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Nous vous avons cherchés et nous nous sommes trouvés

Nous vous avons cherchés et nous nous sommes trouvés

Ces trois enfants, ces trois familles nous ont rappelé qui nous étions, pour quoi nous nous battions, ce qui nous rend unique.

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Le muezzin chante dans les collines de Samarie. « D.ieu est grand », dit-il. Les mères pleurent dans les collines de Samarie. « D.ieu a donné, D.ieu a repris, que le Nom de D.ieu soit béni », disent-elles à leurs enfants, tentant d’expliquer l’inexplicable, de trouver les mots qui exprimeront la douleur après l’espoir, les pleurs après les prières.

18 jours de recherches. 18 jours d’intense espoir. 18 jours de prières, d’union, de dignité.

Ces trois enfants, ces trois familles, nous ont aidé à nous trouver nous-mêmes, peuple d’Israël. Ils nous ont rappelé qui nous étions, pour quoi nous nous battions, ce qui nous rend unique. Ils nous ont fait prier, ensemble. Ils nous ont permis de ressentir l’âme commune qui nous unit.

Grâce à eux, nous avons tourné nos regards vers le Ciel.

Grâce à eux, nous avons tourné nos regards vers le Ciel.

Mais mon D.ieu, comme il est dur de répondre à mon enfant de 6 ans qui me demande pourquoi ils ont été tués ! Lui qui a prié durant 18 jours pour des enfants qu’il ne connaît pas, et qui sont ses frères… « D.ieu a donné, D.ieu a repris, que le Nom de D.ieu soit béni »

Lundi soir, c’est un coup de massue que nous avons reçu. La tristesse et la douleur se sont logées dans notre gorge, s’installant confortablement, prenant leurs aises. Les larmes chaudes coulent, le cerveau, peu à peu, intègre l’information : ils ne reviendront pas. Nos enfants ne reviendront pas.

Ces noms que nous avons répétés jour après jour vont bientôt être gravés sur la stèle d’une tombe, ces visages que nous avons appris à connaître vont bientôt être ensevelis dans cette terre qui aime tant ses fils.

La colère surgit ensuite. L’instinct naturel de vengeance, de justice. Car prier pour que ceux qui ont causé tant de douleur soient punis n’est que justice, n’est-ce pas ?

Pendant ces 18 jours, Éyal, Naftali et Guil-Ad nous ont contemplé. Nous ne le comprenons que maintenant. Ils ont vu l’unité qui s’est installée, la paix qui a régné, l’amour qui a germé. Ils ont assisté à la prière au Kotel, mais aussi aux prières dans chaque foyer. Ils ont vu les bougies de Chabbat allumées un peu plus tôt. Près du Trône divin, ils ont souri, le même sourire que celui des photos qui nous accompagnent depuis plus de deux semaines.

Dans les collines de Samarie, des mères pleurent. Sur des enfants qui auraient pu être les leurs, sur trois balles qui ont mis fin à l’espoir.

Dans les collines de Samarie, des mères sourient. Contemplent leurs enfants qui vont poursuivre leur route et grandir. Je laisse à Hachem le soin de la vengeance. Pour ma part, ma vengeance consistera à continuer de construire mon pays, d’y éduquer mes enfants, d’aimer mon peuple si fort, si beau, si exemplaire.

Par sur le magazine Hamodia – Édition française

6/7/2014

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Vos réactions : 1

(1) paya, July 7, 2014 9:02 PM

je pleure avec ces mères, mais le chagrin n'efface rien !

 

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