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Voie n°4 : Connais-toi toi-même

Voie n°4 : Connais-toi toi-même

Partez à la rencontre d'un inconnu notoire: vous-même!

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Vous est-il arrivé  de monter dans une rame de métro et de soudain vous apercevoir que vous êtes dans la mauvaise direction ? C’est pareil dans la vie, on élabore des projets, et un jour on se rend compte que l’on a fait fausse route.

L'expression hébraïque « Bébinat Halev » signifie " comprendre avec le cœur ". Le cœur est le siège des sentiments. Ne dit-on pas : avoir " le cœur lourd ", " le cœur léger ", ou encore " le cœur brisé "? Comprendre son cœur c'est donc connaître son être profond.

Beaucoup d'entre nous se trompent sur ce qu'ils sont, faute de prendre le temps de se connaître eux-mêmes. Il ne faut pas redouter de découvrir que son vrai " moi " est peut-être bien différent du « moi » auquel on est habitué. 

… comme ce médecin qui décide un jour qu’il n’est pas fait pour la médecine et devient un artiste.

Quand ils abordent la quarantaine, les gens se demandent soudain : « Quel sens a ma vie ? A quoi sert tout ça ? » Il arrive même que cette remise en question les pousse à tout abandonner : travail, femme, enfants… comme ce médecin qui décide un jour qu’il n’est pas fait pour la médecine et devient un artiste. Se connaître soi-même est l'essence même de la vie. Se méconnaître c'est mal vivre. Quand on ne comprend pas comment on fonctionne, on est un robot, un pantin, ou même un zombie.

Alors pourquoi attendre la crise ? La vie est trop courte pour prendre le mauvais train.

 

Aller à l'essentiel 

Vous voulez faire de grandes choses, avoir un but dans votre vie.

Imaginez une personne qu’il vous passionnerait de rencontrer, quelqu’un dont vous voudriez vraiment connaître la personnalité.
Dites lui bonjour, faites les présentations. Essayez de devenir intime avec cette personne, comme si vous retrouviez un ami de longue date. Interrogez-la sur sa vie, ses projets. 

A présent mettez-vous en tête que la personne la plus fascinante que vous pourrez jamais rencontrer, c’est vous-même. Explorez vos rêves, ceux que vous avez réalisés et ceux que vous avez délaissés. Soyez franc avec vous-même. Vous rêvez de richesse, de célébrité, d'être quelqu'un de bien. Vous voulez faire de grandes choses, avoir un but dans votre vie. Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui vous motive vraiment? Que recherchez-vous dans la vie?

La découverte de soi demande qu’on se pose une série de questions qui vont sonder de plus en plus profondément, et finalement faire émerger la vérité enfouie. Posez-vous dix questions, comme vous les poseriez à un ami intime. Puis attendez les réponses. N'ayez crainte, personne ne va se moquer de vous:

1.Quel est le but de la vie ?

2.Quel est mon but dans la vie ?

3. Pourquoi ai-je choisi ce métier ?

4. A quoi est-ce que je consacre mon temps libre ?

5. Quelle est ma motivation dans ce que je fais ?

6. Qu'est-ce qui me rend vraiment heureux ?

7. Est-ce que je suis aussi heureux que je le voudrais?

8. Quel est le plus important : être riche ou être heureux ?

9. Quels sont mes projets ? Pourquoi ?

10. Quels sont mes rêves secrets et mes ambitions ?

Les réponses ne viennent pas de suite ? C’est normal, c’est un processus qui peut prendre des mois. Persévérez et vous découvrirez qui vous êtes. Les réponses sont là. Après tout, vous avez un partenaire extraordinaire!

 

« Quel est le but de ma vie ? »

En fait la question de fond est :"quel est le but de ma vie?"

Ça a l’air d’une question simple, mais on est souvent gêné de se la poser. On pense intérieurement : « Bah ! pourquoi se poser une question aussi bête ? » On est réticent parcequ’on sait qu’elle demande un gros effort d’introspection. Pourtant ce n’est qu'en se connaissant bien que l’on peut veritablement changer, et que l’on changera ainsi sa relation avec le monde entier.

 

Prendre ses décisions en toute confiance.

Les gens évitent de prendre des déciusions par peur de commettre des erreurs. 
En réalité, la plus grosse erreur est de ne pas prendre de décisions. 

Imaginez un mendiant qui aurait reçu une lettre dans laquelle il est écrit qu’il vient d’hériter d’un million de Dollars. S’il ne l’ouvre pas, peut-on le considérer comme riche ?  

Il faut du mordant dans la vie ! Vous n’avez quand-même pas déjà abandonné ?

De la même manière, Dieu nous a dotés du libre-arbitre pour faire les bons choix et réussir notre vie. Mais si nous n’avons pas conscience de ce libre-arbitre, c’est comme si nous en étions privés. Puis quand les choses tournent mal, on accuse le monde entier, alors qu’il ne tenait qu’à notre décision qu’elles aillent bien. 

Gaspiller son potentiel mine la confiance que l’on a en soi. Connaissez-vous votre potentiel ? Avez-vous tenté de l’utiliser ? Il faut du mordant dans la vie ! Vous n’avez quand-même pas déjà abandonné ? Retroussons nos manches, commençons à vivre réellement, arrêtons les « poses ».

Commençons par faire la différence entre prendre une décision et se laisser porter par les événements. Avez-vous choisi de faire des études, ou l’avez-vous fait sans réfléchir? Avez-vous fait des études parceque tout le monde en faisait après le Bac ? Y avez-vous réellement pensé et pris vous-même une décision ?

Imaginez une discussion tenue par un jeune étudiant :

Pourquoi me suis-je inscrit à l’université ? 
Pour avoir un diplôme. 
Pour quoi faire ? 
Pour avoir un bon travail. 
Pour quoi faire ? 
Pour pouvoir rembourser mes frais d’études !

En se posant ces questions, ils révèle l'absurdité de ce qui le motive. En fait, la seule raison valable d’aller faire des études, c’est de s’instruire, de s’informer, c'est-à-dire de recevoir une éducation ! 

Maintenant essayez la procédure sur vous-même, en utilisant cet exemple : Pourquoi est-ce que je veux me marier ?

Rejetez les réponses bateau. Demandez vous toujours pourquoi. Soyez franc, il s’agit de vous. Posez toutes les questions que vous voulez. Soyez patient et persévérant. Au bout du compte, vous allez recevoir une réponse.

Quand on analyse un sujet en profondeur, on peut être confiant qu’on va prendre des décisions justes. 

Repérez les domaines où  vous manquez de confiance.

Repérez les domaines où  vous manquez de confiance. Qu’est-ce qui vous rend nerveux ? Quelles situations vous empêchent d’être vous-même ? Qu’est ce qui vous empêche de prendre une décision ? Est-ce parce que vous ne savez pas prendre des décisions, ou parce que vous n’avez pas envie de prendre des décisions ?  

Délectez-vous de prendre des décisions, interagissez avec le monde qui vous entoure, c’est cela aimer la vie!

 

Identifiez vos blocages  

Chaque fois que vous ressentez une difficulté à réaliser un objectif, tentez de cerner ce qui vous gêne.  

Tout le monde a des problèmes.

Tout le monde a des problèmes. Connaitre ses problèmes est la clef pour se connaitre soi-même. La preuve en est que tant que l’on n’a pas confronté ses problèmes, ils nous gangrènent et nous perturbent inconsciemment. 
Faites la liste de vos « blocages » sur un morceau de papier. C’est un bon début. En définissant des obstacles spécifiques, on les transforme en défis concrets qui requièrent une solution.  

Posez-vous les questions suivantes: 

. Suis-je paresseux ? Pourquoi ?

. Suis-je désordonné ? Pourquoi ?

. Est-ce que je me mets en colère ? Quand ?

. Quand est-ce que je me mets sur la défensive ? Pour quels sujets ?

. Qu’est-ce qui me rend jaloux ?

. Qu’est-ce qui me rend arrogant ?

. Ais-je du mal à  prendre des décisions ? Pourquoi ?

. Est-ce que je manque d’auto-discipline ?

. Est-ce que je manque de confiance en moi ?

. Pourquoi n’ais-je pas plus d’initiative ? 

Les traits de caractère négatifs sont les racines de nos problèmes. Faites une liste de vos traits négatifs, et identifiez quand ils vous affectent le plus. Puis analysez ce qui déclenche en vous ces réactions. Enfin, réfléchissez et formulez une contre-réaction qui pourrait être efficace. Faire tout cela prend du temps, mais avez-vous mieux à faire à l’heure présente ? 

 

Soyez à l’écoute de vos émotions. 

Analysez vos émotions. Comment vous sentez vous ? Heureux ? En colère ? Tendu ? Triste ? Les émotions sont les révélateurs de ce qui se passe en profondeur. C’est comme prendre sa température pour savoir si on est malade et pouvoir commencer à se soigner. 

Cherchez ce qui vous perturbe. Quelle est la chose ou la personne qui vous stresse. Est-ce un problème intérieur ou extérieur à vous, essayez de l’identifier. 

Imaginons que vous soyez irrité.

Quelle est la cause ?

Parce que mon patron m’a passé un savon.

Pourquoi suis-je irrité ?

Parce que je lui en veux.

Et après, pourquoi cela me dérange-t-il ?

Parce que j’ai l’impression d’être nul.

Moi nul ? Il est fou ! 

Sortez de votre égo et poursuivez votre recherche. Si vous ne trouvez pas la cause, c’est tout simplement de la colère, et tout ce qui va arriver, c’est que vous allez rentrer à la maison et la passer sur vos gosses ! 

Une fois identifiées les causes des sentiments négatifs, faites en sorte d’en minimiser l’impact sur vous. Ou bien en évitant ces situations, ou bien en vous préparant à les gérer quand elles se présentent. Ensuite, éradiquez les motivations négatives qui pervertissent votre comportement. Par exemple quand vous donnez de l’argent à un pauvre. Pourquoi ? Une motivation sera l’humanisme. Une autre sera le plaisir d’avoir été constructif. Une troisième le désir de faire ce qu’il faut. Toutes ces motivations sont positives. Une motivation négative, dont l’effet sur le comportement serait nocif, serait par exemple: « Je veux qu’on m’admire. »  

La prochaine fois, donnez aux pauvres anonymement. Vous éliminerez ainsi les mauvaises raisons qui vous poussent. 

Il en va de même avec les émotions positives: restez éveillé sur la manière dont vos états émotifs affectent vos décisions. N’achetez pas une chaîne stéréo quand vous êtes en pleine euphorie par exemple. Attendez, réfléchissez, vous êtes encore vulnérable. 

Mettez le doigt sur ce qui vous rend heureux. Vous pourrez améliorer vos journées en mettant en place des exercices pratiques. Un jour vous vous réveillez, il fait beau, le soleil brille et vous vous sentez en pleine forme. Ce sentiment, mémorisez-le et entraînez vous à le ressentir chaque fois que vous vous levez ! 

Ou encore cet example : votre patron vous a complimenté pour un travail bien fait. Regardez bien : avez-vous besoin que votre patron vous fasse des compliments ? Bien sûr que non ! Tirez plutôt votre satisfaction d'avoir fait un bon travail. 

 

Connectez-vous avec les deux aspects de votre personnalité. 

Nous voulons tous être des gens biens. Nous voulons être respectés, célèbres, puissants, nous voulons faire de grandes choses, être forts, faire le bien et pourquoi pas... sauver le monde ! 

Et pourtant, nous avons en même temps la pulsion inverse de fuir nos responsabiltés, de sortir de notre vie, de nous mettre au lit et d'enfoncer la tête sous les couvertures. 

Quelqu'un peut très bien affirmer « la vie est belle ! », sans du tout le ressentir - ses émotions l'en empêchent. En lieu de cela il tourne en rond en se disant : « Que la vie est donc pénible ! » 

Identifiez ce conflit qui bouillonne en vous entre ce que vous voulez vraiment et « ce qui vous dirait bien »: c'est le conflit qui oppose l'âme au corps. 

Une fois cette dichotomie devenue évidente, on peut dèslors à tout moment identifier si la pulsion vient de l'âme ou du corps. Alors seulement peut-on commencer à vivre une vie équilibrée, dans laquelle choisir de faire le bien est une possibilité réelle.  

Le moyen le plus facile serait de renoncer à être un type bien

L'étape suivante est d'obtenir que les deux aspects de notre personnalité fassent la paix entre eux. Le moyen le plus facile serait de renoncer à être un type bien, mais le but de la vie n'est pas d'esquiver toutes les difficultés. Le fait d'être gêné par une idée ne veut pas dire qu'elle ne nous convient pas. Perdre ses mauvaises habitudes est un travail difficile, et  s'engager sur la voie de la spiritualité peut faire peur.  

Prenons un example : preferez vous être riche ou être heureux ? C'est clair, vous preferez être heureux. Imaginons maintenant cet echange de propos : 

«Allez, je vais t'enseigner à être heureux. Tu n'auras qu'à faire des efforts pour changer. »

«Ah ? Ça me plairait vraiment, mais je ne peux pas maintenant, je suis en retard pour mon train. »

« Ah bon ? Et si je te donne dix mille Euros par semaine pour faire ces efforts ? »

« Alors pas de problème ! Où est-ce que je m 'inscris ? »

« Mais je croyais que tu n'avais pas le temps ?! » 

Nous occultons nos problèmes par des conclusions erronées, du genre :« Il faut que je me casse la tête à trouver le sens véritable de la vie ! Mais personne ne sait quel est le sens véritable de la vie, ça ne va donc jamais marcher. Comme je n'y peux rien, à quoi bon s'en soucier, ça ne vaut pas la peine de chercher! »  

Alors, voulez-vous changer ? Qu'est-ce qui vous gêne ?

Nos Sages nous enseignent qu'un homme ne commet une faute que lorsqu'il est saisi d'un moment de folie. Alors prenez conscience que vous vous battez contre la folie, l'illogisme. Il faut être sur ses gardes, parce que lorsqu'on bascule un peu, on finit par le payer cher.
Alors, voulez-vous changer ? Qu'est-ce qui vous gêne ? Sentez à quel point le corps s'y oppose. Nous sommes tellement pareseux. Le corps ne veut que dormir, il nous dit : « Ahhh, je suis bien ici, je ne veux pas changer, je suis tellement confortable dans ma petite niche misérable ! » Êtes-vous suffisemment riche ? Non, alors êtes vous suffisamment heureux ?  

Voyez-vous l'importance de cette investigation personnelle ? Vous devez identifier la bête que vous allez confronter, cette « frayeur du changement. » 
Si vous êtes suffisamment alerte, vous allez voir votre ennemi, vous allez pouvoir le combattre. Vous perdrez peut-être une ou deux batailles contre votre corps, mais au moins vous ne perdrez pas confiance, parce que vous saurez ce que vous faites. 

 

Enrôlez votre corps. 

Entrez en contact avec votre for intérieur spirituel, cernez la nature de vos pulsions. Ne reléguez pas votre libre arbitre au niveau du subconscient. Vous, vous voulez vraiment progresser, et c'est votre corps qui vous dit que c'est trop dur.  

c'est votre corps qui vous dit que c'est trop dur.

Essayez de convaincre le corps en prenant conscience des avantages concrets de la progression spirituelle : pourquoi est elle nécessaire ? Que vais-je en retirer ? Amenez le débat sur le terrain des émotions : que vais-je y perdre, que vais-je y gagner ? Alors seulement l'idée de la progression gagnera en force pour vous permettre de la mettre en œuvre.   

Identifiez avec votre intellect, puis enrôlez votre cœur

La formule magique est la suivante : identifiez avec votre intellect, puis enrôlez votre cœur. Comme quelqu'un qui se serait profondément convaincu qu'il doit se remettre en forme. Même si ses efforts vont le mener au bord de la crise cardiaque, il va continuer à courir, pour la seule raison qu'il l'a complètement décidé et que c'est pour lui important.  

Pour ne pas retomber, il faut que nos émotions s'accordent avec les changements que nous voulons opérer. Apprenez à rassurer votre corps et à le détendre. Dites lui gentiment : « Ça ne sera pas si pénible, souviens toi de la dernière fois que tu as fait un effort, comme tu t'es senti bien ! » Soyez encourageant et félicitez vos réussites. 

Ne dites jamais que ça ne marche pas. Vous n'avez simplement pas fait l'effort. Faites confiance à votre intuition et à ce que vous ressentez de ce qu'il faut faire, et acceptez que vous ne l'avez pas encore pleinement réalisé. 

C'est là que se tapit le conflit

Regardez à quel point les pulsions humaines les plus basiques vous affectent : recherche de sécurité, de confort, d'honneur, la pression sociale, les passions, et le désir de posséder. Faites particulièrement attention à la manière dont vous acceptez vos responsabilités. Imaginons que vous ayez fait une erreur, et que vous vouliez vous en excuser comme il faut. Votre instinct premier est de tout oublier, d'occulter, de rejeter la responsabilité en disant : « Ce n'est pas ma faute. »  

C'est là que se tapit le conflit : nous voulons être courageux, puissants et impliqués, mais nous sentons que notre cœur est faible. Donner la priorité à l'âme ne vient pas naturellement, cela demande beaucoup de temps et de travail assidu. 

 

Prenez conscience de ce que vous savez. 

Ce n'est pas parce qu’on comprend quelque chose qu'on l'applique. On peut croire à quelque chose et faire l'inverse, cela nous arrive tout le temps. On peut être convaincu qu'il faut manger des aliments équilibrés, et se gaver de gâteau au chocolat et de frites. 

On peut être convaincu qu'il faut manger des aliments équilibrés, et se gaver de gâteau au chocolat et de frites.

Ce que nous faisons dépend de la clarté de notre compréhension. Si nous comprenons une idée de manière superficielle, alors nous nous aurons du mal à l'appliquer en période d'épreuve. 
La prochaine fois que vous assisterez à un enterrement, remarquez ceci : les endeuillés ne commencent généralement à pleurer que lorsqu’on sort le corps de la salle des Hespédim. Pleurent-ils parcequ'ils auraient voulu que le corps reste là ? Certainement pas ! Ils pleurent parcequ'ils prennent soudainement conscience que la personne ne reviendra pas, ils prennent conscience de la disparition. Au cimetierre, c'est quand on met le corps en terre que les endeuillés pleurent. Ils réalisent que la mort est sans retour.  

Tant qu'on n'a pas ajusté ses sentiments sur la réalité, on est en plein rêve. La progression spirituelle commence dans la tête, mais le cœur à besoin de confirmer tout ce que l'esprit découvre. Ce n'est qu'alors que les idées seront appliquées dans la vie quotidienne.  

Beaucoup de gens croient en Dieu, mais peu de gens vivent avec Dieu. Quel sens cela peut-il avoir ? Il faut intégrer ce qu'on a perçu comme étant vrai pour que ça devienne une part de nous-mêmes. 

 

Évident comme le nez au milieu du visage. 

On doit se connaître sans détours, comme on sait que le nez est au milieu du visage. Comment savoir si on ne fait pas fausse route, si l'on est pas en train de commettre une erreur ?

Pour mettre les choses au clair, il est nécessaire d'exprimer les principes importants qui guident notre vie. 

On dit par exemple que dans le Judaïsme il est indispensable d'aimer. Est-ce possible ? Qu'en diriez-vous? : 

« C'est ridicule, personne ne peut m'obliger à aimer ! »

« Mais si j'ai des enfants, est-ce que je vais les aimer ? »

« Bien sûr que je vais aimer mes enfants ! »

« Comment pourrais-je le savoir ? Je ne sais pas quel genre d'enfants je vais avoir. Ils seront peut-être si méchants que je ne vais pas les aimer. »

« Mais si, je vais les aimer. C'est forcé que j'aime mes enfants. » 

Voyez vous la contradiction ? Sur le plan intuitif, on sait qu'on est obligé d'aimer. Mais on niveau cognitif, ce n'est pas suffisamment clair pour qu'on puisse exprimer pourquoi. 

Prenez votre temps. Faites le tri dans les différents aspects de la vie. Posez vous les questions importantes sur les grands problèmes spirituels de la vie : 

. pourquoi vit-on ?

. qu'il y at-il de positif dans le fait de vivre ?

. quel sont mes sentiments sur l'humanité ?

. en quoi consiste l'après-vie ?

. quelle est la nature du combat entre le bien et le mal ?

. suis-je doué de libre-arbitre ? Comment puis-je m'en servir ?

. quelles sont les choses qui me rendent triste ? Est-ce normal d'être triste ?

. quel est mon sentiment sur Dieu ?

. suis-je fier d'être Juif ?

. que représente la Shoah pour moi ? 

Certaines de ces questions peuvent engendrer un sentiment d'inconfort. Si tel est le cas, d'où vient cet inconfort ? Amalysez-le.  

Rejetez les réponses toutes faites et les slogans.

Rejetez les réponses toutes faites et les slogans. Sachez ce que vous faites et pourquoi vous le faites, sans quoi ça ne vaut pas plus qu'une conversation autour d'une tasse de thé. Vous avez peut-etre fait votres les opinions de votre entourage ou de la société sans vérifier leur validité, appronfondissez cela.  

Etudiez ces sujets jusqu'à  qu'il n'y ait plus de zones d'ombres. Une personne qui sait ce qu'elle veut fera ce travail coûte que coûte. C'est comme le système de guidage d'un missile : s'il est bien programmé, il arrive forcément à destination. 

 

Pourquoi « se connaître » est-il la recette pour acquérir la sagesse ? 

. Une instrospection honnête permet d'accéder à la vérité.

. Les émotions sont un moteur puissant pour la progression spirituelle. On doit les connaître et les maîtriser.

. Identifier ses problèmes c'est déjà commencer à les résoudre.

. Si l'on ne prend pas maintenant la bonne voie, on commettra forcément des erreurs regrettables.

. Il ne faut pas craindre de découvrir qui l'on est réellement.

. Il faut utiliser le libre-arbitre comme un outil de la conscience pour améliorer sa vie.

. Quand on est triste ou en colère il faut se demander pourquoi, quelle en est la raison profonde.

. Quand on agit de manière absurde, il ne faut pour le moins pas chercher à se convaincre du contraire !

. La clef du bon-sens est de s'ouvrir à la vérité.

Il serait dommage de retarder le début du processus qui mène à se connaître. Ne sommes nous pas des personnes extraordinaires ?


Cet article fait partie de la série "Les 48 voies de la Sagesse" basée sur les conférences du Rav Weinberg à la Yéshiva Aish HaTorah de Jérusalem.


 

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