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'Hayé Sarah(Béréshit 23:1-25:18)

Pleurer un bon coup

 Dans la paracha de cette semaine, lorsqu’Avraham apprend le décès de son épouse, il se met à prononcer son éloge funèbre et il pleure sur elle. La vie de Sarah ayant était consacrée avant tout à la communauté, Avraham tenait à ce qu'elle soit honorée avec une oraison funèbre en grande pompe.  

 Ce n’est qu’ensuite qu’il se met à pleurer. Il pleure pour la perte de sa femme. 

 Pleurer est très important dans le processus du deuil, plus particulièrement pendant la première semaine (les chiv’a). 

 

 Je me trouvais récemment à des chiv’a lorsqu’une des personnes présentes affirma que sa femme, qui se trouvait parmi les endeuillés, pleurait trop à son goût. Je lui fis remarquer qu’il est impossible de trop pleurer. Lorsque vous perdez un être cher, la douleur est si intense que les pleurs sont le seul moyen de vous en libérer. (Lorsqu’un endeuillé ne pleure pas, il y a lieu de s’inquiéter…) 

 Assurément, il y a un moment où il faut savoir accepter le passé et se projeter vers l'avenir. Mais pendant les chiv’a, quand la douleur est trop forte, les pleurs en sont le seul remède. Et, comme pour tout remède, malgré l’amertume de leur goût, les pleurs remplissent généralement bien leur rôle.  
Pleurer est l’un des plus grands cadeaux que D.ieu nous ait accordé ; c’est le mécanisme qui permet à la fois de nous libérer de nos douleurs et de les laisser s’échapper de nous. 

 Il est étonnant de constater à quel point les pleurs sont devenus tabous dans notre société. Les gens font l’impossible pour se retenir de pleurer, surtout en public, quand bien même la douleur est grande. Il m’arrive souvent de voir lors de funérailles des gens s’approcher des endeuillés en pleurs et leur dire: « Sois fort ». Je rétorque en général : « Etre faible, c’est aussi bien parfois ». La douleur est quelque chose de difficile pour tous les êtres humains. Et si, comme la plupart des gens, vous êtes dérangé par cela, sachez que prétendre le contraire n’y changera rien. 

 Même un homme de l’envergure spirituelle d’Abravam pleura quand il connut la douleur. Pleurer est quelque chose de bénéfique.

Alors, lorsque vous en ressentirez le besoin, ne vous retenez surtout pas….

 

15/3/2012

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