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Pour une philosophie du Manger

Pour une philosophie du Manger

Bon pour le corps ou un baume pour l’âme ?

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Que de tentatives d’explications pour lier les lois de la cacherout à des considérations d’ordre médical, notamment par Maïmonide qui affirme, dans son Guide des Egarés (3,48), que tous les aliments interdits à la consommation par la Torah sont malsains ! 

Pourquoi les principes de la cacherout ne font-ils pas partie des sept lois Noahides ?

La plupart des autres talmudistes traditionnels rejettent catégoriquement cette théorie.  Abarbanel, commentateur ayant vécu au XVème siècle (Lévitique 11), soutient que vouloir attribuer des raisons purement médicales aux lois de cacherout, reviendrait à transformer la Torah en une banale ordonnance médicale. Ce qui est à l’évidence inexact, si l'on considère le grand nombre d'herbes toxiques non prohibées par la Torah. Si l'observance de la cacherout n'avait pour unique but le maintien d'une bonne santé, pourquoi ces herbes ne figurent-elles pas parmi les interdictions alimentaires ? Par ailleurs, l'état de santé des non-juifs qui consomment de tous ces aliments interdits n’a pas l’air d’être moins bon que celui des Juifs qui s'en abstiennent.  

Un argument similaire est évoqué dans le commentaire sur la Torah du ‘Akeidat Yitz’hak (XVIème siècle), qui proteste vivement contre l’avis de Maïmonide. En effet, si les lois de la cacherout avaient été dictées pour des raisons médicales, la Torah ne ferait pas de distinction entre les Juifs et les non-Juifs, comme l’exprime le roi David dans les Psaumes (145,9): "Sa miséricorde est sur toutes ses œuvres". Pourquoi les principes de la cacherout ne font-ils pas partie des sept lois Noahides [lois incombant à toute l'humanité]? 

Le commentateur Abarbanel fait remarquer que concernant les aliments interdits a la consommation, la Torah emploie le terme tamé, qui désigne une souillure spirituelle, et non un dommage physique. Indubitablement, conclut Abarbanel, les lois juives ne sont pas destinées à guérir le corps et à assurer son bien-être matériel, mais plutôt à guérir et sauver l'homme des maladies de l'âme.  

Il n'est pas plausible d'attribuer des raisons médicales aux lois de cacherout

Il se peut que Maïmonide ait évoqué de telles théories (ainsi qu'il lui arrive souvent de le faire dans son ouvrage "Le Guide des Egarés") comme un moyen d'expliquer la Torah aux personnes empreintes de philosophie aristotélicienne. Sans doute ne croyait-il pas lui-même que les raisons évoquées étaient réellement à prendre en considération. Dans son commentaire sur le Lévitique 11,13 et sur le Deutéronome 14,3, Maïmonide cite également l'aspect médical de la cacherout comme élément secondaire.  

En effet, il n'est absolument pas plausible d'attribuer des raisons médicales aux lois de cacherout. La Torah est la parole de Dieu. Reléguer les lois juives à de simples questions médicales reviendrait à les amputer de leurs propriétés éternelles et immuables. La médecine est une science évolutive, donc réfutable par essence, tandis que la Torah est l'expression de l’objectivité absolue et d’une vérité immuable. Justifier la cacherout par des explications susceptibles d’être remises en cause reviendrait à vouloir définir l’éternel par du temporel, ce qui serait une équation assez bancale. 

Manger constitue pour le Juif observant l'une des activités les plus récurrentes, dont les responsabilités sont parfois pesantes. La Torah est très pointilleuse vis-à-vis de tous les aspects de cet acte. Autant la nourriture que la manière dont elle doit être consommée sont décrites de façon scrupuleuse par la Torah et par nos sages. Les courants kabbalistiques et hassidiques attribuent une extrême importance à la sainteté de l'alimentation dans le service divin. 

Rabbi Tzadok Hakohen de Lublin affirme que l'homme est doté d'un désir primaire de vouloir consommer ce qui est interdit. Adam et Eve succombèrent à cette tentation, laquelle, depuis la faute, est devenue prépondérante dans le psychique humain.

L'homme est doté d'un désir primaire de vouloir consommer ce qui est interdit

L’emprise irrésistible du désir s'est emparé d'Adam lorsque D.ieu l’a confronté à sa faute. "La femme que Tu m’as attribuée, m'a donné de l'arbre et j’en ai mangé" (Genèse 3,12). La forme grammaticale de cette expression en hébreu signifie littéralement, «et j’en mangerai." D'après le Midrach, ce verbe au futur désigne une nouvelle prise de conscience par Adam. A cet instant de vérité, il réalisa la puissance du penchant qui l'avait investi. Il savait qu'il mangerait de nouveau des aliments interdits, parce que le désir de nourriture faisait désormais partie intégrante de sa « nature ». C'est l'acte de « manger » qui a propulsé l'homme du jardin d'Eden vers l'obscur monde du péché.  

La veille du 15 Nissan, première nuit de Pessah, célèbre la naissance de la nation juive, version "révisée" et "corrigée". C'est pourquoi l’initiation du peuple d'Israël à la sainteté doit, elle aussi, passer par la consommation de mets consacrés. La Mitsva de consommer le sacrifice pascal, ainsi que les nombreuses autres Mitzvot liées à la nourriture consommée pendant la fête de la Pâque, sont incontournables pour forger la « seconde édition » du modèle humain. Grâce à ces Mitzvot liées à la nourriture, le désir primitif de l'homme et ses défectuosités intrinsèques sont orientés vers un objectif plus élevé, permettant d'entamer un processus de réparation. 

Pourquoi le libre arbitre de l'homme est-il focalisé autour de la nourriture ?

La nourriture : le point central du conflit.

Au niveau de compréhension le plus élémentaire, l'acte de manger facilite la fusion notable du corps et de l’âme. L'homme est décrit comme une créature terrestre dotée d'un potentiel d’atteindre les sphères célestes. C'est par le biais de la nourriture que la « poussière de la terre » est transformée en « âme vivante ». Le Juste mange dans le but de rassasier son âme (Proverbes 13,25).  

L'homme est une créature unique dans son genre, constituée à la fois de l’élément le plus rudimentaire de la nature - la terre, et l'élément le plus sacré et le plus spirituel - le divin lui-même. Le corps physique de l'homme appartient au règne animal, tandis que son âme a été créée à l'image des anges célestes. 

Le but de l'existence humaine est de soumettre la partie bestiale de l'homme afin qu'il puisse vivre selon une norme propre aux humains. Le but d'un Juif va plus loin. Il doit sanctifier le corps par le biais de l'âme, élever l'ordinaire à un niveau spirituel, et transformer le temporel en le sublimant, vers l'intemporel. 

’’Les cieux appartiennent à Dieu et la terre a été donnée à l'homme’’ (Psaumes 115,16). Le ‘Hidouché haRim , commentateur Hassidique explique : "et la terre a été donnée à l'homme - pour le transformer en Ciel". Parallèlement, la partie animale de l'homme cherche à dominer l'esprit et à régner sur lui, afin de transformer son monde céleste en monde terrestre. Ainsi, la vie est une lutte perpétuelle entre les deux forces opposées de l'homme : les forces animales et les forces spirituelles. 

En substance, l'existence de l’homme est une collaboration entre le corps et l’âme, dans lequel chaque « partenaire » cherche des intérêts déterminants. Toutes les vicissitudes de la vie de l'homme - ses réussites et ses échecs, ses ascensions et ses chutes – font partie de cette lutte incessante. La victoire ultime est atteinte quand l'homme, régnant sur le royaume animal, est capable de dominer et de transformer la bête qui dort en lui.  

La victoire ultime est atteinte quand l'homme est capable de dominer la bête qui dort en lui.

Ainsi, l'acte de manger, qui permet de garantir la vie à l'homme, devient le point de fusion entre le spirituel et le matériel. C'est le champ de bataille où la lutte constante pour forger une relation productive entre le physique et le spirituel est à son paroxysme. Dès lors, plus que toute autre loi juive, l'acte de manger permet de concilier ces deux forces opposées, en se tenant toujours à chaque carrefour de la vie.  

Ceci expliquera peut-être pourquoi le Zohar, l’œuvre kabbalistique par excellence, compare le repas à un "temps de guerre". Le désir primaire est la ’’première ligne de front’’ dans le combat entre le corps et l'âme, qui cherchent tous deux à s'octroyer la suprématie sur son adversaire. Ceci peut expliquer le lien entre les mots en hébreu qui désignent le pain (le’hem) et un combattant (lo’hem). 

Dans son combat pour obtenir la suprématie du spirituel sur le physique, l'homme peut avoir accès à deux stratégies. Il peut soit pratiquer l’ascétisme et tenter d'annihiler ses pulsions naturelles vers la nourriture, ou bien essayer d'orienter cette tendance en la sublimant vers un but plus noble.  

Pourquoi manger serait-il plus sacré que de s'en abstenir ?

Le Talmud (Berakhot 8b) décrit en ces termes l'obligation halakhique pour un juif de manger la veille de Yom Kippour : "Celui qui mange le neuvième jour [du mois hébraïque de Tichré] est considéré comme s’il avait jeûné le neuvième et le dixième jour" (Yom Kippour étant le dixième jour). Les Sages semblent considérer que le fait de manger le neuvième jour indépendamment de la Mitsva de jeûner à Yom Kippour, est assimilée à deux jours de jeûne. Pourquoi manger serait-il plus sacré que de s'en abstenir ? Yom Kippour n’est-il pas le jour le plus saint de l'année? 

L'idée sous-jacente est que tout ce qui a été créé par Dieu joue un rôle essentiel dans la symphonie céleste. Toute la création chante pour Dieu, et l'homme est le chef d'orchestre. Ne pas manger à Yom Kippour est sans risque ; mais la plus grande glorification de Dieu a lieu la veille de Yom Kippour, lorsque l'homme mange en se sanctifiant de façon à accomplir une Mitsva. Plutôt que d'exclure l'acte de manger de la symphonie divine, nous règlons une tonalité par laquelle la nourriture apportera sa contribution à sa mélodie harmonieuse. 

Rabbi Yehouda haNassi, rédacteur de la Mishna, est le prototype de cette approche de la vie. A propos de sa propre vie, il déclara: "Je n'ai pas tiré le moindre plaisir de ce monde, n'ayant jamais goûté le moindre délice" (Talmud - Kétoubot 104a). Cette déclaration semble plutôt surprenante au regard de la citation du Talmud relative à son extrême richesse: "Tous les mets de saison se trouvaient sur sa table en hiver comme en été" (‘Avoda Zara 11a). Cette nourriture ostentatoire semble être l'antithèse de la sainteté, alors que par ailleurs, son haut niveau de piété et son extrême sainteté lui ont octroyé à tout jamais l'appellation : "Rabbénou Hakadosh" - Notre Saint Rabbi.  

Afin de résoudre cette apparente contradiction, nous devrions peut être nous affranchir de certains concepts étrangers et nous concentrer sur la définition de la sainteté donnée par la Torah.  

Dieu ne recherche pas des anges ; Il n'en manque pas.

Le verset : « Et vous serez pour moi un peuple saint » (Exode 22,31), est interprété par le Rabbi de Kotzk non pas comme une exhortation à devenir des anges dépourvus du moindre côté obscur, mais plutôt comme une invitation à être des personnes saintes, parfaitement humaines mais totalement sanctifiées. Sainteté ne signifie pas abstinence, mais désigne plutôt l'entière participation de toutes les facettes de la vie, sans aucune recherche de satisfaction personnelle. Dieu ne recherche pas des anges ; Il n'en manque pas. Il recherche en nous des êtres humains, avec leurs défauts et leurs faiblesses, mais vivant à un niveau d'inspiration et d'exaltation capable de donner au Tout-Puissant une satisfaction infinie.  

C'est dans cet esprit que Maïmonide nomma "Sainteté" la section de la loi juive traitant de moralité dans les relations humaines et dans les lois de la cacherout. La vraie sainteté consiste à diffuser l'esprit de Dieu et à faire transcender sa  gloire dans des domaines de la vie qui, a priori, sont les plus prédisposés aux plaisirs égocentriques. 

 

La véritable sainteté, c'est une vie vibrante d'un humain menant une existence exaltante.

La table de Rabbi Yehouda haNassi était remplie des mets les plus fins. Cependant il pouvait attester honnêtement de son propre style de vie, "Je n’ai tiré le moindre profit personnel de quoi que ce soit". Tous ses repas étaient pris uniquement pour accomplir la Mitsva de maintenir en bonne santé le corps porteur de l’âme et instrument divin permettant la réalisation de Sa volonté dans ce monde. C'est cela la véritable sainteté. C'est une vie vibrante d'un humain menant une existence exaltante. 

 

Dans le même ordre d’idée, le Midrash décrit Hillel l'Ancien. Lorsque Hillel l'Ancien voulait prendre congé de ses étudiants pour rentrer dîner chez lui, ces derniers l'accompagnaient. Ils lui demandaient alors : "Où va notre Maître ?" Ce à quoi Hillel répondait: "Manifester de la bonté à l'égard de l’hôte de ma maison." 

"Mais, Maître, auriez-vous des invités chaque jour?" Il leur répondait «L’âme n’est-elle pas une invitée dans notre corps ? Le corps reste ici dans ce monde, tandis que l'âme, à l’instar d’un invité, est aujourd'hui ici et demain ailleurs – en route vers le Monde Futur » 

Hillel souhaitait enseigner à  ses élèves la démarche appropriée vis-à-vis de ce qui pourrait être une obsession hédoniste. L'homme dans ce monde est à l’image d’un hôte dans une auberge. Les chevaux sont déjà attelés à la charrette, prêts à partir. Il reste tout juste assez de temps pour avaler une bouchée, boire une boisson - et se mettre en route. 

A travers son message, Hillel nous enseigne que la nourriture est un moyen nous permettant de manifester notre générosité à l'âme en lui permettant de vivre. Il s'agit donc de "manger pour vivre, et non de "vivre pour manger". 

"Il a été dit en présence des élèves de Rabbi Yichmaël, un des sages du Talmud : « La faute obstrue le cœur ».  De même, il est dit : « Ne vous rendez pas impurs par elles (les espèces interdites) de peur que vous ne soyez contaminés par elles ». Le mot en hébreu vénitmétem (contaminés), peut se lire aussi : vénitamtem (vous aurez le cœur bouché)". (Talmud - Yoma 39a).  

L'ADN présent dans chaque cellule contrôle la nature même de cet organisme

A la lumière de ce qui précède, la question de l’observation des principes de la cacherout,  est au cœur du conflit. Les aliments que nous consommons ont un impact profond sur notre nature. La médecine moderne a récemment découvert que l'ADN présent dans chaque cellule contrôle la nature même de cet organisme. De même, chaque cellule est dotée d’une nature spirituelle, véhiculée par la chaîne alimentaire. En consommant un aliment d’origine animal, nous ingérons automatiquement la nature et les caractéristiques de cet animal. Le fait que ceci ne soit pas encore reconnu par le monde médical d’aujourd’hui est sans intérêt. La science vient tout juste d'effleurer les mystères du corps humain et ignore presque tout sur l'esprit, qui est par nature insondable. Il n’est pas nécessaire d'avoir une grande foi pour prédire qu'un jour, la science finira par découvrir la vérité qui a été acceptée comme croyance par les Juifs il y a 3000 ans.  

la matière animale porte en elle le caractère de l'animal consommé

La nourriture est donc au cœur de la lutte entre l’instinct animal de l'homme et son âme. Certains aliments vont renforcer le caractère animal qui est en l'homme. Les végétaux n'étant pas dotés d'un caractère spécifique ne peuvent affecter l'homme d’aucune manière. En revanche la matière animale porte en elle le caractère de l'animal consommé. Elle peut donc s'avérer nocive en influençant l'esprit de l'homme et en renforçant son coté animal, ou en lui transmettant un caractère nuisible. L'ingestion de matières animales est susceptible d'affecter un Juif, d’avilir et de profaner les éléments qui corrompront son âme. L'absorption de ces vecteurs corrupteurs rendra plus difficile la progression vers la sainteté et vers la proximité de Dieu, par le fait de son emprise sur l'âme et des transformations opérées dans le corps.  

Il n'est donc pas étonnant que toutes les espèces végétales soient autorisées par la Torah, n'étant pas dotées d'une âme ni d'un caractère particulier susceptible d’être ingéré par celui qui les consomme. Par ailleurs, les animaux permis par la Torah sont tous des ruminants qui se nourrissent exclusivement de végétaux. Ainsi la chaîne alimentaire est composée d’aliments « simples » qui ne peuvent affecter l'homme de manière conséquente. 

La Torah a précisément interdit les espèces d’animaux et de volaille carnivores, car en  consommant leur chair, l’homme pourrait subir l'influence de leur nature cruelle. Même si nous sommes incapables de saisir toutes les raisons expliquant la prohibition de chacune des espèces interdites, nous pouvons comprendre et admettre que Dieu, créateur de toutes ces espèces, connait parfaitement leur nature et nous a interdit celles qui auraient un impact négatif sur nos capacités spirituelles. 

Triomphe de l'âme 

" …Pour te prouver que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais qu'il peut vivre de tout ce que produit le Verbe du Seigneur." (Deutéronome 8,3) 

C'est par la parole de Dieu que tout fut créé, pendant la Création, et c'est également sa parole qui permet de maintenir l'existence de tout ce qu'il a conçu (cf. Psaumes 33,6).  

C'est la parole inhérente de Dieu, l'impulsion vitale maintenant toute existence, qui a été transmise à l'homme par le biais de ce que véhicule la nourriture permise. C'est ce qui maintient l'homme en vie. 

Tandis que le côté négatif des aliments interdits contrôle et bouleverse la nature de l'homme. Les lois de la cacherout alimentaire régulent la consommation de l’homme, permettant à la vitalité spirituelle inhérente aux aliments de se connecter avec la partie divine de l'homme. 

Le Ba’al HaTanya écrit que tous les aliments interdits reçoivent leur vitalité des forces du mal les plus basses et les plus malfaisantes de la création, et deviennent ainsi complètement emprisonnés et liés à ces forces négatives. C’est pourquoi ils sont interdits à la consommation. Ainsi, lorsqu’on ingère ces aliments malgré soi, même avec l'intention qu'ils nous fournissent la force de servir notre Créateur, le potentiel de vitalité qui y est contenu est entravé par le mal et ne peut de ce fait, contribuer un tant soit peu, à dynamiser l'homme dans sa quête de spiritualité. 

Tandis que la vitalité contenue dans les aliments permis est déliée et libérée afin de propulser l'homme dans sa quête de transcendance. (Voir Tanya, ch. 6,7)  

L'homme est comme au milieu d'une grande balance.

"Si l'on regarde plus en profondeur dans la matière, on verra que le monde a été créé pour être utilisée par l'homme. En vérité, l'homme est comme au milieu d'une grande balance. Sil est attiré par ce monde et prend ses distances avec son Créateur, il se détruit et détruit le monde avec lui. Cependant, s'il se maitrise et s'attache à son Créateur, en utilisant ce monde comme un tremplin dans son service vis-à-vis du Tout-Puissant, il s‘élève et élève le monde avec lui ...  

Et s'il est un combattant victorieux sur tous les fronts, il sera l'homme de la perfection et méritera de s'attacher à son Créateur, quitter le vestibule et pénétrer dans le palais pour se délecter du rayonnement de la vie" (Rabbi Moshé Haïm Luzzatto. – Le Chemin du Juste)

 

Traduit du livre "Les lois de la Cacherout" chez Artscroll.

8/12/2011

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