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Émor(Lévitique 21-24)

La réalité du Chabbat

La section hebdomadaire de la Torah traite de l’interdiction d’effectuer tout « travail » durant le Chabbath. Pour le commun des mortels, l’idée d’un Chabbat est perçue comme l’opportunité de prendre du repos afin de pouvoir affronter la semaine suivante avec une énergie renouvelée. Mais cet avis n’est visiblement pas partagé par la Torah. Nous nous reposons le Chabbath parce que D.ieu en a fait de même, affirme la Torah. Or en toute évidence, D.ieu ne se reposait pas pour mieux travailler la semaine suivante. Et pour cause, son ouvrage étant d’ores et déjà achevé, il n’eut pas à le poursuivre après le Chabbath.

En réalité, le Chabbath s’inscrit dans une toute autre réalité. Le terme hébraïque utilisé pour décrire le « travail » interdit durant ce jour est « méla’ha ». L’autre occurrence où la Torah utilise un mot similaire est la construction du Tabernacle. Les Sages ont déterminé à partir de la description de la Torah qu’il y avait 39 activités créatives impliquées – telles allumer un feu, cuire, moudre et écrire. Or ces 39 activités possèdent un point commun. Ce sont toutes des actions que les humains peuvent effectuer mais pas les animaux. Toutes incarnent la manière dont les humains peuvent utiliser leur intelligence pour manipuler et transformer la nature. Donc, par extrapolation, il n’est bien entendu pas permis d’allumer une lumière ou de conduire une voiture.

Le « repos du Chabbath » n’est pas un repos du travail physique. C’est un repos de notre effort constant, mais ô combien futile, de vouloir contrôler le monde dans lequel nous vivons. C’est un jour où l’on nous demande de marquer une pause pour permettre au monde de tourner sans que nous essayions de le changer. Un jour pour arrêter de « faire » et commencer à « être ». Un jour durant lequel nous ne permettons pas à notre lutte effrénée pour un meilleur « lendemain » de gâcher notre profit du moment présent. Lorsque nous renonçons à notre contrôle du monde durant 24 heures, nous vivons dans un monde qui reflète plus fidèlement la réalité que lorsque nous pensons être en contrôle. C’est une opportunité de trouver un havre de paix et d’humilité en nous-mêmes.

Et le Chabbath apporte avec lui une toute nouvelle vision du monde. Lorsqu’une personne découvre une dimension plus spirituelle en elle, il s’ensuit un changement de priorités. Le besoin de gagner encore et toujours plus d’argent semble moins important. La réussite parait futile. Et la notion de pouvoir devient totalement inappropriée. En revanche, la famille, l’amour, la poursuite de la sagesse, et l’appréciation de la bonté inhérente à la vie passe de la version noir et blanc qui prime durant la semaine à sa version couleur 32 bits.

Tel est le but du Chabbath. Un jour pour s’extirper de la démence de la semaine et commencer à vivre dans le vrai monde.

8/5/2012

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