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Du palais à la cabane

Du palais à la cabane

L’histoire vraie d’un milliardaire qui préféra la citrouille au carrosse

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Il est riche, habite une luxueuse villa, et dans son immense garage, entrepose une magnifique limousine. Un beau jour, il décide de changer de vie et d’aller vivre dans une cabane. Mais qu’est-ce qui fait courir Karl ?

Évidemment, me direz-vous, c’est un cas extrême. Renoncer à sa fortune du jour au lendemain et se retirer au vert par souci d’authenticité n’est pas le choix de tout un chacun. Et pour cause, nous ne sommes pas tous milliardaires et même avec la meilleure volonté du monde, nous ne pourrions prendre la décision drastique de cet homme d’affaires autrichien qui a défrayé la chronique il y a quelques années. D’autant que cette histoire vraie, sous ses airs de conte de fée à l’envers, semble quelque peu utopique. L’adage populaire le dit bien : la richesse ne fait pas le bonheur mais elle y contribue…

Touché par la grâce ou adepte d’une secte ?

Mais si Karl Rabeder, qui a fondé sa fortune grâce une entreprise d’objets décoratifs, a fait ce choix pour le moins courageux, ce n’est pas qu’il a été touché par la grâce où qu’il est devenu l’adepte d’une secte d’illuminés. Non, il l’a fait totalement rationnellement, pour pouvoir enfin jouir de la vie.Paradoxal ?

Aujourd’hui, Karl habite une cabane de 20 m2 d’une simplicité déroutante et se dit parfaitement heureux. Jusqu’à l’âge de 48 ans, il a connu les affres de la richesse : un rapport aux autres parasité par l’intérêt, des soucis permanents et peu de temps pour lui-même. C’est à la suite d’un voyage en Amérique du Sud qu’il comprend son erreur : « J'ai réalisé que la plupart des gens pauvres qui vivent là bas sont beaucoup plus heureux que l'Européen moyen ». Il décide donc de partir en beauté. Plutôt que de mettre en vente sa somptueuse résidence, il organise un tirage au sort. Les 22 000 billets vendus à 99 euros vont servir une juste cause. C’est une bavaroise qui remporte la villa avec son spa, son terrain de volley au milieu d’un jardin idyllique. Avec l’argent récolté (2.2 millions d’euros), ajoutés à la vente de son entreprise florissante et du reste de ses biens, il crée un fond caritatif consacré au micro-crédit dans les pays en développement.

Il vit désormais dans une petite maison de bois, à l’abri des regards indiscrets et qui, de toute façon, ne provoque plus aucune convoitise. Il vit avec 1000 euros par mois et n’a plus de quoi investir dans le superflu. Apparemment, il a découvert la vraie vie, celle qui ne s’achète pas avec des dollars.

Et nous dans tout ça ?

La période de Souccot nous offre une opportunité unique : choisir, comme Karl, la simplicité et le dénuement. Durant une semaine, dans notre petite cabane, nous oublierons nos soucis, notre attachement au matériel et notre angoisse du lendemain. En nous remettant entre les mains du Tout-Puissant, nous réalisons, à notre mesure (mais chaque année) le choix du milliardaire tyrolien. À l’entendre, il a découvert le secret du bonheur. Pour nous peuple juif, ce secret nous a été dévoilé il y a des milliers d’années dans le désert lorsque nous étions protégés par les nuées divines. Le second nom de Souccot nous l’indique : « temps de notre joie ». Même si nous ne sommes pas milliardaires, offrons-nous le luxe de choisir le bonheur, durant une semaine de Souccot inoubliable…

7/10/2014

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Vos réactions : 2

(2) Feigele, May 24, 2016 5:31 PM

Soyons realistes!

Il y a tellement d'autres facteurs qui rentrent en jeu. On peu se passer de beaucoup de choses materielles, c'est un fait! mais il y a en autre le facteur santé! Pas d'assurance maladie, pas de soins medicaux. et il faut payer, et avec quoi? la maladie, la vieillesse, les embuches de la vie sont des faits qui necessite de l'argent. Donc gardons nos pieds sur terre et non pas la tete dans les nuages!

(1) kinahan arsène koné, September 29, 2015 9:41 AM

le bonheur est dans notre esprit

j'ai toujours su que le bonheur ne se résume pas seulement à l'avoir financier. Bien plus, on peut vivre sans aucun sou et être très épanouis. Mais pour y parvenir, il faut un sacrifice: vivre retiré du monde ambiant qui nous rattache perpétuellement aux nécessités matérielles et financières.

 

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