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Vayé'hi(Genèse 47:28-50:26)

Toujours en vie

Ce Chabbat, nous terminerons la lecture du séfer Béréchit, du livre de la Genèse au sujet duquel il est dit « Maassé avot siman labanim », le comportement de nos pères – des patriarches Avraham, Itshak et Yaacov – est un enseignement pour leurs enfants, c’est-à-dire pour nous-mêmes aujourd’hui.

À propos de Yaacov, le Talmud  rapporte une curieuse discussion qui bouscule nos repères intellectuels les plus solides. Commentant le décès de Yaacov, Rabbi Yo’hanane affirme que celui-ci n’est pas mort. Et pourquoi donc ?

La réponse, elle aussi, nous interpelle : si la descendance de Yaacov est en vie, Yaacov, lui aussi, reste en vie !

Normalement c’est le père qui donne la vie, alors qu’ici, ce sont  les enfants qui, pour ainsi dire, donnent la vie à leurs parents !

Ici surgit une autre question : pourquoi ce principe ne se retrouve que chez Yaacov et pas chez Avraham ou Its’hak ? Avraham n’avait-il pas une descendance « vivante » incarnée en la personne de son fils Its’hak ? De même, Its’hak qui  donna naissance Yaacov était lui aussi un Juste parfait !

En fait, on ne peut parler de descendance véritable pour Avraham et Its’hak car chacun des deux patriarches eut également un autre fils qui prit un mauvais chemin.

De là, on peut comprendre un autre principe : la véritable descendance existe lorsque les enfants suivent l’exemple de vie que leur ont légués leurs parents.

Dans la tradition juive, la relation père-fils se définit selon le concept d’héritage. Prenons l’exemple de la Tora au sujet de laquelle il est dit que « La Tora que Moché nous a donnée est l’héritage de la communauté de Yaacov ».

Cela signifie que  le mode de vie, les valeurs morales et sociales enseignée par la Tora sont éternelles. Le fils vient à la place du père et même s’il ajoute une note personnelle et son vécu individuel, la Tora reste pour ainsi dire comme un héritage familial et éternel.

Ainsi lorsque l’on parle d’une descendance, d’une progéniture qui reste en vie, on veut nous dire que le fils (vivant) prend la place du père (disparu) et lui donne pour ainsi dire la vie… s’il pratique les mitsvot et suit l’enseignement de ses ancêtres.

Allons plus loin dans notre réflexion sur la Paracha.

Pourquoi le texte du Talmud emploie-t-il l’expression « sa descendance » et non  « ses enfants » ? Sa descendance se dit en hébreu « zaro ». Littéralement, ce terme signifie : « sa graine ». Et là, une nouvelle perspective s’ouvre à nous. La descendance de Yaacov est aussi une graine c'est-à-dire qu’il ne suffit pas que les enfants suivent la voie de la Tora de Yaakov. Il faut aussi qu’ils soient des graines qui donneront d’autres fruits, qui à leur tour produiront d’autres fruits et cela à l’infini.

C’est ce qu’on appelle transmettre.

Pour conclure, permettez-moi une note personnelle.

Cette réflexion biblique est dédiée à la mémoire de mes chers parents Z’’L qui sont décédés le jour même de la Paracha  VAYEHI et la semaine suivante.

Mais cette note n’est pas vraiment personnelle car nous avons tous des parents et la plupart d’entre nous aurons des enfants. La plus grande des bénédictions est d’intégrer l’enseignement et l’exemple de vie de nos parents et de  transmettre ces valeurs  à nos enfants ainsi qu’à toutes les personnes  que nous côtoyons

Abraham, Ytshak et Yaacov sont des exemples de vie pour nous tous.

Ils incarnent différentes attitudes, différentes façons d’affronter les difficultés que chacun d’entre nous  traverse dans sa vie.

 Pour reprendre la terminologie des kabbalistes : hessed, guevoura, tiferet.

Oui, l’existence humaine est complexe mais nous ne devons jamais perdre espoir …car après de nombreuses pérégrinations  les enfants de Yaacov sont finalement  sortis de l’exil pour recevoir la Tora et s’installer en Israël. 

(Causerie diffusée sur les antennes de Kol  Israël)


RAV YAACOV SPITEZKI

France : 01.77.47.61.88

Israël : 054 23 99 791

SHORASHIM

Le centre pour les étudiants francophones

Université Hébraïque de Jérusalem

30/12/2014

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