cliquez ici pour accéder directement au début de l'article
Abonnez-vous

Recevez notre newsletter




Attentat du 11 septembre, 15 ans déjà

Attentat du 11 septembre, 15 ans déjà

Se souvenir, c’est apprendre

par
Plus...

Personne n’oubliera jamais le 11 septembre. C’était il y a 15 ans, mais je peux me rappeler exactement l’endroit où je me trouvais et ce que j’ai pensé quand j'ai entendu que l'Amérique était attaquée et que le World Trade Center était détruit.

Il y a des jeunes pour qui les événements de ce jour horrible ne sont pas des souvenirs personnels, mais tout simplement des moments d’Histoire. Pourtant, le 11 septembre n’a pas été seulement un événement traumatisant, il a été bouleversant. Il nous a plongés dans un monde nouveau où l’on menace notre survie. Le 11 septembre a été un appel à la civilisation. Comment appréhender cette commémoration ? Comme l’avait écrit Santayana, ceux qui n'apprennent pas de l'Histoire sont condamnés à la répéter.

1. Nous sommes tous Israéliens

Immédiatement après l’attentat, l'expression « nous sommes tous Israéliens » est apparue dans les médias. Mais elle a vite été oubliée ou détournée par certains lobbys. Pourtant, cette formule a exprimé une vérité profonde. Les ennemis d'Israël ont déclaré la guerre à l’Occident, afin de détruire les valeurs qu’il défend.

Pendant des années, les États-Unis ainsi que d'autres démocraties ont abordé le terrorisme et l'Intifada – l’assassinat aveugle d'innocents – avec distance, pensant que ces phénomènes ne les concernaient pas. Subitement, surgit la conscience que la terreur était toute proche, à notre porte. Le 11 septembre a fait apparaître clairement que l’Atlantique ne protégeait pas l’Amérique, exposé dorénavant aux attaques du djihad, qui ne se limitaient pas à Jérusalem.

2. Les terroristes ont crié Allah Akbar

Aucun verbiage ne peut cacher la vérité. Les personnes responsables de l'assassinat de plus de 3000 Américains innocents étaient des Musulmans qui proclamaient que leur acte était héroïque puisqu’il glorifiait leur Dieu par la mort des infidèles.

Les fanatiques extrémistes de l’attentat doivent être dénoncés dans chaque mosquée, condamnés par tous les imams, censurés par chaque fatwa durant cette journée commémorative dont le souvenir devrait faire honte à tout fidèle croyant en un Dieu de miséricorde et de compassion.

Soyons prêts à entendre tous ceux qui proclament haut et fort que l'Islam est une religion de paix, mais ne soyons convaincus de leur sincérité qu’en fonction de leur volonté de censurer ouvertement tous ceux qui continue à justifier un comportement barbare au nom de leur religion.

3. L’Amérique ne possède pas de territoires occupés

Les Palestiniens ont des slogans forts pour justifier leurs actions. Ils parlent de « colonies », de « territoires occupés ».

Personne ne semble se demander pourquoi la même haine et désir de destruction d'Israël qui les animèrent après 67 et la fondation des « colonies » fut tout aussi intense avant qu'Israël ait remporté miraculeusement une guerre qu’elle n’avait pas déclarée.

En 1929, lorsque les Arabes firent un pogrom à ‘Hévron, les colonies n’existaient pas, pas plus que « l’occupation » et les prétextes justifiant l’appel à la haine n’avaient pas encore vu le jour lorsque les Nations Unies proclamèrent la légitimité de la création de l'Etat juif, suivie par la déclaration de guerre des sept pays arabes entourant Israël.

L'attaque du 11 septembre contre les États-Unis fut, selon les mots de Bernard Lewis, « un choc des civilisations ». C’est exact, le monde comprit alors qu’il existait des puissances souhaitant la fin de la démocratie. Aujourd’hui, il existe bien un califat mondial dominé par la charia. Le 11 septembre fut une démonstration éclatante qu’il existe une culture de la haine qui masque son essence sous le couvert de griefs qui n’ont rien à voir avec ses véritables motivations.

4. Le Mal existe

Peu de temps après l’attentat, le magazine Newsweek présenta un article écrit par un étudiant qui demandait « une meilleure perspective et une meilleure compréhension ». Ce porte-parole du relativisme culturel se demandait si les responsables devaient être jugés par l’Occident et ses normes de morale plutôt que par leurs pairs, qui considéraient qu’ils avaient péris en martyrs au nom d'une grande cause.

Ce point de vue semble encore en vogue dans le milieu du supra-libéralisme académique. Certaines personnes, comme Bertrand Russell, sont si ouvert d’esprit qu’il semblerait que leur esprit soit bel et bien tombé. Dans leur perspective, le cannibalisme peut être justifié, bien qu’il faille être plus exigeant en matière gastronomique pour être considéré comme civilisé. Quant à la justification des atrocités nazies, prétendument provoquées par la culture ambiante de l’époque qui considérait acceptable le meurtre en masse des Juifs, il est inutile d’y revenir.

Le mal est le mal. «Tu ne tueras point » est valable dans toutes les langues, pour toute l’humanité.

Le monde post-11 septembre doit prendre position contre le mal plutôt que d’essayer de le comprendre.

5. Misère et grandeur

Le 11 septembre délivre un autre message : il est possible de transformer la tragédie en espoir, le désespoir en optimisme.

Ceux d'entre nous qui ont vécu l'horreur se rappellent un autre aspect des événements. L'effet remarquable d’une douleur devenue subitement commune fut l’apparition d'un sens inégalé de l’entre-aide. L’insoutenable épreuve offrit aux protagonistes du drame un lien très fort, leur donnant un sentiment de parenté que nous n’éprouvons presque jamais, sauf en temps de crise grave. D'une certaine manière, nous comprîmes que nous étions tous concernés. Ce qui a été écrit sur les victimes nous a relié à leurs existences d’une manière que nous pensions impossible, et nous a permis de comprendre l’importance de chaque instant de notre propre vie.

Nous avons compris que nous aurions pu être les victimes, et avons ressenti une immense gratitude pour toutes les choses que nous considérons normalement comme acquises.

Abraham a été testé de dix manières. Le terme hébraïque pour « tester » a un double sens. Il signifie qu’il a été mis à l’épreuve, mais aussi, fait remarquable, qu'il a été élevé. Après avoir enduré tant de difficultés, notre patriarche a acquis une nouvelle dimension humaine.

Que le 11 septembre puisse nous grandir. Pour sa 15e commémoration, espérons que nous serons à la hauteur de son message.

10/9/2016

Plus...
Vous avez aimé cet article? Aidez nous à en faire d’autres. Aish.fr
ne peut exister sans le support de ses lecteurs.
Les opinions exprimées dans la section « Vos réactions » n'engagent que leurs auteurs. Vos commentaires sont soumis à modération, veuillez rester courtois.

Réagir à cet article :

  • Afficher mon nom ?

  • Votre adresse mail restera privée. La rédaction en a besoin pour d’éventuelles questions à propos de votre commentaire.


  • * champ obligatoire 2000
Réagir
stub