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En souvenir des enfants Sassoon
par le rabbin David Rosman
Je reviens de l’enterrement le plus triste auquel j'ai jamais assisté. Celui de sept enfants d’une même famille emportés par un terrible incendie. Et que je connaissais personnellement.

(Les lecteurs sont invités à poster leurs messages de condoléances aux familles dans la section "Réactions" ci-dessous et nous les transmettrons à la famille Sassoon.)

Je reviens de l’enterrement le plus triste auquel j'ai jamais assisté – celui de sept âmes pures issues d’une seule et même famille. Ces magnifiques enfants étaient mes voisins de palier avant leur départ aux États-Unis, il y a un an et demi. Mes enfants étaient leurs éternels compagnons de jeu. Nos filles étaient scolarisées dans les mêmes établissements. Je vois encore David et Shouey, le surnom affectueux du petit Yéochoua, en train de lire sur mon canapé le Chabbat après-midi, ainsi que la petite Sarah (qui avait 4 ans à l’époque), sauter à la corde en tenant la main de ma fille.

Je me rappelle encore du jour où David, Shouey et mon fils avaient reçu de nouveaux talkies-walkies et avaient réussi à intercepter une conversation anonyme. Pas plus tard que ce Chabbat après-midi, quelques heures avant que la terrible nouvelle ne nous parvienne, ma fille aînée a dit à mon épouse : « Si Rivka vivait encore dans le quartier, nous aurions organisé un centre-aéré pour la semaine d’avant Pessa’h, comme nous l’avions fait il y a deux ans. »

Je suis dévasté. Nous le sommes tous. Aucun mot ne peut décrire la douleur que nous ressentons tous. Les gens du quartier n’ont même pas la force de se regarder en face. Le chagrin est trop fort.

Gaby et Gail Sassoon étaient des parents exceptionnels. Ils entouraient leurs enfants d’un amour et d’une attention hors-du-commun. Regardez donc leurs visages rayonnants. Ils s’évertuaient à faire de leurs enfants des êtres sains et épanouis. Ils étaient extrêmement unis, passant du bon temps ensemble, et appréciant la compagnie l’un de l’autre. Ils formaient chacun l’univers de l’autre. Mais ce qui était vraiment unique, c’est que leurs parents invitaient tout le monde à faire partie de cette joyeuse unité, à tel point que Mme Sassoon acheta un plus grand canapé d’angle afin d’accueillir tous les petits amis et voisins de ses enfants.

Et leurs enfants avaient visiblement hérité de ces qualités. Ils étaient constamment tournés vers les autres, n’hésitant jamais à prêter leurs nouveaux jeux et livres. Même quand ils n’étaient pas à la maison, ils invitaient leurs amis venir chez eux pour profiter de leurs nouveaux livres. Chaque Chabbat, les enfants Sassoon organisaient des jeux pour tous les enfants du quartier, et leur maman distribuait des fruits joliment coupés à tous leurs petits invités.

Dans son éloge funèbre délivré avec une force et une foi surnaturelles, Gaby Sassoon nous a exhortés à reconnaître que l’ensemble du peuple juif ne forme qu’une seule et même entité, et que nous devrions tous nous aimer les uns les autres.

À la fin de son éloge, Gabby a déclaré qu’il ne se sentait pas en mesure de parler de chacun de ses enfants individuellement et qu’un autre le ferait à sa place. Pour finir, personne ne l’a fait, alors j’ai demandé à quelques enfants du quartier de partager quelques impressions aux sujets des enfants Sassoon.

Beaucoup de voisins ont évoqué leurs qualités en général. Ils ont décrit les talents d’artiste des enfants qui ressortaient dans les magnifiques tableaux d’Eliane, by Eliane, Tziporrah, Rivka, David, Yehoshua qui ornaient les murs de la famille Sassoon.

Leur fille Eliane se réjouissait toujours du bonheur des autres, et se faisait un point d’honneur de féliciter ses camarades pour leurs réussites et accomplissement. Elle se démenait pour venir en aide aux autres, souvent dans les coulisses, et n’attendait jamais rien en retour. C’était une amie très fidèle, qui savait garder les secrets qu’on lui confiait. Elle était extrêmement responsable, dévouée à ses frères et sœurs, et animée d’une grande joie de vivre

Rivka était pleine de vie, drôle, extravertie, et sensible envers les autres. Elle mettait à profit son énergie positive pour répandre la bonne humeur autour d’elle. Ma fille m’a confié que c’était Rivka qui l’avait présentée à toutes les petites voisines à notre arrivée dans le quartier. Elle se portait volontaire pour garder ses petits frères et sœurs lorsque sa maman faisait les commissions. Très souvent, les filles aînées accompagnaient leur mère en sortie, et c’est Rivka qui se proposait de rester à la maison pour surveiller les petits. Elle était d’une maturité et d’une sensibilité bien supérieures à son âge

David, l’aîné des frères Sassoon, était très mûr et pondéré. Pacificateur, il était toujours volontaire pour arranger les choses. En même temps, c’était un enfant normal et détendu, doté d’une gentillesse naturelle.

Yéochoua était extrêmement créatif, et il arborait un perpétuel sourire. Il était toujours  prêt à faire participer tous les enfants dans son tout dernier projet ingénieux.

Moché était doux et curieux. Il tenait ses grands frères en grande estime et était toujours heureux de se joindre à leurs aventures avec les autres garçons du quartier, mais était aussi prêt à jouer avec tous, ce qui fait que tous les enfants aimaient sa compagnie.

Toutes les petites filles du quartier adoraient jouer à la poupée avec Sarah. Elle était elle-même une vraie petite poupée, partageant volontiers ses jouets avec ses amies. D’ailleurs, un des voisins a fait remarquer qu’elle ressemblait à une véritable poupée en porcelaine.

Même si à l’époque, Yaakov n’avait que trois ans, il se distinguait déjà par sa présence et l’assurance qui émanait de sa petite personne. Et à l’image de ses aînés, sa courtoisie et ses bonnes manières étaient manifestes lorsqu’il était invité chez ses voisins.

Tous ceux qui ont eu la chance de connaître la famille Sassoon n’ont que des termes élogieux pour les décrire. Ils formaient une famille modèle, un véritable Kidouch Hachem.

Durant l’éloge funèbre prononcé à New York, Gabby a prié l’assistance : « Je vois en prie, aimez vos enfants, aimez vos élèves, aimez les autres enfants. C’est tout ce qui compte, il faut bien le comprendre. »

En repensant aux magnifiques enfants de la famille Sassoon, on ne peut qu’admirer les fruits de cet amour et cette dévotion sans borne voués par leurs parents.  

Veuillez prier pour le rétablissement de la maman Guila bat Francis et sa fille Tsipora bat Guila.

Les lecteurs sont invités à poster leurs messages de condoléances aux familles dans la section "Réactions" ci-dessous et nous les transmettrons à la famille Sassoon.


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