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Les familles Fogel et Salomon unies par la tragédie

Les familles Fogel et Salomon unies par la tragédie

Il y a six ans, son fils Oudi, sa belle-fille Ruth et trois de leurs petits-enfants ont été assassinés par des terroristes à Itamar. Pour ‘Haïm Fogel, la tragédie de Halamish et celle d’Itamar ne font qu’une.

par ‘Haïm Fogel, Israel Hayom et JNS.org
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Deux tragédies, inextricablement liées, et toutes les condoléances du monde ne suffiront pas à apaiser la douleur. Il est extrêmement difficile de contenir et de décrire la douleur qui étreint nos cœurs.

Une autre famille précieuse et innocente a été fauchée par le terrorisme, la famille Salomon. Vendredi soir, Tova Salomon est venue récupérer le plat de pois chiches que ma femme avait préparé pour le dîner de fête qu’ils organisaient ce soir, à l’occasion de la naissance de leur nouveau petit-fils. À son départ, ma femme lui a souhaité « Mazal Tov. » Après l’office de la prière du vendredi soir, j’ai souhaité de même à son mari Yossi, puis nous avons pris congé l’un de l’autre –  pour la toute dernière fois de notre vie.

Samedi matin, après la prière, nous nous sommes rassemblés pour porter le deuil ensemble. C’est là l’avantage de vivre dans une communauté soudée. Il y a six ans, les mêmes habitants ont été informés de ma propre tragédie, quand des terroristes ont assassiné cinq membres de ma famille à Itamar, en mars 2011. Samedi dernier, j’ai appris la terrible nouvelle au sujet d’une autre famille. Ces deux tragédies ne font qu’une. Nous sentons que les gens essaient, en vain, de trouver des mots de réconfort.

Yossi, sa fille ‘Haya et son fils Elad ont sacrifié leur vie afin que nous puissions continuer à nous établir sur cette terre. Il fut un temps où ils auraient pu être décrits comme des victimes de la paix ; pour ma part je les considère comme des victimes de l’incitation permanente émanant de l’Autorité palestinienne.

Cette incitation ne poursuit qu’un seul but ; attiser les hostilités et s’assurer que des infâmes  terroristes décident de s’infiltrer dans une communauté juive pour y commettre des meurtres. Le meurtrier ne connait que trop bien les deux options qui s’offrent à lui : s’il est tué, il obtiendra le titre suprême de martyr, s’il a la chance de rester en vie, il mènera une existence confortable dans une prison israélienne.

Dans tous les cas, sa famille recevra un soutien financier de la perfide Autorité palestinienne, tandis que la famille Salomon pleurera ses morts.

Tant de promesses vaines ont été faites quant à l’arrêt des indemnités versées aux familles des terroristes palestiniens. Tant de paroles ont été prononcées quant à la nécessité d’employer la peine capitale. À chaque fois que la tragédie frappe, cette rhétorique refait surface, pour ensuite disparaître peu après. Les dirigeants israéliens devraient arrêter de délibérer et commencer à prendre des décisions ; il est temps de passer à l’action, de ne pas se contenter de parler.

Dès la fin du Chabbat, nous avons été inondés d’appels venant de proches et d’amis, mais aussi de tous les médias. Depuis samedi, tout le monde veut savoir ce que nous éprouvons, veut partager ses impressions sur la similitude de ces deux événements atroces, celle que ma famille a traversée il y a six ans à Itamar et celle survenue à Halamish la semaine passée. Ce que les gens disent des récentes victimes ressemble beaucoup à ce que nous avons entendu de la part des gens venus nous réconforter après l’assassinat de notre fils Oudi.

Malheureusement, nous ne savons que trop bien ce que Tova et sa famille traversent et ce qu’ils traverseront pendant les jours et les années qui suivront. Ils devront affronter le mal en justice et se frayer un nouveau chemin de vie. En tant que famille éprouvée par la tragédie, nous menons une bataille constante entre le besoin de gérer notre douleur et le désir d’aller de l’avant et de mener une vie normale ; nous avons plus ou moins réussi à nous en sortir avec l’aide de notre famille, nos amis et notre communauté.

Nous vivons à Halamish depuis 40 ans. Nous sommes restés ici envers et contre tout, avec une conviction religieuse et une croyance inébranlable que Dieu nous a chargés de nous établir sur cette terre. La résistance manifestée par la communauté nous renforce à nous aussi. Nous avons choisi de vivre ici, et nous continuerons à vivre ici sans crainte, parce que la « terre est extrêmement bonne » (Nombres 14, 7)

26/7/2017

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