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Yom Kippour, trouvons la pièce manquante

Yom Kippour, trouvons la pièce manquante

Une opportunité nous est offerte de revenir à notre véritable moi, découvrons-en le secret…

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Le jour de Yom Kippour est celui du pardon. Nous jeûnons, nous nous rassemblons en prière pour expier nos fautes. C’est le jour le plus saint de l’année. À l’époque de Temple, il y avait une dimension qui n’existe plus de nos jours : le Grand prêtre, l’homme le plus saint du peuple juif, entrait au moment de la prière de moussaf dans le Saint des Saints, là où aucun homme n’a le droit d’entrer et dans lequel aucun sacrifice n’est fait durant l’année.

Le matin, on présentait devant le Grand prêtre deux béliers totalement identiques et on procédait à un tirage au sort. L’un deux était destiné à être jeté du haut d’une falaise hors de Jérusalem. L’autre était présenté en sacrifice dans le Saint des Saints, là où se trouvait le tabernacle qui renfermait les tables de la loi.

C’est par ce cérémonial que le pardon des fautes de tout le peuple juif était concrétisé. Ce moment était donc crucial.

Le point de départ est la ressemblance entre les deux béliers qui finalement connaissent un destin diamétralement opposé.

Au moment où le bélier va être envoyé dans le désert, il provoque l’envie de celui qui reste dans le Temple car il ignore sa vraie destination et jalouse sa « liberté ». Il a l’impression qu’il va pouvoir vivre en toute liberté alors qu’en fait, il finira au fond de la falaise.

Imaginons deux frères jumeaux : le premier s'investit sérieusement dans ses études et nourrit de hautes ambitions. L'autre préfère profiter de la vie et vit le moment présent, insouciant. A l'image des deux béliers, il peut arriver au premier d'envier le second pour sa "liberté". Cette dualité existe en fait en chacun de nous.

Le Rambam explique dans le dixième chapitre de Hil’hoth techouva que le but de la création de l’homme est d’être épanoui dans sa relation avec Hachem. Or, c’est la recherche de vérité qui apporte l’ultime bonheur. Plus encore, quand l’homme respecte la vérité pour elle-même et non par recherche du bonheur, il deviendra le plus heureux du monde. Quelles sont les entraves qui empêchent l'homme de vivre en adéquation avec ces vraies valeurs ?

L’enfant et l’adulte

Or, qu’est-ce qui empêche l’homme de rechercher la vérité ? En chacun de nous, il y a un enfant et un adulte. La période de l’enfance peut durer jusqu’au dernier jour de notre vie. Dans ce contexte, qu’est-ce qui assure le passage entre les deux états de l’homme ? L’enfant recherche le plaisir immédiat. L’adulte, lui, comprend ce qu’est la satisfaction à long terme. Alors que l’un passe son temps à travailler et à se perfectionner, l’autre s’oublie dans les divertissements et les plaisirs immédiats.

L’homme et l’animal

Pour le Roi Salomon, il n’y a pas de différence entre l’homme et l’animal : seul le choix de se séparer de notre partie animale nous assure notre statut d’homme. C’est donc grâce au libre arbitre donné par Hachem à l’homme que ce dernier est en mesure de dominer l’animal qui est en lui. (Pour Darwin à l’inverse, l’homme était un animal mais ne l’est plus depuis qu’il a évolué. Il n’y a donc pas de notion de libre arbitre.) L’homme est en fait conscient de certaines vérités mais il est continuellement entravé par sa partie animale qui le dirige vers d’autres centres d’intérêt. 

L’individu et le groupe

Lorsqu’on a réussi à se contrôler et à dépasser le stade de l’enfance, il reste un écueil de taille. C’est le système : il met en péril notre sincérité car c’est par rapport au social que nous agissons et non par choix personnel. Il est dévastateur d’agir par rapport au groupe car il nous fait confondre l’essentiel et le secondaire. Il remet en cause totalement l’épanouissement authentique. On agit mécaniquement, toujours par rapport au regard des autres. C’est aussi cela que représente la dualité des deux béliers. Ce n’est pas parce qu’un choix est recommandé par la société qu’il est forcément bon.

Nous vivons tous une dualité dont certains aspects peuvent nous amener à faire de mauvais choix. Il faut donc apprendre à dominer et à gérer notre côté négatif pour triompher et s’épanouir au maximum.

Roch Hachana et Yom Kippour

Roch Hachana est le moment du bilan pour faire le point sur l’année qui a passé et sur les erreurs commises, que ce soit dans l’éducation des enfants, sa relation à son conjoint, ou dans ses choix professionnels, etc. On prend conscience de ses erreurs et de ses manquements afin de s’améliorer. Ce bilan nous amène à Yom Kippour qui est un renouveau grâce à la techouva : la prise de conscience, le regret, la reconnaissance des fautes et les bonnes résolutions. On doit améliorer ses actes pour privilégier les valeurs pour lesquelles un homme doit se battre : que ce soit dans l’éducation, dans le couple, dans l’amitié. Et cela doit nous aider également à nous positionner dans notre judaïsme. Fait-on les gestes par habitude ou par conviction ? A-t-on pris la peine de connaître les richesses du judaïsme ? Nous avons l’opportunité de nous poser les questions essentielles afin de pouvoir donner à notre vie un sens véritable. C’est le message éternel de Yom Kippour qui doit nous mener jusqu’au Saint des Saints.

1/10/2014

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