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L’Egypte, l’Iran et le miracle de Pessah

L’Egypte, l’Iran et le miracle de Pessah

Dieu garantit la survie du peuple juif dans sa globalité, mais pour chaque juif, individuellement, la menace existentielle est réellement alarmante.

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Cette année, lorsque nous serons tous assis à la table du Seder, nous aurons beaucoup plus de choses à l’esprit que les anciens Egyptiens. En effet, aujourd'hui, nous avons de bonnes raisons d'être, une fois de plus, inquiets pour notre survie.

Un ennemi déclaré, précise son intention de nous détruire et est malheureusement en bonne voie d’avoir les moyens nucléaires d’exécuter sa menace. En dépit des innombrables efforts diplomatiques, des sanctions et de la pression politique appliqués à la direction de l'Iran, rien ne semble pouvoir les dissuader de mener à bien leur version de la solution finale.

Comme Pharaon, Ahmadinejad personnifie le plus grave danger. Son but est non seulement de nuire, mais de détruire totalement le peuple juif.
Et comme Pharaon, le crime d'Ahmadinejad est si inimaginable que Dieu promet d’empêcher qu’il se produise.

Laissez-moi vous expliquer.

Dans le récit de Pessah, il est dit que les Juifs étaient en Egypte pendant 210 ans et qu’ils ont souffert pendant la plupart de ces années. Plusieurs générations d’esclaves hébreux se sont donc succédées avant que Dieu ne nomme Moïse pour enclencher le processus de la rédemption. Quelle a donc été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase?

La réponse a été symboliquement donné à Moïse, lors de sa dramatique rencontre avec Dieu dans le buisson ardent.

Une simple lecture de l'histoire nous laisse entendre qu’alors qu’il gardait ses brebis dans le désert du Sinaï, Moïse vit tout à coup un buisson qui était la proie des flammes. Pourtant, curieusement, bien que le buisson soit brûlant, il ne se consumait pas.
Cela défiait les lois de la nature. Un incendie détruit toujours. Moïse ne pouvait pas comprendre.

A ce moment même, alors que Moïse était transpercé par le miracle qui s’accomplissait devant ses yeux, Dieu décida de se révéler et proclama: «Je suis le Dieu de tes pères."

À première vue, l'histoire semble nous dire que Dieu a accompli cet acte merveilleux pour impressionner Moïse avant de lui demander d'assumer le rôle de leader. Dieu a choisi ce signe afin que Moïse saisisse toute l’étendue de la puissance divine. Mais cela soulève la question suivante ?

N’aurait-il pas été possible, pour Dieu, d’effectuer un autre miracle encore plus frappant, encore plus convaincant et qui soit bien plus représentatif de son contrôle sur le monde entier plutôt que seulement sur un petit buisson isolé dans le désert?

Certains Commentateurs rabbiniques nous fournissent une belle réponse : Dieu n'a pas simplement voulu faire un miracle, Il a également voulu transmettre un message.

Dieu savait quelle était la préoccupation la plus importante dans l'esprit de Moïse. Depuis l'époque où il dut fuir l'Égypte et laisser ses frères souffrir sous l'oppression brutale de Pharaon, Moïse s’inquiétait et se demandait si son peuple était encore en vie. C’est pourquoi, la première chose que Dieu a faite a été de rassurer Moïse, non seulement pour le moment présent mais également pour l'avenir : Le buisson brûlait sans se consumer. De même, le peuple juif, contre toutes les lois de l'histoire, ne périra jamais.

Le buisson symbolisait le peuple juif. Il était en feu, mais, contre toutes les lois de la nature, il n'a pas été consumé. De même, le peuple juif, contre toutes les lois de l'histoire, ne saurait jamais périr. Telle était la promesse divine qui était implicite dans le premier message que Dieu donna à Moïse, à l'aube de sa prise en charge de son rôle de leader du peuple Juif.

Le buisson brula mais ne se consuma pas. De même, le peuple juif, défiant les règles de l’histoire ne disparaitra jamais.

Promesse éternelle

Le miracle du Buisson Ardent était la représentation graphique du miracle de la survie du peuple juif. Lorsque Arnold Toynbee eut terminé d’écrire son livre : l'étude de l'Histoire, un classique en 10 volumes, qui analyse l'ascension et la chute des civilisations humaines, il a été troublé par une réfutation de ces règles universelles qui, croyait-il, régissait le déclin inexorable de tous les peuples de la Terre. Seuls les Juifs ont survécu en dépit de l'analyse soigneusement raisonnée de Toynbee. Donc, Toynbee proclama : les Juifs ne sont plus qu'un «vestige», un peuple destiné à l’expiration dans peu de temps.

Pourtant, en dépit de toutes les brutales tentatives visant à notre destruction, les Juifs ont démontré le miracle permanent du Buisson Ardent.
L'histoire juive défie toute explication. Il est dit que lorsque le roi Louis XIV demanda à son philosophe résident, Pascal, s'il croyait aux miracles, Pascal aurait répondu par l’affirmative.
Surpris, le roi demanda alors: «Donne-moi une illustration d'un miracle qui justifie cette croyance."
Et Pascal répondit :"Les Juifs, Votre Majesté, la survie des Juifs, ne peut être qu’un miracle."

La raison de ce miracle est en réalité la réalisation de la promesse divine faite il y a longtemps à nos patriarches, Abraham, Isaac et Jacob. Cette promesse qui a rassuré nos ancêtres sur le fait que leurs descendants ne sauraient jamais périr; que leur rôle dans l'histoire d’être «une lumière pour les nations" resterait vivant jusqu'à la réalisation du rêve messianique.

Et cela explique pourquoi Dieu a choisi ce moment particulier pour Moïse pour commencer le miracle de la rédemption nationale, la sortie d'Egypte. Lorsque les plans de Pharaon passèrent de l'oppression à l'extermination et que la disparition des enfants d'Israël devint potentielle, la délivrance de Dieu devenait indéniable et inévitable.

Dès que Haman fut déterminé à exterminer tous les Juifs, hommes, femmes et enfants, le miracle de Pourim était couru d'avance et le plan de Haman a été voué à l’échec, il a fini pendu. La disparition des Juifs de la scène du monde devait être évitée, quel que soit les peu probables coïncidences nécessaires à causer la réalisation de la conclusion divinement désiré.

En réponse au Danger

Puisque nous nous préparons à célébrer Pessah, et que nous avons de nouveau à faire face à une autre « figure de Pharaon » qui cherche à nous détruire, nous devons nous rappeler deux choses essentielles :
D'une part, tous ceux qui cherchent à nous détruire invitent la colère divine à se déchainer sur eux comme sur les Egyptiens qui ont péri dans la mer Rouge.
Mais d'autre part, nous avons besoin d’assurer à Dieu que nous méritons Son intervention.

Chaque fois que les Juifs sont menacés, notre réponse doit être guidée par le repentir, la prière et le don de la charité.

En aucune manière je ne voudrais minimiser le danger de la situation actuelle. Chaque fois que nous nous trouvons menacés, notre réponse doit toujours être guidée par la traditionnelle triple approche de la repentance, la prière et le don de la charité. Les Hamans de l'histoire peuvent tous être voués à la destruction divine, nous devons quand même faire tout ce qui se trouve en notre pouvoir afin d’atténuer le résultat du mal qu’ils provoquent par le renforcement de notre engagement envers Dieu et saTorah.

Nous pouvons être sûrs que Dieu ne nous abandonnera pas; Il garantit notre survie collective. Mais individuellement, la menace existentielle est bien réelle. Elle est la véritable cause de cette peur alarmante qui devrait nous réveiller et remuer en chacun d’entre nous, une téchouva sincère.

Ce Pessah, même si notre joie est tempérée par les mises en garde inquiétantes de certains voisins d'Israël, laissons-nous gagner par l'espoir selon les mots d'un auteur célèbre qui, bien que n'étant pas juif, a bien compris le message du buisson ardent. Léon Nicolaïévitch Tolstoï, un écrivain chrétien connu pour avoir écrit Guerre et Paix, en 1908: Un Juif est l'emblème de l'éternité. Celui que ni les tueries, ni des milliers d'années de tortures ne saurait détruire. Celui qui ne craint ni le feu, ni l’épée, ni l’inquisition et qui n’a pas disparu de la surface de la terre. Celui qui fut le premier à réaliser les oracles de Dieu. Celui qui a été depuis si longtemps le gardien de la prophétie et l’a transmise au reste du monde. Une telle nation ne peut être détruite. Le Juif est aussi éternel que l'éternité elle-même.

3/4/2012

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Vos réactions : 1

(1) Ohayon, April 6, 2012 10:03 AM

Colacavot qan on a la emouna rien peut nous arriver hag cachere pessah sameah amennnnn

 

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