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Pourim, la foi en Dieu, et la perspective du retour sur Sa Terre

Pourim, la foi en Dieu, et la perspective du retour sur Sa Terre

Israël n'est pas une terre de refuge, mais c'est une terre d'accession

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Le climat sécuritaire et social qui règne actuellement en France conduit de nombreux Juifs de France à envisager de plus en plus sérieusement une alya en Israël et même à la concrétiser.

Si l’on doit se réjouir d’une telle décision, on doit également mettre en garde contre toute absence de préparation dans une démarche aussi déterminante que ce soit sur le plan matériel – c’est une évidence ­– ou d’un point de vue spirituel.

Je l’ai dit plusieurs fois : Israël n’est pas une terre de refuge, mais c’est une terre d’accession. Si l’on monte en Israël, c’est pour s’élever en particulier sur le plan spirituel. Ceux qui se sont soigneusement préparés à cette alya auront plus de chance d’en goûter les bienfaits que ceux qui se sont précipités vers la Terre d’Israël, dans l’improvisation, sans planification suffisante.

Chaque Juif doit être prêt en permanence à se rendre sur la Terre de ses ancêtres.

Il est vrai que chaque Juif doit être prêt en permanence à se rendre sur la Terre de ses ancêtres. Le premier enseignement à tirer de cette situation est clair : chacun de nous doit intégrer dans son identité la montée en Israël comme une étape nécessaire et prévue par les prophètes. Ceci étant, la fragilité de la situation des Juifs en Europe en général et en France en particulier n’est pas sans nous rappeler une autre période à la fois très tendue et très marquante de l’histoire juive : celle de Pourim que nous allons célébrer la semaine prochaine.

En effet, rappelons qu’à cette époque, les Juifs étaient confortablement installés dans l’Empire perse et ils bénéficiaient alors d’une protection rapprochée qui leur garantissait sécurité et bien-être à tous les niveaux. Et voilà qu’il a suffi d’un brusque changement de politique initié par un homme de pouvoir, Haman, nourri d’une haine viscérale envers Israël, pour bouleverser cette tendance et placer notre peuple en Diaspora face à une menace existentielle sans précédent. À l’époque, il n’existait pas d’État juif et donc notre peuple n’avait pas d’autre choix que de tout faire pour survivre. Et avec l’aide de Dieu qui s’est exprimée de manière voilée à travers la reine Esther, le sort dramatique que lui réservait Haman s’est retourné contre lui.

Mais c’est la brutalité du changement que je souhaiterais souligner. Lors de la délivrance d’Égypte, les Hébreux ont quitté le pays de l’esclavage dans la précipitation et d’un instant à l’autre sont devenus des hommes et des femmes libres. Dans cette précipitation, beaucoup ont « raté le train » puisque les commentateurs nous enseignent qu’un cinquième seulement du peuple est sorti d’Égypte. Et plus tard dans notre longue histoire, ce cas de figure s’est reproduit à de multiples reprises, conduisant nos ancêtres à errer de pays en pays, de diaspora en diaspora. L’incertitude et l’inquiétude sont deux sentiments qui ont donc habité les Juifs durant ces deux mille ans d’exil. Mais au-delà, nous savons que c’est d’une part l’immense foi en Dieu, sans cesse revendiquée et de l’autre l’aspiration à revenir sur la Terre d’Israël toujours vivace qui les ont aidés à traverser les pires épreuves et à survivre aux menaces d’extermination sans cesse renouvelées.

Car il ne fait aucun doute que c’est sur cette terre que le peuple juif est appelé à devenir le Phare des Nations comme il est écrit : « Je ferai de toi une lumière pour toutes les nations. » Nous ne sommes pas égoïstes. Nous avons toujours tout partagé, en particulier notre message, afin que les Nations reconnaissent le moment venu la grandeur du Tout-Puissant. Israël n’a pas converti le monde, mais il l’a inspiré en lui insufflant un souffle de spiritualité.

Cette époque arrive à grands pas et le Pourim que nous nous apprêtons à célébrer ne sera pas seulement le symbole d’une victoire physique sur ceux qui, à l’instar d’Haman le Perse, ont voulu nous détruire dans le passé et qui à travers des ayatollahs d’Iran continuent à vouloir nous exterminer, mais elle sera avant tout l’annonce du plus beau des succès : celui de la spiritualité sur eux.

Cette tribune a paru sur le magazine Hamodia – Édition française.

2/3/2015

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