dans des schémas de fonctionnement délétères qui ont largement prouvé leurs échecs, les États-Unis montrent l’exemple. L’évidence ne se discute pas. La reconnaissance de la vérité ne se marchande pas. La légitimité historique de Jérusalem capitale d’Israël est un fait qui a valeur de constat préalable, de condition minimale à toutes les discussions possibles. C’est lorsque l’on introduit le moindre doute sur une vérité basique, que toute négociation devient impossible. Il faut un minimum commun et tout redevient soudain possible, surtout la paix. Voilà pourquoi les nations gagneraient à se montrer aujourd’hui plus justes envers Israël. Les fondamentaux réaffirmés, elles assumeraient pleinement, en toute conscience, le véritable danger : celui de ne pas défendre notre modèle de société ni nos valeurs face à des ennemis déterminés à nous détruire.

Jérusalem, capitale d’Israël dorénavant reconnue par les Américains place désormais la France et les autres pays démocratiques dans l’obligation de lever des doutes dangereux.

12/12/2017

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