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Chéla’h(Nombres 13-15)

Spirituel et matériel

La Paracha de cette semaine, Chela’h, relate l’épisode des explorateurs envoyés par Moché afin de  définir  la meilleure stratégie pour conquérir la terre de Canaan. Ces envoyés revinrent quarante jours plus tard, porteurs d’une grappe de raisins, d’une grenade et d’une figue qui témoignent de la générosité de la terre.

Pourtant ils  annoncèrent que la terre ne pouvait être conquise car « les habitants de cette terre sont puissants. »

Ces explorateurs étaient des hommes d’une grande stature morale. Pourtant les rabbins du Talmud vont  jusqu’à affirmer que les explorateurs en sont arrivés à croire que D.ieu lui-même ne serait d’aucun secours lors de la conquête de la terre. Leur rapport causa une grande consternation chez leurs contemporains.

L’erreur des explorateurs

Mais comment donc est-il possible que les explorateurs réussirent à convaincre les Israélites alors que ceux-ci avaient été témoins de la protection divine particulière dont ils jouirent pendant quarante ans dans le désert ? Comment oublier par exemple que D.ieu leurs envoyait  quotidiennement de la nourriture sous la forme de la Manne ! Comment oublier toutes les victoires face aux nombreux ennemis ? Comment oublier le passage de la Mer Rouge ? Etait-il tellement difficile de croire que D.ieu ferait à nouveau des miracles face aux habitants de Canaan ?

En fait, les explorateurs cherchèrent des excuses. Ils ne voulaient pas entrer en Eretz Israël et préféraient rester dans le désert. Ils ne voulaient absolument pas s’impliquer dans la société et le monde matériel. Pendant toute leur traversée du désert, les Israélites vivaient pour ainsi dire une vie monastique. Ils ne devaient se préoccuper ni de leur nourriture ni même de leur vêtements.

Cependant, une fois que le peuple juif pénétra en Israël, la manne cessa. Chaque individu dut trouver les ressources nécessaires pour se nourrir.  Il fallut semer et labourer la terre ; tisser des vêtements, s’impliquer dans une multitude d’activités prosaïques. Or les explorateurs préféraient les conditions de vie du désert : une vie basée sur la méditation et l’étude, une vie consacrée uniquement à la spiritualité.

Une société meilleure

Même si l’intention des explorateurs était bonne, leur aspiration était en réalité déplacée. En effet, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, les mystiques juifs  enseignent que la finalité de la création de l’univers est de faire en sorte que D.ieu soit « présent » dans le monde matériel. La Tora nous demande de nous impliquer dans les différentes facettes de l’existence humaines afin de bâtir  une société meilleure.

L’erreur  des explorateurs tenait dans le fait qu’ils considéraient qu’il existe deux sortes de réalités : l’une spirituelle, l’autre matérielle. Ces deux réalités étant radicalement séparées l’une de l’autre. Voir même opposées. En réalité le monothéisme implique que ce qui semble naturel a la même origine que  le surnaturel.

D.ieu n’est pas limité. Il transcende et dépasse de la même manière le naturel et le surnaturel ; plus encore, Il est capable de les faire « cohabiter ».

Voila pourquoi l’Éternel voulait que les Israélites s’installent en Israël et y mènent au quotidien une vie pleine de contraintes matérielles. Il n’y avait donc aucune raison de craindre les habitants de la terre de Canaan.


RAV YAACOV SPITEZKI

France : 01.77.47.61.88

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SHORASHIM

Le centre pour les étudiants francophones

Université Hébraïque de Jérusalem

11/6/2014

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