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Kédochim(Lévitique 19-20)

La gravité du vol

Peu de gens le savent et il est donc  important de le préciser : il existe deux interdits bibliques concernant le vol. Celui qui figure dans le texte des dix commandements ne  se rapporte pas aux objets mais aux individus. Ainsi, lorsque la Torah proclame « Tu ne voleras pas » elle nous enjoint de ne pas commettre de rapt, de ne pas séquestrer une personne (cf. le commentaire de Rachi sur le texte des dix commandements). En revanche, c’est dans la parachat Kedochim que nous est enseigné l’interdit du vol d’objet.

Dans la littérature biblique, il s’avère que nos maîtres fustigent gravement le vol, allant jusqu’à le comparer à l’idolâtrie. Pourquoi une telle sévérité ?

En règle générale, lorsqu’un homme commet une faute, son acte est limité dans le temps et l’espace. À titre d’exemple, s’il a mangé un aliment interdit, sa faute ne concernera que le moment de la consommation. De même, si une personne écrit le jour du Chabbat, il n’y aura faute que durant le moment de l’écriture. Pour le vol, il en va tout autrement. Bien qu’un  larcin soit commis dans un moment bien défini, sa gravité se  prolonge tant que l’objet dérobé n’a pas été restitué à son propriétaire.

De même, lorsqu’un individu s’adonne à l’idolâtrie, sa faute ne se limite pas au moment précis où il s’y consacre car c’est toute sa vision de la vie qui sera polluée par ses pensées blasphématoires. Ainsi, en rapprochant le vol de l’idolâtrie, les sages attirent notre attention sur la gravité particulière de cette faute.

De nos jours, l’idolâtrie à proprement parler n’est pas un péché aussi tentant que par le passé. Mais cet interdit possède tout de même des applications contemporaines. Ainsi, lorsqu’un individu accorde une importante démesurée à son travail et considère qu’il est lui seul la source de sa réussite professionnelle, il occulte la place du Tout-Puissant dans sa vie. Ce qui peut s’apparenter à une forme moderne d’idolâtrie. On comprend aisément qu’une telle attitude se répercutera durant toute sa journée, à l’instar du vol dont la gravité ne se borne au moment de l’accomplissement du larcin.

À l’inverse, quand un juif entame sa journée par la prière puis consacre ensuite un moment à l’étude de la Torah, c’est toute sa journée qui sera marquée positivement par ce début positif.


RAV YAACOV SPITEZKI

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Le centre pour les étudiants francophones

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9/5/2016

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