cliquez ici pour accéder directement au début de l'article
Abonnez-vous

Recevez notre newsletter




Plus...

Vayélekh(Deutéronome 31)

Aller de l’avant

Le jour où Moché s’apprête à quitter le monde, il livre au peuple juif, deux parachiot très courtes mais pourtant bien  riches en enseignements. En peu de mots, celles-ci vont résumer de grandes idées du judaïsme. Les rabbins s’arrêtent sur la juxtaposition de ces parachiot et le nom qu’elles portent. 

Quel message vient nous enseigner le fait que Nitsavim et Vayéle’h sont souvent associées ?

Selon Rabbi Saadia Gaone, l’un des  grands maîtres qui vécut après la clôture du Talmud, ces deux parachiot  forment en fait une entité textuelle. Ces chapitres nous livrent un enseignement d’une grande importance : chacun d’entre nous à la capacité de réunir en lui deux attitudes fondamentales, même si en apparence, elles semblent s’opposer. 

Pour comprendre la pertinence de cette association, nous devons reprendre la traduction des mots Nitsavim et Vayélè’h.

Nitsavim signifie « Vous êtes debout », véhiculant l’idée d’une fondation très solide. 

Vayélè’h signifie simplement « Il alla. » Les commentateurs expliquent que ces deux titres viennent nous enseigner que nous devons constamment chercher à aller de l’avant mais  sans faire la moindre concession dans notre judaïsme. Nous allons mieux cerner  ce principe à travers les deux exemples suivants.

Une évolution constante

Le lien que nous tissons avec  D.ieu se compose de deux paramètres : la Émouna (foi en D.ieu) et l’étude de la Tora. La Émouna est la base de la vie juive. Elle est un fondement et de ce fait elle précède l’étude de la Tora. Le mot Nitsavim est une allusion à la Émouna. Il renvoie, en effet, au fait « d’être debout », de se tenir bien droit sur ses pieds. Ce verbe évoque  l’idée de quelque chose de  solide, comme le fondement d’un édifice.

Puis, quand nous avons  élargi nos connaissances grâce à l’étude de la Tora, notre  approche de D.ieu va quitter la sphère émotionnelle  pour devenir plus intellectuelle. On entre alors dans la sphère du Vayélè’h (il alla) qui suppose l’idée de mouvement.

En effet, celui qui  étudie évolue constamment dans sa compréhension des voies de D.ieu. Or, s’il met toute sa volonté exclusivement dans l’étude, il risque de réduire la part accordée à la Émouna.

C’est pourquoi, Moché a juxtaposé  ces deux parachiot. Avant de quitter ce monde, le berger d’Israël tient à rappeler à ses enfants que ces deux piliers de la vie juive sont indispensables et qu’ils doivent constamment jalonner ensemble notre existence.

Le fruit du labeur

Le second exemple est un peu plus terre à terre. Après avoir prié, une personne se rend à son travail. Au début de la journée, elle  est convaincue que sa réussite ne dépend que de la bénédiction divine. Cette idée est ancrée en elle comme un fondement de son existence. Effectivement, la parachat Nitsavim dont la traduction (« vous êtes debout »)  évoque l’idée d’une base solide. Effectivement, c’est notre Foi qui conditionne l’approche juive du travail et de tous les aspects de l’existence. Toutefois, quand les profits augmentent, grâce à des stratégies commerciales et  financières, une personne  peut devenir réticente à donner de l’argent pour aider des nécessiteux. On lui demande de donner du fruit de son labeur ! C’est alors qu’intervient la sidra de Vayélè’h (il alla). Cette personne a gravi les échelons de la réussite par ses propres moyens  en pensant qu’elle  seule est la clé de la réussite. C’est pour éviter une telle dérive que ces deux textes sont associés. Ils nous rappellent que la Emouna doit imprégner notre comportement quotidien, même si l’initiative personnelle donne l’impression que D.ieu n’a qu’une part minime dans  tout ce qui touche a notre gagne pain quotidien. Ne nous fions pas à cette impression superficielle.

Gmar Hatima Tova. Que Hachem nous inscrive tous dans le Livre de la vie !


RAV YAACOV SPITEZKI

France : 01.77.47.61.88

Israël : 054 23 99 791

SHORASHIM

Le centre pour les étudiants francophones

Université Hébraïque de Jérusalem

17/9/2015

Plus...
Vous avez aimé cet article? Aidez nous à en faire d’autres. Aish.fr
ne peut exister sans le support de ses lecteurs.

Réagir à cet article :

  • Afficher mon nom ?

  • Votre adresse mail restera privée. La rédaction en a besoin pour d’éventuelles questions à propos de votre commentaire.


  • * champ obligatoire 2000
Réagir
stub