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La Capitale, Chap. 7 : Dix euros l’info !
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Avant son départ pour la Capitale, Angel va rendre visite à son ami Alex, fraichement promu traducteur de la collection de papyrus anciens du Louvre…

Résumé des épisodes précédents :

Avant son départ pour la Capitale, Angel va rendre visite à son ami Alex, fraichement promu traducteur de la collection de papyrus anciens du Louvre…

Angel aurait pu prendre le métro. Mais il avait, comme le matin même, une forte envie de marcher. Il remonta la rue de l’Arbalète et, rapide comme l’éclair, sans même s’apercevoir du trajet parcouru, il entra, moins d’une heure plus tard, dans le Passage d’Enfer où habitaient Alex et Claire. La perspective des volets aux couleurs pastel se développait devant lui et les pavés brillaient comme des couleuvres, témoins d’une récente averse. Il composa le code qu’il connaissait par cœur, gravit les étages avant de constater que la porte était légèrement entrouverte.

L’appartement était petit et envahi de livres. Il fallait parfois enjamber des cartons dans le couloir pour atteindre le salon où trônait, sur un secrétaire ancien, la copie du papyrus qu’Alex était en train de déchiffrer. Sur les murs étaient affichées des gravures représentant le Temple de Jérusalem et le Tabernacle avec ses deux chérubins.

Ces reproductions correspondaient à Alex qui chérissait ce qui le ramenait aux temps anciens, bien plus glorieux, à ses yeux, que ceux d’aujourd’hui.

Lorsqu’Angel entra, Alex était penché sur le papyrus et, sur l’ordinateur, était apparue en écran de veille l’échelle de Jacob. Il était si concentré qu’il ne fit même pas attention à Angel qui se tenait debout devant lui.

De nombreux sévices

Alex traduisait les louanges adressées à Ramsès II, tâche fastidieuse et rébarbative. Mais en parallèle, il travaillait sur un projet qui lui tenait à cœur : retrouver les traces du passage des esclaves hébreux en Égypte. Les lampes de Dendérah, ces étranges ampoules portées par des hommes, représentées sur les bas-reliefs du Temple d’Hathor, étaient d’après lui les témoins de l’asservissement durant lequel, entre autre sévices, les égyptiens obligeaient les Hébreux à porter sur leurs têtes les luminaires du Pharaon.

Par souci de vérité historique, Alex amassait de nombreux textes, objets d’art, sculptures et sarcophages et avait constitué au fil du temps un dossier important. Car pour lui, la dérive des sociétés, semblable à celle des continents, tenait au morcellement de l’Histoire, que des falsificateurs, à toutes les époques, avaient manipulée sans scrupules. Le terrain commun de l’humanité avait éclaté, à cause de ces faussaires, et il considérait comme fondamental de revenir aux origines afin de redonner une unité et un sens à l’Histoire. Pour lui, Alexander s’adonnait donc à ses recherches animé d’un véritable idéal.

Cette subite promotion fit plaisir à Angel qui congratula son ami et lui souhaita chaleureusement de mener à bien cette mission. Il avait lui aussi un défi à relever car il partait le lendemain pour la Capitale et devait rendre un papier détaillé sur le site. On attendait de lui une véritable enquête policière tant le sujet était nébuleux.

Le visage émacié, le regard perçant et le sourire ironique d’Angel glacèrent un instant Alex.

Les deux camarades se mirent à table. Mais après quelques bouchées, Angel s’arrêta net. Alex venait de lui expliquer qu’une amie de Claire s’était rendue dans la Capitale et avait tout raconté à sa femme. Cette phrase anodine avait sonné aux oreilles d’Angel comme une véritable révélation.

Angel fouilla nerveusement dans sa poche et en retira le carton d’entrée. Il le retourna dans tous les sens et finit par apercevoir, sur la base extérieure, une minuscule inscription portant les dates de la réservation.

Il était blême et sa mâchoire ne desserrait pas. Alex remarqua ce subit changement d’humeur mais fit mine de l’ignorer. Quelque chose ne tournait pas rond chez son ami mais il avait peur de le brusquer.

Plus nerveux que jamais, il remuait son pied de façon saccadée, comme s’il avait des fourmis dans les jambes.

Cette justification ne satisfit pas Alex. Il y avait autre chose qui troublait Angel.

Cette question étonna Alex.

Angel avait retrouvé le sourire et ils purent passer une fin de soirée plus décontractée. Pourtant, lorsqu’il se leva pour partir, rasséréné et reconnaissant, il avait à peine touché à son assiette.


Rendez-vous jeudi 15 mai pour découvrir le chapitre 8...


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