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Pékoudé(Exode 38:21-40:38)

Donner, donner, donner…

Pékoudé est la dernière paracha de Chémot, le second livre de la Tora. Elle nous décrit en détail l’édification du Michkan, le Sanctuaire mobile du désert.

Le Michkan était le lieu de « rendez- vous » de Dieu et des Enfants d’Israël. Mais il fut aussi celui qui permit aux Hébreux d’obtenir le pardon divin après la dérive du Veau d’or.

Pour mieux cerner cette corrélation, il nous faut au préalable nous interroger sur la véritable portée de cette terrible faute qui entacha notre destinée.

Un antidote au Veau d’or

Le mot « idolâtrie » est rendu en hébreu par l’expression « Avoda zara » qui signifie littéralement « service étranger ». Les Rabbins expliquent ce terme de la façon suivante : le but ultime de la création de l’être humain est que celui-ci établisse une relation permanente avec Dieu. Cela signifie que toutes nos pensées, nos paroles et nos actions doivent être orientés vers ce but. Tout doit être  consacré au Créateur ; sans quoi nous tomberions dans une forme d’idolâtrie.   Voici deux exemples : utiliser son argent pour des choses complètement inutiles au lieu de le donner à des nécessiteux ou  bien consacrer son temps à des activités futiles au lieu d’aider son prochain ou au lieu de s’approfondir dans la connaissance de la Torah.

Parce qu’il constitue un lieu entièrement consacré au service divin, le Michkan incarne donc l’antidote de la faute du Veau d’or.

De plus, l’édification du Michkan fut permise par les généreuses contributions de matériaux et de main d’œuvre des enfants d’Israël. En agissant de la sorte, nos ancêtres démontrèrent qu’il est possible de consacrer son existence aux  valeurs de justice et de charité prônées par la Tora et de contrebalancer la faute du veau d’or.

Un élan unitaire

Le Michkan avait aussi une autre fonction.

L’idolâtrie (et par extension l’ensemble de nos manquements) ont  pour fondement la recherche d’un désir égoïste. Commettre une faute, c’est faire passer ses considérations personnelles, son confort avant la volonté du Créateur. Cette mise en valeur de soi entraîne inéluctablement une rupture avec notre prochain. En effet, plus on valorise son moi, moins on devient capable d’accorder de l’attention aux besoins d’autrui. L’autre peut, à tout instant, nous gêner dans la satisfaction de nos désirs.

C’est cet égocentrisme que le Michkane vient corriger : l’offrande collective pour l’édification du Michkane met en valeur l’unité profonde qui existait au sein du peuple juif.

L’élan unitaire vint réparer les divisions humaines que la faute du veau d’or avait engendrées.

 


RAV YAACOV SPITEZKI

France : 01.77.47.61.88

Israël : 054 23 99 791

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8/3/2016

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