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L'art de l'embrouille

L'art de l'embrouille

Le Top 10 des ruses médiatiques les plus courantes pour voiler la vérité sur le Moyen-Orient.

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Les écrivains et les orateurs emploient souvent des stratagèmes rhétoriques cachés pour discuter de questions politiques sensibles — surtout lorsqu’il s'agit d'Israël. Et la vaste majorité de leur public n’en est nullement consciente. Voici donc une liste des stratagèmes les plus répandus. Entraînez-vous à les déceler et vous aurez un mal fou à ne pas remettre en question votre vision du discours politique !

Les euphémismes

Une façon d'influencer subrepticement votre public est d’excuser un comportement en utilisant pour le décrire des termes anodins alors qu’il est loin de les mériter.

Exemple : Qu’appelle-t-on un terroriste ? De nombreux médias n'ont aucune difficulté à qualifier des groupes comme Al-Qaïda de « terroristes », mais rechignent à décrire comme tels ceux qui tuent des civils innocents en Israël, préférant le terme de « militants ».

L’inverse de l’euphémisme est le dysphémisme, une technique consistant à durcir l’aspect négatif d’une chose ou d’une idée en l’exprimant de façon plus critique.

Exemple : Ceux qui ne peuvent supporter de prononcer le nom « Israël » utilisent l’expression menaçante de « l'entité sioniste », trahissant ainsi leur véritable attitude face à son droit d’existence.

Jérusalem, la capitale d'Israël, Jérusalem, peut devenir « la Jérusalem arabe illégalement occupée » pour ceux que la présence juive dans cette ville dérange, tandis que les Israéliens se voient qualifiés de « colons ».

Les stéréotypes

Les stéréotypes constituent un autre moyen sournois de tromper l’auditeur. Des termes empruntés au langage animal  comme « meute » ou « infester » pour décrire des personnes contribuent à minimiser leur  humanité

Exemple : Martin Linton, membre du Parlement Britannique a récemment comparé ses concitoyens pro-israéliens à  « ces longues tentacules d'Israël » qui gagnent la Grande-Bretagne.

La présélection des données

Quand une tendance est, dans l’ensemble, à la baisse, on peut présenter à tort une légère hausse isolée comme la preuve que la tendance est à la hausse, bien que ce ne soit pas le cas.

Exemple : Dans un article datant du 3 avril 2010 sur l'organisation terroriste du Hamas, le magazine The Economist écrit : « Selon certains économistes, la croissance de la bande de Gaza est plus rapide que celle de la Cisjordanie dirigée par l’Autorité Palestinienne, rivale du Hamas. » Je n’ai pas la compétence nécessaire pour vérifier cette allégation (et je doute que qui que ce soit puisse le faire vu le manque de transparence de la situation économique dans cette zone), mais elle me semble  fragmentaire et très suspecte.

Les pseudo-preuves

La pratique consistant à citer des « experts » douteux ou fabriqués de toutes pièces pour donner une légitimité à une affirmation qui pourrait être considérée comme outrancière.

Exemple : Regardons de plus près la déclaration de The Economist  susmentionnée : « Selon certains économistes ...» Qui sont ces économistes ? Et si cette déclaration est commune à « certains » économistes, cela signifierait-il que beaucoup d'autres économistes ne partagent pas cet avis ? L'utilisation de pseudo-preuves est clairement un drapeau rouge indiquant qu'une déclaration peut être  controversée voire carrément mensongère.

L’étiquetage

Les annonceurs publicitaires ont constaté que l’ajout du mot « fantastique » sur l'emballage, susciterait de meilleures réactions de la part des consommateurs.

On peut faire la même chose dans un discours politique, attribuant  des traits positifs ou négatifs à des groupes politiques ou des idées.

Exemple : En avril 2010, l'éminent évêque italien Giacomo Babini a affirmé que les « sionistes » étaient à l'origine des nombreux rapports d'abus par des prêtres, sapant et rongeant l'Eglise Catholique, parce que les Juifs sont « les tueurs de Dieu ». Ces remarques sont pour le moins bizarres, mais peuvent malgré tout - surtout si elles sont répétitives - subtilement teinter les impressions que se font les gens des Juifs et d'Israël.

La caricature

Si vous pouvez réduire un point de vue ou des arguments auxquels vous vous opposez à une caricature simpliste et ridicule, il est alors facile de les ignorer.

Exemple : Dans la pièce tristement célèbre de Carol Churchill (et très critique de l’existence même d'Israël) Seven Jewish Children, le passage provoquant le plus grand éclat de rire est celui dans lequel un personnage juif tente d'expliquer le lien essentiel, éternel des Juifs avec la Terre d'Israël à travers l'histoire.

Tout ce que put faire Churchill, fut de dire  qu'une fois – elle ne sait pas bien quand exactement – un ancêtre vécut en terre d’Israël. C'est un moment hilarant pour la grande majorité du public, et qui s’avère efficace (bien qu’erronée) pour ridiculiser la dévotion millénaire des Juifs envers la Terre d'Israël, la faisant paraître stupide. Churchill choisit délibérément d’ignorer le fait qu’il y eut une présence  juive continue en Israël pendant des milliers d'années, d’occulter le fait que la plupart de la terre de l'Israël moderne fut en fait achetée par les résidents juifs dans les années qui ont précédé la création de l'État, et de rejeter la réalité de la politique d'Israël aujourd'hui.

La caricature est l’outil de celui qui cherche à manipuler et non pas à débattre.

La source du financement

Qui finance ce que vous lisez et ce que vous écoutez ?

Exemple : En Israël de nos jours, on  a beaucoup parlé du financement par l'Union Européenne de certains groupes israéliens de droits civils d'extrême-gauche (qui sont souvent extrêmement critiques de la politique israélienne). Certains Israéliens pourraient se montrer favorables  à de tels programmes et partager ces points de vue, mais ils mériteraient dans ce cas de savoir qui finance la diffusion de ces opinions.

Un autre exemple : Il y a quelques années, les participants au Festival de Culture Arabe de Chicago, furent extrêmement surpris lorsque des tracts antisémites et  anti-israéliens furent distribués. Il s'est avéré que cette initiative ne provenait pas de la communauté locale, mais avait été financée par le gouvernement libyen.

L'analogie rhétorique

Les analogies fournissent un raccourci mental. Il existe des idées qui sont si étroitement liées au mal, comme le nazisme et l'apartheid, que s’en servir de nos jours pour les comparer à un groupe politique entache sa réputation et le rend coupable par association. Malheureusement, ces deux régimes infâmes sont aujourd'hui régulièrement évoqués lorsque l’on parle d’Israël.

C’est à nous qu’incombe la responsabilité de nous éduquer.

Exemple: Des milliers d'étudiants à travers le monde ont récemment, participé aux activités organisées par la « Semaine contre l'apartheid israélien » qui se déroule chaque année. Cet événement ne favorise pas la recherche, la connaissance des faits mais contribue à les voiler, obscurcir la vérité.

Si les étudiants avaient véritablement accès à l’information, ils pourraient apprendre qu’Israël est une démocratie moderne dynamique et vibrante qui accorde les pleins droits politiques à tous ses citoyens, sans distinction de religion ou d'origine ethnique. Combien de participants à la « Semaine contre l'apartheid israélien » savent-ils qu'Israël a accordé l'asile politique aux musulmans persécutés fuyant la guerre au Soudan ? La réalité d'Israël ne correspond pas aux analogies souvent rhétoriques faites à son encontre.

Comparer Israël à l'Allemagne Nazie ou à l’Afrique du Sud de l’Apartheid est non seulement injuste et scandaleux, mais minimise les souffrances des personnes ayant été persécutées sous ces terribles régimes.

Les mensonges éhontés et les distorsions

Enfin, et peut-être la rhétorique plus difficile à contrer, est tout simplement le mensonge éhonté.

Exemple: En Septembre 2000, la télévision française diffusa une vidéo montrant un garçon terrifié se faire tuer par des soldats israéliens que l’on ne pouvait voir sur l’image. Le garçon, Mohammed al-Dura, devint immédiatement un symbole. Des terroristes (dont ceux qui ont assassiné Daniel Pearl) ont expressément cité Mohammed al-Dura pour justifier le meurtre de Juifs.

Pourtant, il s’est avéré des années plus tard que la vidéo d'al-Dura n’était qu’une mascarade, mise en scène par des activistes locaux, et soigneusement éditée par la chaine française de télévision France-2, qui refuse jusqu'à ce jour de produire la vidéo dans son intégralité, avant montage, en dépit des demandes du juge français.

Face à de tels mensonges, de déformations si éhontées de la réalité, que pouvons-nous faire? Heureusement, un certain nombre d’organismes combattent et exposent certaines calomnies parmi les plus courantes à l’encontre d'Israël. Honest Reporting et Camera ar exemple, nous tiennent informés de certains des mensonges les plus vicieux et des insinuations les plus viles sur Israël.

En fin de compte, c’est à nous qu’incombe la responsabilité de nous éduquer. Plus nous lirons d’articles sur d'Israël, plus nous nous y rendrons, plus nous parlerons avec des personnes bien informées, plus nous serons en mesure d’identifier ces ruses rhétoriques et pourrons mieux y résister.

Publié: 14/1/2013


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