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Mon Rat Me L'a Dit

Mon Rat Me L'a Dit

Un rat refuse de se laisser piéger avant d'avoir livré sa leçon.

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Tôt un matin, je suis entrée dans ma cuisine et suis tombée sur un kaki et une pomme à moitié  rongés. Des morceaux de peau de kaki  jonchaient le comptoir de la cuisine. Horrifiée et dégoûtée, j'ai hurlé à mon mari de venir. Et lui a appelé le service de dératisation. 

Dégager les rats morts, c'est un travail d'homme

Le dératiseur a confirmé qu'il s'agissait d'un rat, et non d'une souris. Il a déposé trois pièges contenant du chocolat, en mentionnant que les rats adorent le chocolat. (Etant moi-même folle de chocolat, j'ai fait semblant de ne pas entendre,pour qu'on ne dise pas que j'ai quelque chose à voir avec ces répugnants rongeurs).

En général je suis toujours la première debout, et la première dans la cuisine. Ce matin là,  je suis restée tapie dans la chambre jusqu'à ce que mon mari débarrasse le rat mort sans que j'aie à le voir. On dira que je suis sexiste, mais il est clair pour moi que dégager les rats morts, c'est un travail d'homme. D'ailleurs toutes les femmes que je connais, même les plus féministes, seront d'accord avec ça.

Et donc mon mari, en pyjama et à  moitié endormi, est allé passer consciencieusement  les trois pièges en revue. Bilan: pas de rat. 

"Aucun rat n'est à ce point intelligent »

Pourtant, un autre kaki avait été  rongé. Et sous l'évier des produits laitiers, il y avait des excréments. Le rat était entré dans le placard sous l'évier par le trou du tuyau d'écoulement, et avait fait un festin de nos ordures. Tremblante, j’ai à nouveau appelé le dératiseur.

Il a déplacé deux pièges dans l'armoire, juste à côté du tuyau d'écoulement. Quant au troisième, il l'a laissé sous le réfrigérateur.

Le lendemain matin,  pendant que j’essayais de faire ma prière du matin dans ma chambre tout en imaginant le rat écrabouillé sous l'évier de la cuisine, mon mari est parti re-vérifier. Toujours pas de rat. 

«Laissons-lui une autre nuit!» a-t'il suggéré. «Aucun rat n'est à ce point intelligent».
Le lendemain matin, la cuisine était inondée. Le rat, apparemment assoiffé, avait rongé le tuyau en plastique de notre filtre à eau. Son trou était  à  moins d’un mètre du piège - intact - sous le réfrigérateur.

J’ai rappelé le dératiseur, Il n’en revenait pas. Cela fait 27 ans qu’il attrape les rats avec ces mêmes pièges et leur appât de chocolat. Aucun rat ne lui a jamais échappé. 

J'ai entendu un piège claquer.

Il est revenu cette fois avec un pulvérisateur rempli d'un produit répulsif. Nous savions que le rat vivait sous le placard, dans l’espace étroit qui sépare le placard du sol. D'abord, le dératiseur a posé un piège près du trou  que le rat avait utilisé pour entrer. Puis il a commencé à pulvériser par un autre interstice, dans la cachette du rat. Nous nous sommes donc mis à attendre que le rat s’échappe par le trou et tombe directement dans le piège. 

Nous avons attendu. Et attendu. Pas de rat.

Finalement, le dératiseur a dit que du travail l'attendait, et a pris congé. Mon mari est allé à son cours de Talmud, et moi je suis allée sur mon ordinateur, deux pièces plus loin, pour essayer de travailler. Deux heures avait passé quand j'ai entendu un piège claquer.

"Enfin!" pensé-je. Figée à côté de mon ordinateur, écœurée, j'ai attendu que mon mari revienne enlever le rat mort. Après avoir inspecté la cuisine, il fit son rapport: le piège à côté du trou s’était bien refermé, mais il n'y avait aucune trace du rat. Le rat avait réussi à déplacer le piège, ce qui l’avait déclenché, et avait gambadé vers la liberté - ailleurs dans la maison.

Pendant deux  jours, il n'y eut aucun signe du rat. Bien que les nouvelles instructions pour la nuit fussent d'enfermer les fruits dans le four et les tomates mûrissantes dans le micro-onde, j'avais néanmoins décidé de laisser un kaki sur le sol de la cuisine, afin de déterminer si le rat se trouvait encore parmi nous.

Ce matin là, je trouvai le kaki sur le sol, rongé, au bout de la cuisine. A bout de nerfs, j'ai appelé le dératiseur pour la quatrième fois - un record dans sa longue carrière . L’idée de faire souffrir un animal - fut-ce un rat – m’horrifie, et si nous avons préféré les pièges , c’est parce qu’ils tuent rapidement. Mais là, en désespoir de cause, j'ai dit au dératiseur d'apporter du poison.

Il est arrivé armé de deux pièges collants et trois sortes de poison. Il a découvert un gros trou, à quelques centimètres du kaki rongé que le rat avait déplacé.

Le montage était parfait et infaillible.

De toute évidence, le rat avait trouvé une nouvelle demeure. Mais elle n’avait qu’une seule sortie. Le dératiseur a donc mis deux paquets de poison, du genre qui mettent trois jours à agir, à l'intérieur du trou. Puis il a posé deux pièges collants à l'extérieur du trou, de manière qu’il lui soit impossible d’en sortir sans se faire attraper. Puis il a mis le poison à action rapide sur le kaki rongé, et l'a déposé sur le premier piège collant, de sorte que le rat, au lieu de mourir d'une mort lente et horrible, mourrait rapidement en mangeant le kaki empoisonné. Juste pour faire bonne mesure, au cas où le rat se cacherait ailleurs, il a mis un autre kaki empoisonné de l'autre côté des pièges collants. Le montage était parfait et infaillible. 

Et il n'a pas fonctionné. Le lendemain matin, mon mari faisait son rapport: pas de rat, et les kakis n'avaient pas été touchés. 

Nous nous tenions là, incrédules, à regarder notre montage infaillible qui avait failli. De toute évidence, quelque chose d'anormal se passait ici. Puisque Dieu décide de tout, et que tous les moyens normaux pour éliminer ce rat avaient échoué, peut-être Dieu voulait-il nous dire quelque chose. Mais quoi?

Je suis allée questionner le Rabbin Mordechai Sheinberger, un kabbaliste qui vit dans notre quartier. Il me fixa dans les yeuxet me dit: "Ce qu’il vous faut c’est une Rectification, un Tikkun."

«Moi? » demandai-je, humiliée. « De quel Tikkun, ai-je besoin? » 

« Votre Tikkun, dit-il avec autorité, est de cesser de vous plaindre!»

« Que dit le rat dit dans le Perek Shira? » interrogea le Rabbin Sheinberger. Le Perek Shira est un ancien poème, attribué au roi David, dans lequel chaque créature et chaque phénomène naturel, du ciel au désert, des fleuves aux éclairs, des escargots à la baleine, louent Dieu par un verset de la Bible qui fait allusion à l'essence de leur création. 

Il se trouve qu’un ami, qui avait suivi de prés la saga du rat, m'avait appelé le matin même pour m’informer de sa découverte fascinante: dans le Perek Shira, le rat proclame, « Kol HaNeshama tehallel Yah, Halleluyah - toute l'âme loue Dieu Alléluia! » C'est le dernier, et peut-être le plus exalté des versets des Psaumes. Et il est attribué au rat!

J'ai donc consciencieusement répondu au rabbin Sheinberger: le rat dit : « Kol HaNeshama tehallel  Yah, Halleluyah! »

« Votre Tikkun, dit-il avec autorité, est de cesser de vous plaindre! »

Je le regardai comme s'il avait découvert en moi un vice  caché, que je n'avais jamais vu. Me plaindre? Moi? Je ne suis pas une grincheuse!

Le Rabbin Sheinberger poursuivit : « Les sages lisent le verset avec des voyelles légèrement différentes, pour nous enseigner qu’à chaque respiration (Neshima), vous devez louer Dieu. Chacun de nous reçoit des bienfaits en telle abondance qu’il devrait chaque jour organiser un banquet de remerciement à Dieu. Et puisqu’on ne le fait pas, la moindre des choses, c’est de louer Dieu à chaque respiration. » 

Je m’en retournai chez moi, la tête bouillonnante. Il faut que j’arrête de me plaindre pour me débarrasser du rat, je suis donc si grincheuse que ça ?

Cette nuit là, j'ai retiré les deux pièges collants. J'ai laissé un kaki enduit de poison à action rapide. Le matin suivant, il n'y avait toujours aucun signe du rat, et le kaki était resté intact. 

J'ai donc échangé ma grimace contre un large sourire

Comme d'habitude, j'accompagnai à pied mon fils de neuf ans à l'école. Mon fils déteste cette marche de 40 minutes, mais elle est recommandée par son pédiatre pour diverses de raisons. Comme d'habitude, il a rechigné, il a râlé, et il a marché tout le long à pas de tortue. Quand mon mari est rentré de la synagogue après sa prière du matin, je suis allée le trouver avec mon rapport sur ma pénible matinée. 

Mais avant que j’atteigne la porte d'entrée, les mots du Rabbin Sheinberger me sont revenus. Et j'ai réalisé que c'est ça se plaindre! J'ai donc échangé ma grimace contre un large sourire, et j'ai ouvert à mon mari avec  un joyeux: «Bonjour! N'est-ce pas merveilleux d'être en vie, ce matin? Kol HaNeshama tehallel  Yah, Halleluyah!"

Cinq minutes plus tard, j'ai trouvé  le rat, mort, derrière le frigo. 

La dépression - c'est top!

Je n'avais pas réalisé à  quel point je me plaignais. Je croyais ne faire que raconter ce qui m’arrive: mes frustrations avec les enfants, combien il était difficile de trouver une place de parking, comment  le nouveau téléphone sans fil, une semaine après que la garantie ait expirée, avait cessé de fonctionner. A présent mon nouveau détecteur de complaintes intégré – grâce au rat - détectait chez moi  une manie permanente à présenter les événements sous un jour négatif.

Je me suis demandé pourquoi. Si le regard que nous portons sur une situation dépend de nous, pourquoi ne voir que le malheur ? 

Comment mon amie saurait-elle à quelle point je suis gentille si je ne la tenais pas au courant des provocations de mes voisins?

La réponse réside en partie et chez nous, et en partie dans notre culture. Dans les feuilletons d'aventure,  l'intelligence, la débrouillardise et l'héroïsme d'un personnage ne se révèlent que lors de sa confrontation à la difficulté du problème qui se présente à lui. Les héros de "Mission Impossible" ne sont devenus des héros que parce que leur mission était vraiment impossible. C’est ce que mon ego a dû saisir dès le départ : pour être reconnue comme étant intelligente ,débrouillarde, courageuse, il me fallait insister sur la difficulté de la situation dans laquelle je me trouvais. Après tout, comment mon mari saura t-il que je suis une super maman si je ne l'informe pas des défis éducatifs auxquels j'ai dû faire face aujourd'hui avec ses enfants? Comment mon amie saurait-elle à quelle point je suis gentille si je ne la tenais pas au courant des provocations de mes voisins? 

Qui plus est, le code social que j’ai acquis spécifie que les gens qui sourient tout le temps manquent de profondeur. Ne sont-ils pas au courant des guerres, des famines et des épidémies? Qu'y a t-il de si réjouissant?

Quand j’étais étudiante dans les années soixante, alors que j’étudiais les poèmes mélancoliques de Baudelaire ou de TS Eliot, j'ai quelque part accepté l’idée que les gens déprimés sont plus profonds. Et le fait est que sur notre campus de Brandeis, si vous n'étiez pas déprimé, c’est que quelque chose ne tournait pas rond chez vous.

Le Judaïsme a une approche diamétralement opposée. Beaucoup pensent que les Juifs n’insistent sur l’importance de la joie que depuis l'avènement du hassidisme au 18ème siècle . Mais en fait, c’est la Torah elle-même qui fait cette déclaration surprenante. Après avoir prophétisé de terribles punitions que le peuple juif aura à endurer, la Torah proclame que tout cela arrivera "parce que vous n'avez pas servi Dieu, votre Seigneur, avec joie..." [Deut.28: 47]

Pourquoi la Torah considère-t-elle la tristesse comme un obstacle au service divin plus grand que le péché lui-même ?

La définition juive de la joie est: connexion et union, et particulièrement connexion et union des contraires, comme masculin-féminin, ciel et terre, divin et humain [voir p. Alei Shur 325). Si un Juif se connecte à Dieu par les mitsvot, le résultat, par définition, sera la joie. Inversement, en l’abscence de joie, il n'y a pas de lien réel.

Imaginez que votre bien-aimé/e vous offre une escapade pour deux dans un endroit paradisiaque. Des perroquets aux couleurs vives volent dans les palmiers. Le soleil pourpre se couche dans un océan couleur de cristal. Votre bien-aimé/e vous offre un bouquet de roses - non, plutôt d'orchidées! Puis il/elle place devant vous un panier rempli de beaux fruits: ananas, mangues, papayes, figues. Posée sur les fruits, une grande boîte de chocolats Belges. (Je ne peux pas m’empêcher, c'est mon rêve!) Et disons que vous, vous seriez assis là, morose, en train de vous plaindre  qu'il/elle n'a pas pensé à vous servir un steak. Que diriez vous d’une telle relation ?

Je leur réponds, «Super!" Peu m’importe s’ils me trouvent un peu idiote

Eh bien c'est exactement le monde que Dieu a créé pour nous! Avec ses couchers de soleil et ses orchidées et ses marguerites et ses montagnes et ses papillons et ses perroquets et ses chatons et ses mangues et ses fraises et même ses fèves de cacao! Toute complainte sur ce que nous n'avons pas est une gifle au visage de Dieu, une erreur de jugement plus grave que toute mauvaise action. Si nous ne percevons pas à chaque instant, combien Dieu nous aime et combien Il nous donne, comme expression de cet amour. Alors c’est si nous reniions notre lien avec Lui, ce lien qui est, selon le Judaïsme, la raison pour laquelle le monde a été créé. 

Ma vie après le rat a pris une teinte différente; les tons sombres ont cédé la place à des éclats de couleurs vives. Maintenant, quand les gens me demandent comment je vais, je leur réponds, «Super!" et c'est vrai! Peu m’importe s’ils me trouvent peu profonde ou un peu idiote. Je n’ai pas honte d'être heureuse.

Remercier Dieu à chaque souffle est une recette utile non seulement contre les infestations de rats, mais aussi contre toute sorte de tristesse. Elle comporte quatre étapes:

1. Cherchez le bien dans la chose ou la situation à laquelle vous faites face. Incitez votre esprit à en remarquer les détails.

2. Reconnaissez que tout vient de Dieu, qu'il anime toute la création - chaque muscle, pulsion des neurones, et atome - à chaque milliseconde.

3. Reconnaissez que Dieu vous a adressé cet objet ou cette situation spécifiquement à vous, parce qu'Il vous aime,  individuellement. Ressentez ce lien.

4. Le lien fait naitre la joie. Ressentez-la et remerciez Dieu !

Un de nos sages contemporains recommande l'exercice suivant: Avant de manger un fruit, tenez-le dans votre main et  contemplez tout ce que Dieu a mis en oeuvre pour vous puissiez obtenir ce fruit particulier.

Prenez par exemple une mandarine dans votre main, et réfléchissez à la manière dont une graine minuscule de mandarine a pu donner naissance à un jeune arbre qui a grandi. Sur une période de plusieurs années, Dieu a fourni beaucoup de soleil et d'eau, de sorte que la plante se transforme en arbre. Puis, au printemps dernier, des centaines de fleurs au parfum enivrant ont fleuri sur l'arbre. Peu à peu les fleurs sont tombées et un petit fruit vert a poussé. Huit mois plus tard, le petit fruit a grandi, et grandi. Puis il a pris une couleur orange vif.

Alors quelqu'un l'a cueilli,  emballé, et expédié au magasin où vous l'avez acheté. Et Dieu était derrière tout ce processus, uniquement pour vous offrir cette mandarine. Ensuite, dites la bénédiction, "Béni sois-Tu, Seigneur notre Dieu, Roi de l'univers, qui a créé le fruit de l'arbre." Puis, les yeux fermés, mordez dans une tranche de la mandarine. Savourez sa douceur, sa texture, son jus, ses vitamines C (qui sont là juste au moment où vous en avez besoin en hiver), appréciez la façon dont chaque petit paquet de son jus est emballé individuellement. Et alors, savourez combien Dieu vous aime à travers ce cadeau.

Après avoir pratiqué durant deux semaines cet exercice, j'ai compris ce que le psalmiste voulait dire par: «Goûtez, et voyez combien Dieu est bon." Chaque grappe de raisin est devenue pour moi l’equivalent de la belle boîte de bonbons que mon mari m'offre pour notre anniversaire de mariage – l’expression personnelle de Son immense bienveillance et de Son amour infini. La plus grande joie du monde - celle d'être d’avoir un lien avec un Dieu qui nous aime – réside dans une coupe de fruits.

La question absurde

Il y a quelques années, j'ai emmené  un petit groupe de femmes recevoir une bénédiction du Tsaddik Rabbi Emmanuel Cohen.* 

«Comment pouvez-vous être heureuse? Comment pouvez-vous ne pas être heureuse!

Pendant que la première rencontrait le Tsaddik, le reste d’entre nous s’assit dans le salon en compagnie de sa femme , la Rebbetsen Devorah Cohen. La Rebbetsen Devorah était une rescapée de l'Holocauste qui, à l'âge de 20 ans, avait perdu toute sa famille à Auschwitz. Elle n'a jamais eu d'enfants, a vécu toute sa vie dans une horrible pauvreté, et n'a jamais pour autant arrêté de sourire. 

Les femmes devaient avoir l'air morose, parce qu’à un moment la Rebbetsen Devorah cru devoir les rassurer en leur disant: «Ne vous inquiétez pas. Chacune d'entre vous recevra la bénédiction pour laquelle elle est venue. »

Une femme, qui avait des problèmes conjugaux, lui  demanda: « D’accord, mais comment pouvons-nous être heureuses en attendant que la bénédiction se réalise?

La Rebbetsen Devorah la regarda avec incrédulité : « Comment pouvez-vous être heureuse? Comment pouvez-vous ne pas être heureuse? Vous avez des yeux qui voient. Vous avez des oreilles qui entendent. Vous avez des jambes qui vous emmènent là où vous voulez aller. Comment pouvez-vous ne pas être heureuse?"

Il m'a fallu 12 ans pour comprendre la recette du bonheur de la Rebbetsen Devorah. Saisir le secret de la joie est encore plus difficile que d'attraper un rat.

* Ce nom est un pseudonyme, afin de protéger l'anonymat des Justes.

29/6/2011

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Vos réactions : 1

(1) AYIN BEOTHY, August 4, 2015 9:32 PM

AMEN

C'est un magnifique article que je vais enregistrer sur mon mac et transmettre à de nombreuses personnes.

 

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