cliquez ici pour accéder directement au début de l'article
Abonnez-vous

Recevez notre newsletter




Trouble de l’anxiété : Comment j’ai réussi à m’en sortir

Trouble de l’anxiété : Comment j’ai réussi à m’en sortir

5 conseils pour gérer votre stress et retrouver votre sérénité

par

Nous ne sommes pas transparents. Nos craintes et nos appréhensions se cachent sous la façade de notre assurance et de notre nonchalance. Une amie m’a dit un jour : « Tu es la personne la plus calme et la plus détendue que j’aie jamais rencontrée ! »

Si seulement elle savait, ai-je pensé en mon for intérieur ! Moi qui souffre d’un syndrome de l’intestin irritable, d’insomnie et de fatigue, de pensées accélérées et de palpitations. Moi qui ne jure que par le petit flacon de pilules dissimulé bien au fond de ma poche. Moi qui dois lutter pour prendre des inspirations profondes afin de garder mon calme.

Mon psychiatre m’a expliqué que l’anxiété est principalement due à un déséquilibre chimique dans le cerveau mettant en jeu une carence dans les neurotransmetteurs qui régulent l’humeur. De nombreux facteurs contribuent à ce déséquilibre, mais le principal est un antécédent de mauvais traitements ou de traumatisme.

Mon propre cauchemar a commencé bien avant le divorce effectif de mes parents. Et malheureusement, il n’a pas pris fin lorsque ma mère a déménagé du domicile familial avec moi et mes cinq petits frères et sœurs. Notre pension alimentaire était insignifiante, voire inexistante, et ma mère devait travailler de longues heures pour pouvoir payer les factures. C’était donc à moi de prendre le relais pour prendre soin de mes cadets. Outre mon jeune âge, ma personnalité n'était pas adaptée à cette tâche. Mes deux traits de caractère principaux - une sensibilité excessive doublée d'un perfectionnisme malsain – luttaient en moi comme deux chats sauvages dans une impasse.

Je considérais mon nouveau rôle comme une responsabilité d’adulte, mais l’enfant en moi était craintif et anxieux

Je considérais mon nouveau rôle de Maman-remplaçante comme une responsabilité d’adulte, mais l’enfant en moi était submergé, craintif et anxieux. Je me souviens du trac et de la nausée qui m’assaillaient le matin lorsque la porte se refermait et que je me retrouvais seule pour finir d’habiller les enfants, leur servir leur petit-déjeuner et les faire monter dans le car de ramassage scolaire

Je me souviens des grimaces et des pirouettes que je faisais pour que ma fine bouche de petit frère ingurgite ne serait-ce qu’une bouchée de son sandwich au thon. Je me souviens aussi avoir frotté le chemisier rose de ma petite sœur avec une brosse à dents après qu’elle l’ait maculée de ketchup. Aucun autre chemisier n’était à son goût et il n'était pas question de la laisser partir dans un tel état. Au fil des ans, la situation s’est améliorée, mais les cicatrices sont restées.

Le mariage m’a procuré un bref répit, mais mon lourd passé m’empêchait de croire au bonheur. A la naissance de mes enfants, l’anxiété dont je souffrais par le passé a refait surface. J’ai fait mon entrée dans la maternité avec l'ardent souhait d'être parfaite sur tous les fronts. Je voulais protéger mes enfants de toute trace de la douleur que j’avais vécue autrefois. Mon mari, une personnalité timide et réservée au départ, ne savait pas comment gérer cette femme hypernerveuse que son épouse était devenue, et il s’est réfugié dans sa caverne. Il va sans dire que cela n’a fait qu’empirer les choses.

Je me souviens très bien de ma toute première attaque de panique. J’étais en train de faire la vaisselle quand subitement, j’ai été prise de convulsions. Mon cœur battait si vite que je pensais qu’il allait s’extraire de ma poitrine. J’étais certaine de faire une crise cardiaque. J’ai réussi à courir chez un voisin qui a appelé les secours. On m’a conduite d’urgence à l’hôpital, un masque à oxygène sur le visage.

Aux urgences, le médecin m’a informé que je souffrais d’un trouble d’anxiété généralisé et m’a vivement conseillé de me faire suivre. Il m’a aussi prescrit un médicament anxiolytique que j’utilise quotidiennement. Courir d’un psy à l’autre m’a permis de mettre le doigt sur les racines de mon trouble. Mais pour le reste, j’étais livrée à moi-même et je devais lutter pour affronter mon anxiété et la surmonter.

Bien que les troubles de l’anxiété soient très courants, je ne connais personne d’autre qui en souffre. Mais cela ne m’étonne guère puisque la plupart de mes connaissances ignorent tout de ma lutte interne.

Cinq activités quotidiennes pour atteindre la sérénité

Je voudrais partager avec vous cinq activités quotidiennes qui vous aideront à gérer vos angoisses. Si vous souffrez aussi d’un trouble de l’anxiété, j’espère avec ferveur qu’ensemble, nous tirerons profit des conseils suivants pour atteindre la sérénité.

Priez

Nul besoin de portables, d’ordinateurs ou de fax ; D.ieu est toujours « en ligne » et il attend notre appel. Vous pouvez lui confier le moindre de vos petits soucis, comme je le fais en toute occasion : « S’il te plaît, D.ieu, aide-moi à trouver une solution pour que mes enfants mangent le potage de légumes que j’ai confectionnée avec tant d’amour. Aide-moi, je t’en prie à trouver la deuxième chaussure de ma fille et, au passage, donne à son institutrice la patience de gérer sa personnalité marginale ! » (Elle a hérité cela de moi !)

Après avoir couru d’un thérapeute à l’autre et découvert qu’aucun d’entre eux ne pouvait vraiment me comprendre, j’ai compris que seul Celui qui m’a créée avec mes problèmes d’anxiété peut sonder mon cœur et connaître mes luttes. Il m’aide et m’encourage.

(A propos, si vous voulez parler à D.ieu quand vous êtes en public, mettez votre Bluetooth.)

Faites de l’exercice

Faites du jogging, de la marche ou de la natation. Achetez du matériel pour faire du sport à la maison. Soyez à l’écoute de votre corps et découvrez le moment qui vous convient le mieux pour faire de l’exercice. Écoutez de la musique ou trouvez un partenaire pour vous motiver. Libérez vos endorphines ! Votre santé mentale vous en sera très reconnaissante.

Acceptez-vous comme vous êtes

Ma toute première démarche vers l’acceptation a été de renoncer à cette image de la mère-épouse parfaite dont j’avais naïvement rêvée.

Comme j’ai commencé à accepter les limites de mon mari, il s’est senti moins menacé et n’a plus cherché à se retirer dans sa caverne. Lentement, il s’est mis à exprimer les sentiments de culpabilité, de confusion et d’impuissance qui l’avaient accablé lorsqu’il s’était trouvé incapable de satisfaire mes besoins émotionnels. Il s’est mis en quête de petit moyens d’afficher son soutien en parlant calmement et en me demandant : « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » ou « Comment puis-je t’aider ? »

Acceptez la réalité de toute situation donnée, et agissez ensuite pour améliorer votre existence. Faites le nécessaire pour vous sentir protégé et en sécurité. Allumez une bougie à la lavande. Prenez une grande inspiration. Détendez-vous.

Faites-vous plaisir

Gâtez-vous. Enfermez-vous dans votre chambre avec une tablette de chocolat et un bon bouquin. (Pour tous ceux qui comptent les calories, voici une alternative :) Choisissez des aliments qui dopent votre moral. « Une banane par jour éloigne le psychiatre », m’a-t-on dit un jour. Les bananes contiennent du tryptophane, un aminoacide qui se transforme en sérotonine, un transmetteur de neurones qui améliore l’humeur. Voici une liste d’autres aliments contenant du tryptophane : tomates, bananes, chocolat noir, lait, œufs de qualité supérieure, noisettes, yaourts, poisson sauvage, dinde, fromage et viande. 

Cultivez votre honnêteté émotionnelle

L’honnêteté émotionnelle consiste à entrer en contact avec vos sentiments internes. Écrivez, méditez ou parlez avec un thérapeute compréhensif. Dans des situations où vous devez révélez votre trouble, soyez terre-à-terre. Ne soyez ni sur la défensive ni n’ayez recours aux excuses. Soyez conscient de vos limites, communiquez-les à d’autres et travaillez sur elles.

Bien que les hommes ne soient pas transparents, D.ieu nous connaît mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes. Il connaît chacune de nos pensées et actes. Il est conscient de tous nos états d’âmes de la plus petite contrariété qui nous tracasse jusqu’aux moments les plus sombres. Pour certains d’entre nous, les défis semblent insurmontables. C’est la raison pour laquelle nous devons, peut-être plus que les autres, nous souvenir qu’avec Son aide, nous pouvons petit à petit accéder à la sérénité

Publié: 25/11/2012


Vous avez aimé cet article? Aidez nous à en faire d’autres. Aish.fr
ne peut exister sans le support de ses lecteurs.

Réagir à cet article :

  • Afficher mon nom ?

  • Votre adresse mail restera privée. La rédaction en a besoin pour d’éventuelles questions à propos de votre commentaire.


  • * champ obligatoire 2000
Réagir
stub