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Voie n°8 : Une joie inconditionnelle

Voie n°8 : Une joie inconditionnelle

Quelle meilleure source d'énergie que la joie ? Mieux que des vitamines, la joie c'est de la force à l'état pur.

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Rappelez-vous, enfant, la joie de marquer un but au foot, la joie de la sortie des classes, le bonheur de monter sur un nouveau vélo ? Moments inoubliables ! La joie propulse et transporte, donne des ailes. En effet, quand on est gai, bien dans sa peau, on ose entreprendre, aller vers les autres. Quelqu'un d'enthousiaste c'est quelqu'un qui est heureux de vivre.

Le présent dossier est consacré  à la notion de bésimh'a, une façon de se comporter dans la vie avec optimisme et bonheur. Certains sont naturellement plus gais que d'autres, mais comme tous les traits de caractère, celui-ci peut se travailler et se développer.

Le sentiment de joie encourage à se dépasser, à agir plus lestement et plus efficacement. La mémoire est plus performante, la forme physique bien meilleure, et la performance professionnelle accrue. Bref tout vous réussit.

On ne se réalise pas tout à fait sans une dose de gaieté. Même couvert de médailles, un sportif a besoin des acclamations du public pour se surpasser toujours davantage et offrir un plus beau spectacle.

C'est pareil dans la vie. Il faut de l'enthousiasme pour vivre avec brio. Les gens gais sont dynamiques et ambitieux et ils n'ont jamais assez de temps pour réaliser tous leurs projets.

Alors que ce soit en voyageant, en étudiant, en travaillant ou en se reposant, il est indispensable de rechercher cet état de joie si fertile en force et en confiance en soi.

La joie factice

Dans les manifestations sportives, l'euphorie éclate. Ils sont des milliers à hurler leur joie dans le stade et dans les rues, occasionnant parfois des troubles et des violences que la police doit faire cesser. Est-ce que la joie engendre nécessairement des dérives ?

Non, car il ne faut pas confondre joie et hystérie. Il y a loin de la joie authentique qui donne l'envie de réussir à la joie de façade qui ne produit qu'un court effet. Cette fausse joie c'est aussi celle des soirées de réveillon où le monde vous semble merveilleux, où tous les gens s'aiment. Pourtant, les nuits de réveillons sont celles où l'on se suicide le plus. ?

C'est également la joie du gagnant du loto qui pense à tout ce qu'il va pouvoir s'offrir et qui se sent tout à coup libre et maître de son destin. Plus de travail, de soucis. Ne sait-il pas qu'on peut être malheureux, même avec des millions ? Le gagnant du loto sait-il au juste ce qu'il recherche dans la vie. Ce moment de joie passé, il sera toujours à la recherche d'un but à son existence.

La joie, ce n'est pas un bon moment passé à boire entre amis, à rigoler. C'est le sentiment profond et réconfortant qu'on réalise son potentiel. Sion sait ce que l'on veut dans la vie, on s'emploie à l'obtenir même sans argent.

Le plaisir de grandir

Autrefois, la joie la plus exubérante que l'on puisse voir au cinéma était celle du nouveau papa. On le montrait en train de danser, fou de joie, distribuant des cigares.

De nos jours, l'homme à  qui l'on apprend qu'il est père est aussitôt accablé par la perspective des soucis à venir.  

La vraie joie vient du sentiment de grandir et de se réaliser. Celle que l'on ressent lorsque son équipe remporte une victoire, ou lorsque l'on gagne au loto, n'est qu'illusion, car l'événement ne vous a pas fait grandir ou changer.

La joie ne peut résulter d'événements, elle résulte de votre réaction à la vie, de votre manière de tirer parti des expériences. Ainsi, la venue d'un enfant signifie votre disponibilité à toute heure du jour et de la nuit. Ce n'est pas facile. Mais si vous vous concentrez bien, même à 3 heures du mat., un bébé, c'est une vraie joie.

Donnez du sens à vos actes et vous éprouverez de la joie. En poursuivant un but, vous avez une action sur votre environnement, vous influez sur le monde. Vous êtes éternel.

Trouvez un but, quel qu'il soit et travaillez-y. Dans la conscience juive, servir D. est le but ultime.

L'intériorité et l'extériorité

Il existe dans la Torah le principe de 'hitsonit miorrer pnimiout ( l'extérieur réveille l'intérieur). Cela signifie qu'il est possible de développer un état émotionnel en le simulant.

Ainsi, il est prouvé scientifiquement que sourire quand on est triste améliore l'état d'esprit. Il y a une corrélation entre l'action des muscles et l'état émotionnel.

Faites des choses qui demandent de la joie et vous verrez que vous deviendrez plus gai. Par exemple, portez de jolis vêtements, mangez de bonnes choses, chantez, faites une belle ballade, rencontrez des amis, rendez service, méditez le bonheur d'être en vie. Et… appelez vos parents pour les remercier de vous avoir donné le jour.

Lorsque la joie naît en vous ne vous contentez pas de la savourer, canalisez-la. Faites quelque chose de productif, de grand. Aidez quelqu'un dans le besoin ou attaquez-vous à un travail difficile.

L'anticipation du plaisir

On peut augmenter la joie en anticipant le plaisir à venir. Lorsqu'on se réjouit à l'avance de quelque chose de bien on est plus disposé à l'apprécier et la joie qu'elle procurera sera plus intense et plus vraie.

Quand vous vous dites " Youpi ! On va au spectacle demain ! " Vous éprouvez déjà la joie de l'attente.  

Ceci à de profondes implications. Si vous anticipez le plaisir, vous vous mettez en état de joie. Si vous vous dites le matin au réveil : " Aujourd'hui est un nouveau jour. Qu'est-ce que j'en attends ? Qui vais-je rencontrer ? Que vais-je accomplir ? " vous créez l'énergie pour aborder positivement cette journée.

Ne vous crispez pas sur les aspects négatifs, du style : " Je suis crevé… Mon boss n'est jamais content… ", mais raccrochez-vous au positif : " Aujourd'hui je vais vraiment bien bosser. Il faut que je gagne l'argent pour payer ceci ou cela… " Utilisez cette méthode en toutes circonstances. Vous allez visiter un musée ? Qu'est-ce que cela va vous apporter ? Pensez au plaisir et aux acquis que vous retirerez de cette visite. Procéder ainsi vous apportera une joie permanente.

Un état d'esprit

Beaucoup de personnes connaissent mal le sentiment de joie car ils considèrent les choses comme allant de soi, jusqu'au jour où elles échappent à la mort dans un accident de la route, ou ressortent du service de cancérologie complètement guéries. A partir de ce moment là, elles ne voient plus la vie de la même façon. Elles n'en reviennent pas d'être en vie et chantent sur tous les toits leur bonheur d'être en vie. 

Cette joie est incompréhensible à ceux qui ne conçoivent que le bonheur matériel.

Apprécions ce que nous avons. D. nous a créés pour avoir de la joie. La joie d'être en vie, d'avoir vos mains, vos jambes, vos yeux, votre cerveau ! Apprenez à ressentir cette joie-là et elle ne vous quittera plus.

Le bonheur n'est pas un événement, c'est un état d'esprit. Vous pouvez posséder toutes les richesses du monde et être malheureux, de même que vous pouvez avoir très peu et baigner dans le bonheur.

Il y a du bonheur à simplement être, à vivre. C'est une base de départ pour devenir. Tout autre joie est illusoire. Qu'est-ce qu'une nouvelle voiture ou de l'argent vous apportera ? Juste un moyen d'échapper à la réalité, de s'envelopper de confort, de s'enfermer dans un cocon.

Un état naturel

La joie est un état naturel. Les enfants l'ont de façon innée et ils jouissent de la vie dans sa forme la plus simple : un bonbon, un jouet, la lune. C'est en grandissant que nous apprenons l'état de malheur. Les raisons du bonheur n'ont pourtant pas disparu mais le poids des soucisquotidiens nous en éloigne.

Il faut savoir prendre conscience de la beauté de chaque instant et se rattacher à cet état de joie naturel qui est sous-jacent en nous. Si nous sommes privés de la conscience que la vie est bonne, nous sommes privés de tout.

C'est pourquoi les prières du matin commencent par des bénédictions sur des faits tout simples

- Merci mon D. de me donner le vie. 

- Merci mon D. de me permettre de voir. 

- Merci mon D. De me permettre l'usage de mes jambes et de mes mains. 

- Merci mon D. de me permettre de penser.

Si vous parvenez à voir, à évaluer et apprécier la chance de posséder tout cela, vous atteindrez le bonheur à jamais.  

Et lorsque nous sommes joyeux, D. est joyeux et nous couvre de bienfaits. Autrement dit, si nous prenons plaisir à ce que D. nous offre, Il nous donne davantage. C'est pourquoi le roi David disait : " Servez D. avec joie. " D. ne veut pas de figures moroses autour de lui. C'est donc un devoir que celui de la gaieté.

Il est dit dans la Torah que nous serons punis " car nous n'avons pas servi D. avec joie. " Vous pourrez avoir rempli toutes les obligations sur terre, servi vos parents avec amour, aidé votre prochain, si vous n'y avez pas mis de la joie, le Tout-puissant vous en tiendra rigueur car Il attend de nous que nous prenions le maximum de plaisir.  

Vous n'êtes pas heureux de vos jambes et de vos mains ? Vous ne trouvez pas que le monde est beau ? Alors vous servez le mauvais D.

Ne pas se laisser abattre

Apprenez également à  aborder vos soucis avec joie. Comment est-ce possible ? Considérez-les comme des occasions de grandir, des défis pour vous construire.

Par définition, la vie est une suite de défis. Ces défis vont-ils augmenter votre joie ou la diminuer ? Si vous vous laisser submerger par de petites choses, votre joie sera vaincue. Quand un problème vous assaille, demandez-vous si cela vaut la peine d'y dépenser tant d'énergie. Cela ne dépend que de vous.

Le Or'hot tsadikim (XVème siècle) disait : " La joie réside dans le cœur d'une personne lorsqu'elle ne se focalise pas sur ses problèmes. " Si vous parvenez à cela, vous atteignez l'état naturel de joie.

Il y a une différence entre préoccupation et souci. Le souci est l'action démoralisante sur vous de votre problème. La préoccupation est l'attention que vous portez au problème sans en ressentir d'angoisse démesurée.

Ne vous laissez plus atteindre par les récriminations de vos parents, par les pleurnicheries de vos enfants, par la mauvaise humeur de votre patron. Acceptez-les comme une réalité et trouvez un point positif auquel vous raccrocher. Faites le compte de tous les bienfaits dont vous jouissez. Les enfants braillent. Et alors ? Cela signifient qu'ils sont en vie et en bonne santé.

Quand vous êtes gai vous êtes combatif, sinon vous êtes le jouet de vos ennuis. Si face à un client mécontent vous vous montrez abattu, vous avez toutes les chances de le rendre encore plus contrarié.

Mais qu'en est-il, me direz-vous, quand on subit un drame tel que la perte d'un proche ? Il faut savoir que la prière du Kaddish n'est pas une prière pour le mort, mais un hymne à la vie. La fin d'un être aimé n'est pas notre fin et le plus bel hommage qu'on puisse rendre au défunt est de dire le bonheur et l'importance de vivre. La mort est l'événement qui nous fait le mieux apprécier le sens de l'existence.

Quoiqu'il en soit, si vos problèmes vous dépassent, essayez de ne pas empoisonner ceux qui vous entourent. Du style : " Je suis mal aujourd'hui, qui pourrais-je bien contaminer ? Ayez au moins le bon goût d'être malheureux tout seul.

La joie de la sagesse

La sagesse est une immense source de joie. Elle nous permet de comprendre notre monde et la place que nous y tenons.  

Le Judaïsme enseigne que l'essence de toute joie est la Torah car elle nous montre le sens de la vie et nous apprend le moyen de nous relier avec le Tout-puissant et de vivre selon Sa volonté.

C'est pour cela qu'à Tishabéav, jour de deuil pour le peuple juif, on n'a pas le droit d'étudier la Torah, car la Torah est joie. Le grand cabaliste du XVIème siècle, Le Arizal, a dit que " La joie ouvre les portes des plus hauts niveaux de la sagesse. " Plus vous acquérez de sagesse, plus votre vie est heureuse.

Il y a une joie naturelle qui provient de l'acquisition de la sagesse et cela même si on ne la met pas en pratique, car elle ouvre des perspectives, elle élargit le champ de notre existence. De plus, elle modifie notre vie de manière concrète. Si vous ramassez une pierre et découvrez que c'est un diamant, vous vous précipiterez en dansant de joie, chez un joaillier. Mais si vous ramassez ce diamant et vous mettez à jouer aux billes avec, il finira dans une bouche d'égout.

Nos Sages utilisent une métaphore encore plus forte. Ils disent qu'étudier la Torah et oublier est comme enterrer ses enfants. Vous perdez un élément de réalité, un lien avec l'éternité.

Alors, quel que soit le point de sagesse que vous acquérez, mémorisez-le, révisez-le et gardez-le toujours à l'esprit. Utilisez-le pour atteindre les buts les plus hauts et servez-vous en dans l'adversité.

Faire une liste

Comme travaux pratiques, prenez-vous dix minutes et dressez une liste de tous les circonstances où vous avez éprouvé de la joie. Cela peut être un exploit sportif ? Des retrouvailles avec un excellent copain ? La naissance de votre premier bébé ? Votre guérison après une grave maladie ?

Analysez la liste de près et tâchez de trouver le dénominateur commun de toutes ces causes de joie. Quand vous l'aurez découvert, vous détiendrez l'arme secrète contre la mauvaise humeur.

Distinguez bien entre la vraie joie et la simple manifestation euphorique.  

Essayez sans cesse d'augmenter votre liste et demandez des témoignages autour de vous.

En quoi la joie est-elle un élément de sagesse?

  • La joie donne pouvoir et force. 
  • La joie fait viser juste. 
  • La joie est un état naturel. C'est en grandissant que l'homme s'en détourne.  
  • Ne subissez pas vos problèmes. Affrontez-les. 
  • N'attendez pas d'être à l'article de la mort pour apprécier d'être en vie. 
  • Faites la volonté de D. et vous serez en prise avec l'éternité.

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