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Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Pour mener une relation harmonieuse, il faut parfois être prêt à accepter les singularités de l’autre. Même si celles-ci nous paraissent franchement loufoques…

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L’un des grands secrets pour mener une relation harmonieuse (amis, couple, famille etc.) est d’accepter les bizarreries et excentricités de l’autre, quand bien même elles nous semblent loufoques, absurdes ou déplacées.

Nous avons tous notre propre façon d’aborder les défis de la vie, nos propres stratégies d’adaptation, et tout simplement, notre propre façon d’être. Si notre relation est saine et épanouie, nous parvenons à fermer les yeux sur ces petites lubies, et parfois même à les accueillir avec un sourire. En revanche, si notre relation est fondée sur de mauvaises bases, ces mêmes loufoqueries nous agaceront au plus haut point.

Prenons l’exemple de Robert et Tina, un couple uni et soudé avec 40 belles années de bonheur commun à son actif. Ils ont trois enfants mariés et une ribambelle d’adorables petits enfants. Ils sont chaleureux, dévoués et très attentifs aux besoins de leur conjoint. Bref, l’archétype du couple harmonieux. Enfin, presque… Parce que quand Robert a le malheur de partir en voyage, quelque chose se brise en lui, et laisse place à un personnage bien différent de l’homme affable qu’il est.

Pour une raison inconnue, il devient extrêmement anxieux et perd ses moyens. Il insiste pour quitter sa maison cinq heures avant le décollage de leur avion, il bouscule tous les passagers qui font la queue devant le poste de sécurité pour être le premier à monter dans l’avion, et d’ailleurs aussi le premier à en descendre. Et les regards et commentaires hostiles des passagers qui l’entourent le laissent totalement indifférents.

Quant à sa femme, elle est si gênée par son comportement qu’elle voudrait rentrer sous terre… Heureusement, une fois arrivés à destination, le séjour se déroule merveilleusement bien. Mais dans le voyage de retour, le cauchemar reprend.

Pourtant, Tina a choisi de fermer les yeux sur l’attitude de son mari. Et pour cause, vu que son manque de délicatesse durant les voyages relève de l’exceptionnel, et que le reste du temps, il se révèle être un époux et père très attentionné, elle a appris à passer l’éponge. Son couple est bien plus important que quelques regards assassins lancés pas des étrangers qu’elle ne recroisera certainement jamais.

Johanna et Déborah font face à un défi similaire. Meilleures amies depuis le CM2, elles ont appris à accepter leurs manies respectives, bien conscientes que trente ans d’amitié sincère valent bien quelques petits désagréments. Du coup, Johanna se plie à la ponctualité excessive de Déborah, et Déborah fait preuve d’indulgence face à l’ « allergie » de Johanna aux conversations téléphoniques.

David et Jonathan agissent de même. Jonathan se garde de toute remarque lorsque David lui décrit son dernier régime choc et David ne taquine presque plus la tendance hypochondriaque de Jonathan. Colocs à la fac, ces indulgences leur ont permis de rester amis depuis plus de vingt-cinq ans, et c’est loin d’être fini.

Marc et Brigitte s’approchent de leurs noces d’émeraude. Brigitte est une femme dévouée et une maîtresse de maison accomplie. A tel point qu’elle ne conçoit qu’une seule et unique manière de plier les chemises et de les ranger dans le dressing. Bien sûr, quand il est en retard pour le boulot, et que sa femme n’est pas là pour l’entendre, Marc avoue que sa femme est un brin trop maniaque. Et pourtant, il n’oublie jamais de plier ses chemises comme Brigitte le souhaite. Sa priorité est de préserver la paix dans son foyer – et la santé psychologique de sa femme.

Chaque famille ne compte-t-elle pas cette grand-mère ou grande tante qui ne peut pas s’empêcher de faire ses commentaires à voix haute sur la coupe de cheveux de votre aîné, le look de votre cadet, et votre propre ligne « qui a un peu épaissi depuis les fêtes » ? Et pourtant, tout le monde ne s’accorde-t-il pas à dire que malgré ces indélicatesses, les fêtes de famille n’auraient pas le même cachet sans elle, que l’on peut passer outre sa langue un peu trop pendue, mais en aucun cas nous priver de sa présence ?

Dans les Maximes des Pères, nos sages nous exhortent à « faire l’acquisition d’un ami ». L’interprétation classique de cette formulation surprenante est qu’une amitié s’acquière au prix de son temps et de son attention. Mais selon un certain commentateur, le prix à payer pour faire fleurir une relation est d’ignorer les petits défauts et manies de notre partenaire. Comme nous l’avons mentionné plus tôt, ce conseil vaut en amitié, mais aussi et peut-être encore davantage, en matière de vie de couple. Nous avons tous un « vilain petit défaut » en nous. Fermons l’œil sur celui des autres, et les autres fermeront l’œil sur le nôtre...

21/10/2013

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