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Esther Jungreis: Une flamme ardente s’est éteinte

Esther Jungreis: Une flamme ardente s’est éteinte

De sa Hongrie natale à New York, en passant par les camps de concentration en Allemagne, Esther Jungreis n’aura jamais baissé les bras, gardant intacte la flamme de sa foi.

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Publiée en six langues, best seller de la littérature juive contemporaine, l’œuvre de la Rabbanith Esther Jungreis a permis à des dizaines de milliers de Juifs de retrouver leurs repères et leurs racines dans un monde où la déréliction est reine.

Car Esther Jungreis avait la flamme, celle des âmes ardentes que rien ne peut décourager.

La Rabbanite Jungreis est née en Hongrie. Elle appartient à une dynastie de grands rabbins qui remontent au roi David.

Déportée à l’âge de huit ans de la ville de Szeged en Hongrie, elle échappe miraculeusement à l’enfer de Bergen Belsen avec ses parents et ses frères, après avoir perdu le reste de sa famille.

Alors que le désespoir la guette, elle trouve un petit papier que son père a glissé dans sa poche : c’est le shéma Israël, qui lui permet de relever la tête, et de sentir qu’elle ne sera jamais seule, même au plus profond de la détresse.

« Je me souviens de notre propre déportation vers Bergen-Belsen. On nous fit sortir des wagons à bestiaux, on nous rasa la tête et on nous poussa dans des salles de douches. Je gardais les yeux fixés au sol : je ne pouvais me résigner à regarder. Je ne pouvais supporter de voir ma mère si belle, si chère, que j’aimais et que je respectais tant, être privée de sa dignité. Je me souviens avoir eu l’impression que ma vie arrivait à son terme. Puis, quelque chose d’étrange arriva. Tandis que je m’habillais, je mis la main dans la poche et y découvris un morceau de papier froissé. Je le pris et le dépliai. Sans que je m’en sois rendu compte, mon père l’avait glissé là. Sur ce papier était inscrit le Chema Israël. Ce n’était qu’un morceau de papier arraché et froissé, mais il m’indiquait que je n’étais pas seule, que D.ieu était là. Lentement, je relevais les yeux. »

Cette prière en forme de crédo guide sa vie entière. Le shema Israël enjoint chacun de nous à enseigner la parole divine, en se levant, en se couchant et en marchant sur les chemins. C’est bien ce qu’elle réalisera sa vie durant. Infatigable, elle consacre son existence à diffuser le message éternel de la Thora. C’est dans cette optique qu’elle fonde Hinéni, organisation internationale reconnue d’utilité publique qui distribue des centaines de repas gratuits quotidiennement, qui porte assistance, physique et psychologique, aux victimes d’attentats, et organise des événements culturels pour le plus grand nombre. Esther Jungreis donne des conférences aux quatre coins du globe, publie une chronique hebdomadaire, anime une émission de télévision et un site internet et publie des recueils qui rencontrent un engouement particulier du public français.

Le premier opus d’Esther Jungreis, « Une vie engagée », publié en français aux éditions ‘Hinoukh, se concentre sur les grands principes de nos Sages pour une vie épanouie. Après avoir été un best-seller aux Etats-Unis et dans de nombreux pays en Europe, il a rencontré un immense succès auprès du public francophone.

Le second ouvrage diffusé en France est « Un amour engagé », qui décrit les relations hommes/femmes avec l’éclairage de la Torah et donne les recettes pour une vie de couple réussie. Un livre qui a changé la vie de dizaines de milliers de lecteurs.

Dans « La vie est un test », Rabbanith Jungreis donne les clefs pour comprendre et traverser les épreuves de l’existence en gardant confiance et sérénité.

Et dans « Une flamme ardente, l’âme juive », son récit le plus poignant, elle nous livre ses souvenirs de la guerre et partage avec nous son immense expérience dans tous les domaines de l’existence. Une fois encore, le public est au rendez-vous.

C‘est l’un de ses plus beaux écrits, où elle nous livre ce que signifie être juif, à travers tous les temps, tous les bonheurs ou toutes les épreuves, toutes les victoires ou tous les brasiers. Une rescapée, une héroïne, raconte les camps de concentration et nous rapproche de D.ieu, si présent à chaque instant. Elle transperce nos cœurs pour nous donner la flamme, la fierté d’être le peuple dépositaire de la Loi et de la compassion. Son récit n’est pas un cri de désespoir et d’incompréhension, mais le chant d’allégresse d’être le peuple de D.ieu.

Esther Jungreis va nous manquer. Elle est présente dans nos cœurs plus que jamais et laisse un héritage spirituel immense, source d’inspiration permanente.

29/8/2016

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Vos réactions : 1

(1) ciortea elena, September 3, 2016 7:36 PM

lecture et des larmes

Esther felicitations! pour ton courage pour ta foi dans le Touț Puissant notre seul espoir!


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