Dans la section de la Torah de cette semaine, Moïse traite des lois relatives à l’héritage du futur partage de la Terre d’Israël. Cinq sœurs – orphelines de leur père, Tselof’had – mettent en doute un aspect de la décision de Moïse.

Lorsqu’on replace l’histoire des filles de Tselof’had dans le contexte de son époque, notre croyance est ébranlée. Bien que l’égalité des sexes semble totalement naturelle de nos jours, rappelons-nous que le mouvement féministe débuta environ il y a cent ans. Des milliers d’années auparavant, les femmes n’avaient pas voix au chapitre, ne jouaient aucun rôle, et ne bénéficiaient certainement d’aucun statut dans nulle société sur terre.

Avec ces informations en tête, essayons d’analyser l’épisode des filles de Tselof’had.

Il paraît inconcevable que cinq jeunes filles dont la lignée n’a rien de remarquable aient obtenu une audience avec le dirigeant de la nation. Qu’elles remettent en question son jugement semble impossible. Qu’il accepte leur argument ne semble pas plausible.

Hormis le respect pour les femmes qui est des années-lumière en avance sur son temps, je veux souligner une autre dimension. Même après qu’un tel épisode se déroulât, qu’il soit ensuite inscrit dans les livres d’histoire de la nation paraît absolument inimaginable. Comment Moïse peut-il maintenir sa crédibilité en tant que législateur si cinq jeunes filles connaissent la loi mieux que lui ?!

L’un des nombreux aspects de la Torah qui m’impressionne toujours est l’honnêteté. L’Auteur de ce livre n’avait rien à cacher ni rien à prouver. Les lois sont franchement une gageure. Les récits ne dépeignent pas toujours les plus grands personnages sous une lumière positive. La crainte de faire de la peine ou d’offenser quiconque n’est pas présente. Quelqu’un qui semble apparemment si peu intéressé à convaincre son public qu’Il est D.ieu, est quelqu’un possédant la confiance suprême qu’Il est bien D.ieu.