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Le Seder: Un voyage spirituel

Le Seder: Un voyage spirituel

Le Seder est « l’ordre » de Dieu pour passer de l’esclavage spirituel à la liberté spirituelle.

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Le Seder est un voyage de l’obscurité vers la lumière. Le mot Seder veut dire « ordre ». Le Seder bien défini que nous pratiquons la première nuit de Pessah (et la deuxième également en Diaspora), suit l’ordre Divin qui indique comment passer de l’esclavage spirituel à la délivrance. Cet ordre peut être très différent de notre propre conception de l’ordre, généralement basée sur l’efficacité et l’esthétique. Le Seder est notre fenêtre sur l’ordre Divin.

Kadesh

La première étape du Seder est appelée Kadesh. Elle comporte la récitation du Kiddouch sur une coupe de vin. Il existe un principe important qui dit qu’en matière de réalité spirituelle, on n’obtient que ce que l’on recherche. Dans la réalité physique, on obtient ce que Dieu pense être bon pour nous.

Par conséquent, la première étape dans la croissance spirituelle est de vouloir vivre une vie de sainteté. Cela s’exprime dans le Kadesh, en s’engageant à la sainteté.

La sainteté recouvre deux aspects : se distancer de ce qui n’est pas saint, et se rapprocher de ce qui est saint. Cette double dynamique d’éloignement et de rapprochement est reflété dans les quatre termes que Dieu utilise dans la Torah pour designer la rédemption, lorsqu’Il informe Moise qu’Il va libérer les Israélites du joug de l’Égypte. Les termes : Je vous ferai sortir et Je vous sauverai se référent à l’éloignement du joug égyptien. Les termes Je vous rachèterai et Je vous sauverai font référence à un mouvement en direction de Dieu.

De la même manière, la sainteté implique que l’on s’éloigne de tout ce qui nous limite. Le commentateur médiéval Rashi explique qu’on accomplit la Mitsva « d’être saint » en étant extrêmement prudent en toutes choses relatives à la séparation entre les hommes et les femmes. Cela inclut la proscription des relations illicites.

Le rapport au spirituel est basé sur le don et l’engagement ; Le rapport physique est basé sur l’exploitation.

Rachi définit la sainteté en termes de pureté sexuelle parce que le plus fondamental de tous les besoins humains fondamentaux est précisément le besoin d’attachement. Attachement qui peut être soit spirituel (ce qui inclut une relation physique sanctifiée) soit purement physique. L’attachement spirituel se base sur la générosité et l’engagement. L’attachement physique est basé sur l’exploitation. Une relation d’exploitation est ce qui éloigne le plus de la sainteté, du lien ultime, qui est le lien véritable avec Dieu.

Maimonide n’est pas d’accord avec Rashi. Il prétend que la sainteté ne se suffit pas d’un éloignement du mal, elle requiert un acte positif. Pas seulement d’éloignement, mais aussi de rapprochement. D’après Maimonide, la sainteté demande d’opérer une prise de conscience de la Divinité ainsi qu’un engagement envers Elle. Son célèbre dicton est : « Sanctifie-toi avec ce qui t’est permis ». Il explique que cela peut être accompli en faisant preuve de modération dans l’usage de ce que la Torah nous permet. Il faut par exemple éviter de se saouler de vin casher ou de s’empiffrer de nourriture cachère.

Maimonide introduit ensuite une notion plus profonde. Il nous avertit de « ne pas sombrer dans le matérialisme ». Pourquoi utilise-t-il le terme « sombrer » ? Le terme Hébreu pour designer le monde matériel est « Gashmiout », qui vient du mot Geshem, pluie. Dieu vivifie le monde à travers la pluie. Si l’on concentre son attention sur le monde et non sur sa Source, on se noie. On devient submergé par l’immensité des dons Divins et on Le perd de vue totalement. La sainteté consiste donc à ne pas perdre la conscience de Dieu.

La première étape du Seder est donc Kadesh, parce que pour pouvoir avancer vers la lumière on doit s’engager à vivre une vie de sainteté. Ceci requiert que l’on se sépare du négatif et que l’on se dirige vers la conscience de Dieu.

OUR’HATZ

L’étape suivante du Seder s’appelle Our’hatz, qui signifie « se laver ». Elle consiste à se verser de l’eau sur les mains par deux fois à partir d’une tasse, sans réciter de bénédiction.

Se laver les mains à ce stade du repas semble être une requête superflue. Après tout, on aurait très bien pu manger le Karpasss (un légume vert) avec le repas, ce qui aurait ôté la nécessité de se laver deux fois les mains. Cela aurait été plus pratique, mais là encore il s’agit d’un ordre Divin pour le Seder, qui ne ressemble pas à l’ordre que nous utilisons, plus en rapport avec la pratique et l’efficacité.

Ce qui est suggéré ici, c’est que celui qui veut atteindre la sainteté doit avoir les mains propres. Comme le dit le verset des Psaumes « Élevez vos mains en sainteté et bénissez Dieu ». Que cela veut-il dire ?

La sainteté ne peut se révèler en vous qu’en accord avec ce que vous faites concrètement.

Vos mains obéissent à votre volonté. Il ne suffit pas de rechercher la Sainteté, il faut également que nos mains, c'est-à-dire nos actions, soient saintes. Si par exemple on aspire à la spiritualité, mais que l’on vit une vie matérialiste, ou bien que l’on veut être saint, mais qu’on exerce une forme d’oppression sur quelqu’un, alors la voie de la rédemption est obstruée. Il ne peut y avoir de progression tant que les mains ne sont pas « propres ». La sainteté ne peut se révèler en vous qu’en accord avec ce que vous faites concrètement.

KARPASS

Le Karpass suggère la simplicité à laquelle les premiers humains ont été soumis après avoir péché dans le jardin d'Éden. Avant le péché, la nourriture dans le jardin d'Éden était essentiellement différente de la nourriture que nous connaissons aujourd'hui. La manifestation physique du fruit dans le Jardin d'Éden était identique à sa racine spirituelle. Une pomme de l'Éden, par exemple, était une expression de la piété, et était perçue comme telle. La joie que les premiers humains éprouvaient en mangeant des fruits était fondamentalement différente du plaisir que nous éprouvons à manger.

Imaginez un instant comment Adam s’est senti après le péché, quand il fut banni de l'Éden et qu’on lui annonça que son nouveau régime serait constitué d’herbes des champs. Il fut brisé par cette perspective. Selon le Midrash, Adam s'est plaint à Dieu, "Quoi? Je vais être comme mon âne, qui mange l'herbe?"

Dieu a répondu à Adam qu'il serait différent de son âne parce qu'il pourrait faire des bénédictions sur sa nourriture.

Pour comprendre cela profondément, regardons un commandement ultérieur de la Torah, l'interdiction d'offrir ses enfants en sacrifice à Molekh, qui était un dieu païen. C'est un commandement sympathique, parce qu'il est toujours agréable d'avoir un commandement que l’on sait ne pas avoir transgressé.

Dans le texte, Dieu dit de la personne qui offre à ses enfants au Molekh « il a profané mon sanctuaire. » Rachi demande : « Quel sanctuaire ? » Puis il répond à sa propre question : « La communauté d'Israël. » Si vous offrez un enfant au Molekh, vous avez profané toute la communauté.

En fait, Rachi cite le Talmud, qui utilise le même verset biblique sur la profanation du sanctuaire Divin et pour faire référence à une personne qui a profité de tous les plaisirs de ce monde sans dire de bénédiction. Le Talmud nous dit d'une telle personne, « il a volé à son père et sa mère. » Qui est son père? Dieu. Qui est sa mère? La communauté d'Israël.

La chose la plus simple peut être élevé par une bénédiction

Le Maharal de Prague, un mystique du 16e siècle, explique que Dieu a créé ce monde afin de nous donner la capacité d'en être les bénéficiaires conscients. Quand nous disons une bénédiction sur la nourriture, devenant ainsi les bénéficiaires conscients, nous validons le but Divin tout entier de la création du monde. Chaque fois que nous mangeons comme Adam craignait que les gens mangent, à la façon dont un âne mange, nous subtilisons à Dieu la possibilité de voir Son but dans la création validé. Et qui plus est, nous avons également invalidé notre propre destin en tant que peuple, qui est de reconnaître Dieu.

Les légumes que nous mangeons pour le Karpass sont le plus simple genre de nourriture. Vous pouvez les manger sans aucune préparation. L'idée derrière le Karpass, c'est que même l’aliment le plus simple peut être élevé par une bénédiction. C'est la différence entre nous et les animaux. Le Karpass est une étape essentielle dans le processus du Seder car avant de pouvoir passer à l’étape suivante, nous devons être humiliés.

Ya’hatz

Ya’hatz consiste à prendre la Matsa du milieu des trois Matzot sur la table du Seder, et à la briser en deux morceaux inégaux. Le plus grand est mis de côté pour l'Axiome; puis nous récitons la Haggadah en entier sur le plus petit morceau.

Ya’hatz nous montre que, pour que nous puissions vraiment progresser vers la rédemption, certains aspects de nous-mêmes doivent être brisés. Comme le dit le verset des Psaumes: « Dieu est proche de ceux qui sont brisés. »

Il existe une différence essentielle entre avoir le cœur brisé et le désespoir. La voix du désespoir nous dit : «Je ne suis bon à rien et le monde ne vaut pas la peine, donc je vais juste dormir toute la journée, manger du chocolat et lire Paris-Match. » La voix d'un cœur brisé aspire à l'aide, aspire à quelque chose de plus. Elle dit: « Je ne suis pas où je veux être, je veux plus.»

J’ai assisté récemment à l'enterrement d'un bébé tué dans une attaque terroriste. Celui qui conduisait les prières à l'enterrement a prié avec un tel « cœur brisé » que nous pouvions sentir qu'il perçait les cieux. C'était la voix de la réticence à accepter les choses comme elles sont, tout en sachant exactement vers Qui se tourner. Ce genre de cœur brisé mène à la rédemption.

Maguid

Maguid, qui signifie « récit », est la partie principale du Seder, la récitation de l'histoire de l'Exode comme elle est rapportée dans la Haggadah.

« Raconter » est différent de «dire». « Raconter » implique de raconter une histoire. Une histoire, par définition, a un début, un milieu et une fin. Si on pouvait contempler les événements d’une vie dans leur intégralité, depuis leur début jusqu'à leur fin véritable, on pourrait observer la façon dont Dieu dirige le monde par la Providence. En temps normal nous ne voyons pas la Providence Divine, parce que nous ne remarquons que ce qui se passe maintenant, aujourd'hui, cette semaine. Toutes les interactions incroyables entre les âmes et les événements qui ont fait notre présent, et tous les moyens complexes par lesquels les événements d'aujourd'hui feront advenir la fin des temps, ou les générations du futur nous sont cachés. Le but de Maguid est de nous donner une vision vaste, une perspective plus large qui commence plusieurs générations avant l'Exode avec notre ancêtre Jacob en passant par des décennies de souffrances jusqu'à la rédemption, que tant d’esclaves israélites ne vécurent jamais. Maguid est destiné à accroître notre perception des choses, et c’est une étape absolument indispensable pour accéder à la conscience de Dieu.

Maguid commence par un paragraphe rédigé en araméen:

Ceci est le pain de l'affliction qui nos ancêtres ont mangé dans le pays d'Égypte. Que tous ceux qui ont faim viennent manger. Que tous ceux qui sont dans le besoin viennent prendre part à l'agneau de Pessah. Aujourd’hui nous sommes ici, l'an prochain nous serons en Terre d'Israël. Aujourd’hui, nous sommes esclaves, l'an prochain nous serons des hommes libres.

Ce paragraphe soulève plusieurs questions. Pourquoi est-il rédigé en araméen, alors que le reste de la Haggadah est en hébreu? Pourquoi à ce stade du Seder lançons-nous une invitation à d'autres à venir le partager? Même une personne mal organisée, sachant que le Seder comporte quinze étapes et qu’elle se situe à la cinquième, aurait dû inviter les gens plus tôt! Le « pain de l'affliction» - la Matsa - est également considéré comme le pain de la rédemption. Comment une même chose peut-elle incarner deux états opposés?

La Haggadah, comme le livre de prières, fut instituée lors du retour des Juifs de l'exil babylonien, qui avait suivi la destruction du Premier Temple. Avant cela, pendant la période du Premier Temple, les Juifs mangeaient tous leur sacrifice de Pessah et racontaient l'histoire de l'Exode d'Égypte, mais de manière informelle. La destruction du Premier Temple et l'exil de Babylone, où nous avons commencé à parler l'araméen, furent la première catastrophe majeure de l'histoire juive. Les sages ont institué ce paragraphe en araméen pour nous montrer que quelle que soit l’immensité de notre chute, nous pouvons toujours être rachetés.

Le Maharal explique que le discours doit être une expression de la pensée. Si, en tant que peuple, nous ne pensons pas d'une manière sainte, alors nous ne pouvons pas parler la «langue sacrée », qui est l'Hébreu biblique. Depuis l'époque de l'exil, nous avons été réduits, en tant que peuple, à parler « des langues étrangères. » La Haggadah fait figurer ce paragraphe en araméen pour nous rappeler que même dans l'état de misère dans lequel nous sommes tombés, nous sommes toujours capables d'aspirer à une rédemption future.

Ce pain, le pain azyme, symbolise l'esclavage égyptien, où l’on n'avait même pas eu le loisir de préparer un bon pain au levain. Parallèlement, la Matsa représente le pain de la rédemption et de la simplicité. C'est le pain qui nous renvoie à ce que nous sommes. La Matsa se compose de seulement deux ingrédients: de la farine et de l'eau. De même, les êtres humains sont composés d’un corps et d’une âme. Lorsque nous devenons capables de revenir à un état de simplicité, à la pure simplicité de l'essence, la rédemption suit automatiquement.

Nous invitons d'autres personnes à partager notre repas. Évidemment, ceci n'est pas conçu comme une invitation formelle pour des personnes qui auraient dû être invitées des semaines à l’avance. C’est plutôt pour nous rappeler que notre rédemption dépend de ce que nous nous voyions comme une Communauté d'Israël, non pas comme des Juifs individuels.

Plus on se considère comme une partie d’un ensemble plus facile sera le retour vers Dieu

l'époque du Temple, l'agneau de Pessah devait être entièrement consommé en une seule nuit. Il fallait donc que les familles et les voisins se réunissent pour partager un agneau. Cela est dû à ce que la promesse Divine de rédemption fut faite à la convention collective du peuple juif, et non aux individus. Plus nous nous considérons comme une partie de cette convention collective, plus nous serons dignes de la rédemption.

Viennent ensuite les « Quatre questions », généralement récitées par le plus jeune enfant présent à table. Ce qui est sûr quant aux quatre questions, c’est que jamais un enfant ne les poserait spontanément. Les enfants ne demandent pas « Quel est le sens de ceci ou de cela? » Les enfants posent des questions comme : « Est-ce que tata a grossi depuis l'an dernier? » ou « Je pensais qu’oncle Harry était mort. » Je me souviens encore demander cela quand j’étais petite. Quels regards on m’a lancés ! Surtout de l'Oncle Harry!

Ces quatre questions ne peuvent pas venir à l’esprit des enfants pour la simple raison qu'elles se réfèrent à des choses, comme manger les herbes amères ou tremper à deux reprises, qui n'ont pas encore eu lieu dans le Seder.

Les quatre questions sont en fait des déclarations sous forme de questions, parce que la condition sine qua non pour apprendre quelque chose est de réaliser qu’on ne la connaît pas. Nous abordons le Seder, qui est appelé «le secret de la rédemption», en admettant que nous ne savons pas. Nous ne savons pas, par exemple, pourquoi nous nous inclinons sur la chaise quand nous sommes encore en exil. Ces secrets sont au-delà de notre entendement. Les quatre questions sont conçues comme des déclarations au sujet de qui nous sommes, des expressions de notre humilité à l'approche des secrets formidables du Seder.

Vous avez peut-être remarqué dans vos Seder précédents que la réponse aux quatre questions ne répond à aucune des questions. Au lieu de cela, elle est la réponse fondamentale à l'essence de nos questions : « Pourquoi vivons-nous une vie faite de paradoxes, pourquoi exil et rédemption sont-ils liés? »

La réponse réside dans les mots: «Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte. » Notez qu'il ya deux sortes d'esclavage: l'esclavage de Pharaon et l'esclavage de l'Égypte. Le mot Pharaon est lié au mot hébreu Paru’ a, qui signifie «sauvage». Pharaon représente une approche qui rejette toute limitation et toute loi, l’approche du libertarisme et du libertinage. Le mot paru’ a contient les mêmes lettres hébraïques que le mot oreph, qui fait référence à l'arrière du cou, le siège du cerveau reptilien - instinctif et animal.

Cette approche prétend libérer, mais l'Égypte en hébreu se traduit par Mitzraïm, qui signifie étroit, contraint, limitée. Plus une personne se dépouille des règles de conduite, plus limitée il devient dans sa capacité à éprouver quoi que ce soit de plus élevé que l'instinct, au point qu'elle devient bestiale. Ce qui passe pour de la liberté est en fait une limitation totale.

Les Juifs, vous l’avez sans doute remarqué, présentent deux traits caractéristiques : nous sommes passionnés de sens et nous voulons changer le monde. Les Juifs n'ont jamais dit : « faites comme vous le sentez » à moins qu'ils n’aient pensé réparer quelque chose. Aucune société n’aurait pu être plus opposée à notre vraie nature que celle de l'Égypte ancienne. Nous avons dû faire l'expérience d’à quel point la civilisation tant vantée de l'Égypte était éloignée de l'essence d'un Juif. Pour reprendre les mots du Maharal, nous avons dû apprendre une fois pour toutes qui nous ne sommes pas dans le but d'apprendre qui nous sommes.

Nous allons terminer cet article (qui n'est pas la fin de la Haggadah) avec les mots qui terminent cette première phrase de LA réponse : « L’Éternel notre Dieu nous a fait sortir de là avec une main forte et un bras étendu ». Nous n'aurions jamais pu nous libérer seuls. Au bout du compte, malgré tous nos efforts pour croître spirituellement, la rédemption reste un don de Dieu. La « main » de Dieu est un symbole de Hachga’ha, signe de la Divine Providence qui dirige le monde. Le « bras » de Dieu est un symbole de sa compassion. Ces deux forces nous rachètent de l'esclavage spirituel. La vraie liberté est de reconnaître le contrôle d’amour qu’exerce Dieu sur nos vies.

Passez une joyeuse et cachère fête de Pessa’h !

Reproduit avec la permission la Rebbetsen Heller

3/4/2012

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