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Matot-Massé(Nombres 30:2 - 36)

Faire le bien et être bien

Lorsque le peuple juif reçoit l’ordre d’attaquer les Midianites, aucune mention n’est faite des Moabites qui étaient pourtant leurs complices. Juste pour vous rafraichir la mémoire, ces deux adorables nations avaient à l’origine essayé de faire maudire le peuple juif. Lorsque cette tentative échoua, ils envoyèrent de jeunes femmes pour séduire les hommes juifs à des comportements indécents et à l’idolâtrie. Si les deux nations étaient dans le coup ensemble, pourquoi D.ieu ordonne-t-il à Moïse d’attaquer uniquement les Midianites ? Et, puisqu’on y est, pourquoi mon correcteur automatique d’orthographe affectionne-t-il le mot Moabite mais souligne en rouge celui de Midianite ? Bref, pourquoi D.ieu et Microsoft favorisent-ils les Moabites aux dépens des Midianites ?

Rachi, le grand commentateur médiéval, répond qu’il existait une différence fondamentale entre les deux nations : alors que les Moabites déclarèrent la guerre par crainte que le peuple juif fût une menace militaire, la terre de Midian ne se trouvait pas sur la trajectoire des Juifs. Les Midianites s’interposèrent par pure haine. Quoiqu’incorrecte, la réaction de Moab était compréhensible. En revanche, celle de Midiane était purement et simplement mauvaise.

Dans le judaïsme, tout va d’après la motivation. Tuez un homme parce que vous ne pouvez pas le voir et il est difficile de trouver pire crime. Tuez un homme parce qu’il s’apprête à en tuer un autre – et on considère que vous avez sauvé une vie.

Si vous faites la charité parce que vous êtes animé par un réel souci d’autrui, alors vous êtes bon. Si vous donnez de la charité parce que vous recherchez l’honneur qui en découle, alors le mal peut souvent l’emporter sur le bien que vous avez fait. Pire encore, si vous faites la charité parce que vous désirez contrôler et manipuler le récipiendaire de votre don, alors vous êtes mauvais. L’action est exactement la même, mais ce sont les motivations sous-jacentes qui font toute la différence.

Bien entendu, en faisant de bonnes actions, nous nous habituons à faire le bien. De même, neuf fois sur dix, de bonnes motivations entraîneront une bonne action, tandis qu’une mauvaise motivation entraînera une mauvaise action. Mais ce n’est pas toujours le cas.

Ce principe revêt une grande importance lorsqu’il est appliqué à la sphère de l’estime de soi. Souvent, nous essayons d’être bons mais échouons. Faux. Si vous avez essayé d’être bons, alors vous avez déjà réussi – pour la bonne raison que vous avez essayé. Dans le Judaïsme, c’est la route du Ciel, non pas celle de l’Enfer, qui est pavée de bonnes intentions – à condition que ces intentions soient pure, et qu’un effort sincère soit accompli.

16/7/2012

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