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Béhar-Bé’houkotay((Lévitique 25-27))

La bonne marche à suivre

La portion hebdomadaire débute par les mots : « Si vous marchez selon mes lois. » Voilà une bien étrange tournure de phrase que celle de « marcher selon des lois. » Je pourrais comprendre que D.ieu nous ordonne d’ « accomplir » les lois, ou d’ « observer » les lois. Mais de là à marcher selon eux ?

L’explication est que la Torah a beaucoup de choses en commun avec la marche. Elle nous enjoint d’évoluer à un rythme lent mais régulier, de ne jamais rester immobile, mais en même temps, de ne pas courir. C’est en marchant que l’on s’approche de D.ieu. Si vous restez immobiles à attendre que D.ieu fasse le premier pas, il se peut qu’Il ne le fasse jamais. Mais d’un autre côté, si vous vous attendez à arriver là où vous le désirez du jour au lendemain, vous risquez aussi d’échouer. En avançant lentement mais sûrement, vous pourrez remporter la course. Une progression quotidienne graduelle et régulière vous mènera au divin.

Le judaïsme ne croit pas en l’approche du « tout ou rien ». Chaque commandement est une opportunité unique pour atteindre le divin, et est indépendant de tous les autres commandements. Je dis toujours que si un juif ne peut pas s’empêcher de manger chez Mac Donalds, il devrait au moins essayer de commander un hamburger ordinaire plutôt qu’un cheeseburger. Au moins, il ne mangera pas de fromage avec sa viande non-cacher. Et si vous ne comptez pas jeuner à Yom Kippour, essayez au moins de manger un peu moins que d’ordinaire.

Pour donner un exemple plus universel : il est mal de voler, mais si vous volez le portefeuille de quelqu’un, soyez au moins sympa de lui laissez de quoi se payer un ticket de bus pour rentrer chez lui. Faire une mauvaise action ne vous oblige pas à en faire une autre – ni ne vous empêche de la faire suivre d’une bonne action.

Cela ne s’appelle pas de l’hypocrisie ; cela s’appelle du réalisme. L’hypocrisie c’est quand vous prétendez être ce que vous n’êtes pas – quand vous prétendez jeuner à Yom Kippour quand bien même vous mangez en cachette. Etre réaliste signifie être conscient que nul n’est parfait. Nous commettons tous des erreurs. Si nous attendons d’être parfaits avant d’essayer d’être biens, nous finirons par être mauvais.

La voie menant à D.ieu doit être parcourue en « marchant ». Chaque pas est précieux, chaque pas compte. Et puis deux pas en arrière, suivis d’un pas en avant, valent mieux que deux pas en arrière tout court. Etre quelqu’un de bien ne signifie pas tout accomplir à la perfection. Cela signifie « marcher » dans la bonne direction. Vous n’atteindrez peut-être jamais la perfection, mais au moins vous accomplirez de grandes choses en cours de route.

17/5/2012

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