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En Israël et nulle part ailleurs !

En Israël et nulle part ailleurs !

Vivre en Israël, c’est un peu comme vivre au sein d’une grande famille. Voici un petit cocktail rafraîchissant de scènes que vous verrez en Israël et nulle part ailleurs !

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Vivre en Israël, c’est un peu comme vivre au sein d’une grande famille. Bien sûr, nous avons nos petites querelles, nos petites chamailleries, nos petites bisbilles. Mais nous n’en demeurons pas moins une seule et même famille ! Voici donc quelques scènes typiques résultantes de ce lien indéfectible qui nous unit. Vous les verrez en Israël et nulle part ailleurs !

Ça n’arrive qu’en Israël !

Lors de la fête de Lag Baomer, qui est aussi le jour anniversaire du décès de Rabbi Chimon Bar Yohai, près de 10 % de la population du pays afflue sur son tombeau au Mont Méron, dans le nord du pays. Il y a de cela quelques années, mon amie Oriella Sagiv a participé à ce pèlerinage traditionnel. Vers 21h30, elle décide de prendre le bus pour rentrer chez elle à Jérusalem. Certaine que le terminus de l'autobus est la gare routière de Jérusalem, où elle pourra ensuite prendre un taxi, elle décide de dormir tranquillement pendant les 3/4 heures du trajet.

Quelques heures plus tard, elle est soudain réveillée par le tonitruant « Terminus! » lancé par le chauffeur. Elle émerge et se rend compte qu'elle n'est pas à la gare routière, mais au beau milieu d'un quartier de la capitale qui lui est totalement inconnu.

– On n'est pas à la gare routière ? demande-t-elle paniquée.

– Oh, c'était il y a trois arrêts ! répond le chauffeur du bus, lequel est désormais vide. Je suis en route pour le dépôt – ici, c'est le terminus.

Comme le quartier paraissait plutôt résidentiel, Oriella demande au chauffeur s'il peut la déposer sur une rue passante sur laquelle elle pourra trouver un taxi.

– Vous ne trouverez aucun taxi dans ce coin à cette heure-ci ma p’tite dame, répond-il.

– Mais qu'est-ce que je vais faire ? gémit-elle, consternée.

– Vous habitez où ?

– Dans la Vieille Ville.

– C’est bon, je vous ramène.

Et le chauffeur fait demi-tour et reconduit sa passagère étourdie à domicile, bien que cela lui coûte un trajet privé de plus de vingt minutes…

Ça n’arrive qu’en Israël !

Quelques jours après la terrible attaque terroriste contre la Yechiva Mercaz HaRav, qui coûta la vie à huit élèves, un bus de la ville qui suivait son circuit habituel passa devant l'établissement, et fit halte devant l'arrêt situé en face de la Yéchiva. Soudain, le chauffeur coupa le moteur, se leva de son siège, et se tourna vers les très nombreux passagers en route pour leur lieu de travail. Il leur confia que son neveu était l'une des huit jeunes victimes, et il demanda s'il pouvait parler de lui pendant quelques minutes. Tous les passagers hochèrent la tête en signe d'assentiment. Le chauffeur évoqua alors les qualités exceptionnelles de son neveu, tandis que les larmes coulaient sur les joues de passagers. Puis une femme assise vers l'avant du bus se leva, se retourna, et dit que l'un des garçons tués était le fils de ses voisins. À son tour, elle demanda à évoquer son souvenir. Là encore, tous les passagers acceptèrent. Elle parla de ce beau et doux jeune homme. Quand elle eut terminé, le busreprit sa route comme si de rien n’était…

Ça n’arrive qu’en Israël !

Un rabbin américain et sa famille en visite en Israël empruntèrent un taxi pour le cimetière Har Menoukhot afin de se recueillir sur la tombe d'un aïeul décédé depuis longtemps. Arrivés au cimetière, ils furent désemparés à la fois par la taille du cimetière et l'absence de toute autre personne pouvant les guider vers la tombe. Ni une ni deux, le chauffeur de taxi gara son véhicule, et passa de longues heures à les aider à retrouver la tombe en question !

Ça n’arrive qu’en Israël !

Lia Rostenne faisait ses courses au marché de Ma'hané Yehouda. Elle plaça deux douzaines d'œufs dans son panier, mais une fois arrivée à la caisse, elle se rendit compte qu'elle n'avait plus d'argent liquide. « Ne vous inquiétez pas, la rassura le vendeur qu'elle ne connaissait ni d’Adam ni d’Ève. Vous me réglerez la prochaine fois. »

Une autre fois, alors que Lia rédigeait un chèque à l’attention d’un changeur de monnaie, elle fit une rature qui rendit le chèque invalide. Malgré cela, le changeur d'argent lui remis tout de même l'argent dont elle avait besoin – des milliers de shekels ! – la priant simplement de lui rapporter un autre chèque le jour suivant. Et en guise de « garantie », il se contenta de noter son numéro de téléphone.

J'ai moi-même bénéficié de nombreuses fois de gestes similaires, où les vendeurs qui ne me connaissaient pas m'ont dit de prendre la marchandise et de payer plus tard. Et je sais que de très nombreux Israéliens peuvent en dire autant.

Ça n’arrive qu’en Israël !

« Faire son Alyah », c'est-à-dire devenir citoyen d'Israël, est un droit magnifique offert à tout Juif. Néanmoins, cette expérience peut aussi se transformer en véritable cauchemar bureaucratique, fait de nombreuses semaines perdues dans des files d'attente innombrables et de kilomètres de formulaires à remplir. Il y a des années de cela, un mercredi, mon amie Susie Frel, qui vivait en Israël avec un visa touristique, s'est vu diagnostiquer un cancer de l'ovaire de niveau 3. Les médecins lui dirent qu'elle devait immédiatement commencer la chimiothérapie, mais Susie ne bénéficiait pas encore de couverture santé. Or à cette époque, chaque nouvel olé [immigrant] bénéficiait d'une assurance maladie gratuite pendant les six premiers mois de son installation. Le jour suivant, soit le jeudi, Susie se rendit au ministère de l'Intégration pour poser sa candidature l'Alyah, en expliquant bien l’urgence de sa situation. Le lundi suivant, jour où elle devait subir sa première séance de chimiothérapie, elle était déjà une citoyenne israélienne à part entière !

Ça n’arrive qu’en Israël !

Un couple connut de grandes difficultés financières et fut donc contraint de vendre son appartement. À titre d'acompte sur la vente, ils reçurent 10 000 dollars en petites coupures de 100 dollars. Sur le chemin du retour, ils s’arrêtèrent à la boulangerie Angel pour acheter du pain. La femme portait sur ses genoux le sac de papier brun qui contenait les 10 000 dollars. Mais en sortant de la voiture dans la nuit pluvieuse, elle le fit tomber. Le couple ne se rendit compte de la perte qu'en arrivant chez lui.

Entre temps, un client de la boulangerie découvra sur le trottoir le sac brun contenant ledit pactole. Il consulta donc son rabbin pour lui demander comment il pourrait réaliser la mitsva de rendre un objet perdu à son propriétaire. Comment pourrait-il jamais être en mesure de retrouver le propriétaire ? Le rabbin lui conseilla de contacter l'une des stations de radio religieuses d'Israël et de leur demander de publier une annonce, sans bien sûr divulguer les signes d'identification (le montant de l'argent, la monnaie, la dénomination, etc.)

Pendant ce temps, le mari bouleversé alla lui aussi chez son rabbin pour obtenir des conseils. Il ne put le rencontrer que bien après minuit. Dès que le pauvre monsieur lui raconta la terrible perte qu’il venait de subir, l'assistant du rabbin intervint : « Je viens d'entendre à la radio que quelqu'un a trouvé une importante somme d'argent près d'une boulangerie Angel ». Sans perdre un instant, ils téléphonèrent à la station de radio qui mit les deux parties en relation.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. La personne qui avait découvert les 10 000 dollars était si heureuse d'être en mesure d'effectuer la mitsva de rendre un « objet » perdu qu'elle réveilla ses enfants afin qu'ils l'accompagnent au rendez-vous avec le propriétaire de l'enveloppe. On ne peut qu’imaginer l’émouvante scène de ces enfants, sans doute en pyjama, couvrir d’un regard admiratif la joie avec laquelle leur père réalise cette incroyable mitsva !

Ça n’arrive qu’en Israël !

Moché Salomon, habitant du village Yitzhar, avait acheté une Mitsubishi d'occasion pour 80 000 shekels. Une semaine plus tard, il remarqua que le numéro de série avait été falsifié. Il s'agissait en fait d'une voiture volée.

Comme le rapporte le site Arouts 7, Moché se rendit à la station de police locale d’Ariel pour signaler la voiture, mais les policiers ne le prirent pas au sérieux. Il se tourna alors vers les postes de police d'autres villes dans le but de retrouver les propriétaires légitimes du véhicule, mais en vain.

« J'ai vu que l'affaire n'allait nulle part, a déclaré Moché, alors j'ai décidé de la régler moi-même. Après de grands efforts, j'ai réussi à retrouver le courtier en assurance qui a assuré cette voiture. Et il a contacté le propriétaire qui est aussitôt venu récupérer son véhicule. »

Lorsque le journaliste d'Arouts 7 lui demanda comment il compter récupérer la somme déboursée pour la voiture, Moché répondit : « Je ne sais pas si je vais récupérer cet argent. À ce stade, j'en suis de ma poche pour 80 000 shekels, mais j'ai assigné en justice le centre de test automobile pour tenter de récupérer mes pertes. Malgré le fait que des gens soi-disant savants – encore que je mette en doute leur "savoir" – m'ont conseillé de garder le véhicule jusqu'à ce que la vérité soit rétablie, si tant est qu'elle le soit un jour, ce n'est pas la façon dont j'ai été éduqué. J'ai senti que c'était l'heure de vérité pour moi. Il ne suffit pas de faire de belles phrases sur l'éthique, il faut réussir le test quand vient le moment d'agir, c'est la véritable épreuve. C'est ce que j'avais à faire, donc je l'ai fait. »

Et si vous pensez être au bout de vos surprises, lisez donc l’heureux dénouement de cette histoire : l'importateur de voitures Mitsubishi en Israël fut tellement impressionné par l'honnêteté de Moché Salomon qu'il lui offrit une voiture neuve !

Ça n’arrive qu’en Israël !

Un soir, au début de la première guerre du Golfe, Ruth se trouvait dans ??un autobus bondé reliant le centre de Jérusalem au quartier résidentiel de Har Nof. Comme le bus approchait de Har Nof, la sirène alertant d'une attaque de SCUD retentit. En cas d'alerte, les chauffeurs d'Egged [compagnie de bus nationale d'Israël] avaient reçu l'ordre de se garer sur le bord de la route, et les passagers devaient enfiler leur masque à gaz.

Le bus était rempli de gens rentrant du travail. Inquiets pour leurs enfants, ils ne voulaient pas attendre ainsi en route. Ils aspiraient tous à rejoindre leurs foyers lors de l'attaque. Quelques passagers supplièrent le conducteur de poursuivre sa route.

Ce dernier s'est alors levé et a fait l'annonce suivante. « Je ne suis pas autorisé à poursuivre mon parcours de routine pendant une alerte. En revanche, je vais demander à chaque passager de me donner son adresse, et je vais le déposer à sa porte. » Et c'est exactement ce qu'il fit ! 

Ça n’arrive qu’en Israël !

Aura Wolfe, une jeune veuve vivant à Jérusalem, était grippée. Comme l’une des ses amies américaines de passage en Israël devait se rendre quelque part, Aura appela pour elle un chauffeur de taxi qu'elle connaissait. Lorsque celui-ci arriva à la porte de sa cliente, il remarqua qu'Aura était mal en point. Il lui intima alors l'ordre de s'asseoir dans sa cuisine. Puis après avoir réuni un certain nombre d’ingrédients, il concocta un remède qu'il avait appris de sa mère à sa cliente malade, et ne quitta pas la maison avant que cette dernière l’ait bu jusqu’à la dernière goutte !

Vous connaissez d’autres anecdotes exclusives sur la vie en Israël ? N’hésitez-pas à les partager avec nous dans la section « Réactions » ci-dessous.

22/4/2015

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Vos réactions : 1

(1) aliyah, April 22, 2015 1:03 PM

père castor, raconte moi une histoire. père castor, raconte moi deux histoire... la la la la la la la la la, t'as tout cru !!! Même les scénaristes d'Hollywood chewing gum n'ont pas encore eu autant d'imagination. Fallait même juste une histoire, maximum deux, mais là... En tout cas merci, j'ai de quoi faire pour une semaine d'histoire avant de dormir à mes enfants. Ils vont kiffer mais moi... je vais me retrouver avec un grand nez !!!!

 

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