cliquez ici pour accéder directement au début de l'article
Abonnez-vous

Recevez notre newsletter




Mazal Tov au grand rabbin de France Haïm Korsia !

Mazal Tov au grand rabbin de France Haïm Korsia !

Découvrez, à travers l'un de ses enseignements sur la Paracha, la vision emprunte d'amour pour autrui que le nouveau grand rabbin de France porte sur sa mission.

par
Plus...

La rédaction d’Aish.fr adresse ses plus vives félicitations au grand rabbin Haïm Korsia, élu nouveau grand rabbin de France.

À cette occasion, nous vous proposons de découvrir la vision qu’il porte sur sa mission de grand rabbin à travers un bel enseignement sur la paracha paru sur sa page Facebook et que nous reproduisons ci-dessous :

Cette semaine nous lisons la paracha de Nasso qui évoque notamment la Mitsva pour les prêtres de bénir l’ensemble du peuple juif.

« Que l'Éternel te bénisse et te protège! Que l'Éternel fasse rayonner sa face sur toi et te soit bienveillant! Que l'Éternel dirige son regard vers toi et t'accorde la paix! » (Nombres, 6, 24-26).

Ce privilège accordé à la tribu d’Aaron est consubstantiel à la fonction exercée dans le Tabernacle. Les prêtres devaient intercéder auprès de D.ieu afin de permettre aux Hébreux qui regrettaient leurs fautes de les voir pardonnées. Cette attitude était l’émanation de l’amour que les Cohanim éprouvaient envers chacun des membres du peuple juif.

Mais l’obligation de bénir le peuple d’Israël ne se décline pas uniquement par la récitation de la bénédiction, il est nécessaire que cette obligation se fasse avec amour, Behaava. Et de manière étonnante, ce mot est ajouté dans la prière que le Cohen récite juste avant de nous bénir. Cet amour lui permettait de solliciter la bénédiction divine pour le peuple et de se réjouir du bonheur de l’autre. C’est cet amour qui doit se manifester dans nos communautés. Considérer que le bonheur de mon prochain est mon bonheur.

Nos maîtres soulignent également l’interdiction de regarder les Cohanim durant la bénédiction, sous peine de voir la vue diminuer. Comment en observant une personne qui me bénit, je peux subir une telle sanction ? Il nous faut comprendre le sens de cet affaiblissement de la vue. Les Cohanim ne disposent pas de pouvoir inné pour bénir le peuple, ils ne sont que les vecteurs de la bénédiction qui est accordé par D.ieu.

Le grand rabbin de France se doit d’aimer chacun des acteurs de la vie communautaire afin de permettre à la bénédiction divine de se manifester dans tous les projets et toutes les réalisations qu’ils portent.

Un fidèle qui observe une personne en train de bénir pourrait penser que cette bénédiction lui est donnée par le Cohen lui-même. C’est le sens de cette coutume : il est interdit de regarder les Cohanim durant la bénédiction afin d’être conscient que la bénédiction nous est prodigué par l’Eternel. Ainsi, la bénédiction des Cohanim, véhiculée par leur amour pour nous, permet de « catalyser » la bénédiction divine. C’est ainsi que je perçois la mission du grand rabbin de France. Ce rabbin au service des rabbins, des familles, des fidèles, des éloignés, et plus largement de l’ensemble de la communauté, des présidents et des administrateurs qui œuvrent par amour de leur peuple, pour catalyser les énergies de tous.

Le grand rabbin de France se doit d’aimer chacun des acteurs de la vie communautaire afin de permettre à la bénédiction divine de se manifester dans tous les projets et toutes les réalisations qu’ils portent.

Chabbat Chalom !

25/6/2014

Plus...
Vous avez aimé cet article? Aidez nous à en faire d’autres. Aish.fr
ne peut exister sans le support de ses lecteurs.
Les opinions exprimées dans la section « Vos réactions » n'engagent que leurs auteurs. Vos commentaires sont soumis à modération, veuillez rester courtois.

Vos réactions : 1

(1) Michèle Toussaint, June 27, 2014 3:11 PM

L'amour, catalyseur des bénédictions et autres interventions

C'est peut-être le propre de l'homme, de l'humain véritable que de se rendre perméable à cette substance indécelable dans les ingrédients à la base et dans les effets d'une opération quelle qu'elle soit: médicale, culinaire, artisanale, liturgique. Cette substance connue sous le terme d' 'amour' n'est pas un sentiment mais un état d'être en lien avec une essence plus subtile que l'existence, peut-être ce qu'on appelle la Vie.

 

Réagir à cet article :

  • Afficher mon nom ?

  • Votre adresse mail restera privée. La rédaction en a besoin pour d’éventuelles questions à propos de votre commentaire.


  • * champ obligatoire 2000
Réagir
stub