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Hollande-Trierweiler: génération Kleenex?
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Il avait fait du changement son slogan de campagne, il l’applique maintenant dans sa vie privée en se séparant officiellement de sa compagne. Réflexions sur le feuilleton le plus suivi de l’hiver…

« Entre les deux, mon cœur balance » n’aura pas été un refrain longuement entonné par M. Hollande. Avec l’annonce définitive de la séparation du chef de l’État avec sa compagne, c’est le feuilleton le plus suivi de l’hiver qui nous livre son épilogue.Valérie Trierweiler devra donc renoncer à son rôle de Première dame, auquel elle semblait avoir pris goût. Quant à la nouvelle élue du cœur présidentiel, seul l’avenir nous dira si elle ira un jour élire domicile à l’Élysée.

Au-delà de l’ambiance délétère provoquée par la presse, au-delà des clivages politiques, au-delà des critiques qui fusent, la nouvelle interpelle. M. le Président a-t-il connu un « moment difficile » dans son couple comme il l’a déclaré dans sa dernière conférence de presse, ou bien faut-il voir dans sa saga amoureuse le symptôme d’un refus de la notion d’engagement ?

Car pour ceux qui n’ont pas la mémoire trop courte, le feuilleton ne débute pas par les révélations d’un magazine en manque de sensations mais bien quelques dix années en arrière lorsque le président file l’amour parfait avec Ségolène Royal. Malgré le temps, malgré les enfants qu’elle lui avait donnés, il semble bien qu’Hollande n’avait pas voulu s’engager auprès de son ancienne compagne. Et comme le prouve son silence éloquent lors d’une séquence vidéo qui a récemment refait surface sur les réseaux sociaux, lorsque Ségolène lui demandait sa main (sic!), il la renvoyait dans les cordes, tout sourire.

La suite est connue. Hollande rompt avec Royal et choisit le concubinage avec Valérie Trierweiler, quitte à devenir le premier président français non uni par les liens du mariage. Puis vient l’idylle secrète avec sa nouvelle favorite, l’actrice Julie Gayet, qui vient, après une nomination éphémère à la Villa Médicis, d’en être radiée avant d’y avoir mis les pieds.

Alors face à cette saga à rebondissements, les ragots vont bon train mais ce n’est pas eux qui attirent notre attention. C’est plutôt le fait que les femmes du Président ressemblent malheureusement à des Kleenex. Changement d’époque, changement de mœurs, argueront certains. Mais le passage du temps suffit-il à expliquer cette glissade vers l’amour-mouchoir ?

High-tech et amourettes

« Made in China » est le label le plus courant des produits manufacturés. Dans le monde entier, la rentabilité est le critère n°1 dans l’achat du consommateur. On achète pas cher, en sachant que l’on peut racheter assez vite, vu le prix. On a même abandonné le concept de réparation. Pire, on soupçonne même les fabricants de fragiliser les matériaux afin d’encourager la casse. Ceci est valable pour l’électroménager, les vêtements, les jouets, le high-tech ou les meubles.

Le danger c’est que cette description se reflète tristement dans les relations amoureuses d’aujourd’hui. On se jette après emploi, en se prévalant d’une liberté tout azimut. Et pour s’en convaincre, il suffit d’analyser le taux de divorce qui, en France, varie entre 48 et 50 % selon les années. À croire que le « meilleur » ne va plus avec le « pire », puisqu’on ne recherche que le meilleur. La quête du plaisir instantané entraîne dans son sillon les couples monoparentaux et la déstructuration des foyers. Et ceux qui auraient pu incarner un certain modèle ne donnent plus l’exemple, comme le montre François Hollande. Ou plutôt si, le Président est justement une figure représentative de la nouvelle tendance de l’amour consumériste. Il faut du rapide, du facile. Mais à quel prix ?

Un amour au parfum d’Éden

Il va sans dire que cette conception se situe aux antipodes de la vision juive de l’engagement dans le mariage.

Dans l’une des sept bénédictions récitées sous le dais nuptial, nous formulons le souhait que les jeunes mariés « retrouvent la joie et le bonheur goûtés par Adam et Ève dans le Jardin d’Eden. » Quelle est donc la particularité du tout premier mariage de l’humanité ? C'est que les deux conjoints étant seuls au monde, ils vivaient dans la certitude qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Et même si, un jour ou l’autre, ils se heurtaient à une quelconque difficulté, cette conviction était le navire insubmersible qui leur permettait de triompher de toutes les tempêtes.

Tous les couples traversent des hauts et des bas. Mais lorsqu’on se rattache à l’espoir et surtout à la volonté de parvenir à une véritable union des cœurs et des esprits, on trouve le courage de relever les défis plutôt que de crier à la rupture à la première dispute. 

Pour le judaïsme, l’amour ne se restreint pas au coup de foudre. Un mariage, ça se construit. Pierre par pierre. Lentement mais sûrement. D’où le souhait adressé à tous les jeunes couples à l’aube de leur vie à deux : chétivnou bait neeman beisraël, puissiez-vous fonder un foyer stable et fidèle au sein d’Israël. Vous l’aurez compris, on est bien loin de l’amour Kleenex…

Noblesse oblige…

Au-delà du débat sur l’amour 2.0 soulevé par l’affaire Hollande, se pose celui, non moins controversé de la véritable vocation d’un dirigeant.

Lors de la conférence de presse qui l’avait acculé face à des journalistes avides de cancans sur sa vie privée, M. Hollande avait voulu jouer la carte du Monsieur Tout Le Monde en arguant que « comme des millions de familles, la sienne avait connu des difficultés ». N’en lui déplaise, si l’affaire Hollande a bénéficié d’une telle publicité c’est que, consciemment ou non, le peuple a tendance à exiger une certaine irréprochabilité morale de la part de son leader. Comme si, qu’il le veuille ou non, Hollande ne pouvait pas se permettre d’être un homme comme des millions d’autres…

Il s’avère que dans nos traditions ancestrales, le monarque juif devait se distinguer par sa carrure spirituelle et sa droiture morale. Il gardait d’ailleurs constamment près de lui une Torah, afin de se rappeler les valeurs de fidélité, de confiance, et de droiture prônées par notre culture. Malgré les difficultés, il visait haut, sans faux semblant et sans compromis. Ses références étaient là, dans le texte divin, et ne pouvaient subir les altérations du temps ou des modes. Et c’est dans ces conditions qu’il pouvait servir d’exemple et donner l’impulsion au peuple juif dans son ensemble.

Hollande n’est peut-être pas le roi Salomon, mais qu’il le veuille ou non, sa position publique fait de lui une certaine référence en matière de moralité. En trahissant la confiance de sa compagne, aurait-il trahi par là même son rôle de dirigeant ?


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